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Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 
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Chapitre 3 : Kenny Lake : Chez Tall Matt

Jeudi 29 octobre 2009 Wouaw… Bienvenue “in the middle of nowhere”, au fin fond de l’Alaska! Je rêvais d’un coin paumé, je suis servie! « Into the wild », comme dans le film.

Kenny Lake, petite commune étendue sur des dizaines de kilomètres. Pour aller chez Matt, il faut quitter une petite route quasi déserte. Quelques boîtes aux lettres de temps à autre sur les bas côtés indiquent qu’il y a bien des gens qui vivent ici, malgré qu’on ne puisse voir aucune maison. On prend alors une piste défoncée pendant 5 bonnes minutes, au beau milieu d’une forêt épaisse de pins et de bouleaux. La piste débouche sur une clairière : nous y voilà !

Matt a construit son loft au milieu de la forêt, construit une serre et aménagé deux grands jardins. De juin à septembre, il vend une fois par semaine ses légumes sous forme de paniers, à une 50° de clients. Dans la cour, un vieux bus scolaire reconverti en camping-car. Matt y a vécu 2 ans le temps de bâtir son chez soi. 12 chiens nous accueillent bruyamment, retenus par leur chaîne.

Tall Matt porte bien son nom. Il chausse du 49. C’est un géant, tout doux, tout calme. Des yeux bleus clairs, une bonne grosse barbe brune rousse, un rire franc communicatif, bon vivant. Je sens qu’on va bien s’entendre. Il y a aussi John, un autre jeune Wwoofer arrivé en juin, qui vient du Tennessee. Un petit calme barbu. Sympathique.

La saison des légumes étant finie, deux occupations passionnantes remplissent nos journées :

Depuis mi-septembre, Matt et John ont commencé la construction d’une maison en bois pour les parents de Matt. Ils ont bien bossé, les murs sont déjà battis jusqu’au début du premier étage.

Et voilà comment Judith se retrouve au beau milieu de l’Alaska à apprendre à construire une maison en bois ! La vie est géniale, pleine de surprises et de contrastes ! Nous passons nos journées en plein air, travaillons de nos mains.

J’apprends plein de choses en construction bois. Matt est un super prof. Le cadre est superbe : vue sur les montagnes les plus immenses que je n’ai jamais vue : pas moins de 5000 mètres !! Il fait un peu en dessous de 0°C mais comme on déplace pas mal de bois, ça passe.

Nous commençons le matin vers 10h et travaillons jusqu’à 15h-16h. Petite journée, mais on ne s’ennuie pas pour autant…  Demain on commence l’entraînement des chiens de traîneaux !

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De gauche à droite: La Edgerton Road, qui mène chez Matt. Une route à l’infini, au milieu d’une forêt, toujours déserte. Quelques boîtes aux lettres indiquent une présence humaine… / La « cabin » de Matt et les apprentis: Judith vis les « logs », John à la découpe et enfin Matt le « boss », en train d’enfoncer un « spike » (pieux?) pour encastrer un « log » rebele/ Vues sur les montagnes depuis la maison/ Les travaux avancent! A noter que le petit mur à gauche de la porte au 1er étage a été batti par moi-même! Pas peu fière car il est droit!

 

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Par judithpuzzuoli
Le 31 octobre, 2009
A 5:29
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Chapitre 2 : Anchorage : Chez Dale & Jim

Dimanche 25 octobre 2009

C’est parti pour l’aventure ! Avant de rejoindre le Canada pour y chercher du travail et un bateau, l’appel de l’Alaska est le plus fort ! L’Alaska les amis, ça n’est pas les Etats-Unis ! Ok on y trouve les mêmes fast-foods (seulement dans les grandes villes), mais c’est quand même un pays en soit. Les Alaskais se considèrent Alaskais avant d’être américains !  

Je comprends maintenant pourquoi ce territoire attire autant : tout est démesurément immense, loin de tout, complètement sauvage et isolé. La terre mythique des chasseurs d’or et des aventuriers. Ici l’Homme n’a pas encore tout détruit. Pas moins de 12 Parcs Nationaux couvrent l’Alaska, dans sa grande majorité. Les ours bruns, les grizzlys et les ours polaires y règnent en maîtres.

L’arrivée en avion à Anchorage depuis Sand Point oblige à une petite visite au bureau de l’Immigration pour faire une entrée « officielle » aux Etats Unis. Après un interrogatoire en règle, on ne m’autorise finalement qu’à 1 mois sur le territoire, au lieu des 3 mois habituels… On me dit d’aller à la frontière dans 1 mois si je veux refaire une entrée aux States. J’avoue que ça me stresse un peu car rien ne prouve que l’on m’autorise à revenir… Affaire à suivre. En attendant, profitons d’être là !

Je salue Philippe Rigaud l’Historien, Mangonaute comme moi depuis Bastia – qui continue sa route pour rentrer en France.

Dale et Jim sont mes hôtes pour la semaine. Vive le Couch Surfing ! Qu’on se le dise, ce système est génial. Il permet d’être logé à l’autre bout du monde chez des gens que l’on ne connaît pas –encore- et de découvrir le coin grâce à leurs bons conseils. Je me suis inscrite sur le site du couchsurfing une semaine avant de débarquer et c’est finalement John, un « State Trooper » (sorte de flic des mers) rencontré sur le quai de Sand Point qui me donne le contact de Dale. Celui-ci a l’habitude de recevoir du monde : 30 couchsurfers du monde entier depuis cet été seulement !  (www.couchsurfing.com )

Première semaine de LIBERTE TOTALE, savoureuse…  C’est un sentiment difficile à expliquer, surtout si l’on considère que je viens de passer six mois en plein air ! Mais, c’était tout de même une année d’investissement personnel à 200% pour le projet. Pour la première fois depuis bien longtemps donc, je n’ai rien à faire pour le bateau, pour la communauté ou l’expédition. Pour un peu, je me sens presque inutile !

Anchorage est une ville énorme, sans personnalité à mon goût. Elle est bâtie à l’américaine, façon « quartier quadrilatère », s’étendant à l’infini. Tout, absolument tout se fait en voiture. Il n’y a pas vraiment de centre ville ou de rues piétonnes. Les rues et la ville tout entière sont faites pour les voitures, pas pour les piétons. La taille des voitures est à la dimension de la ville.

J’en profite pour cuisiner chez mes hôtes… pas facile d’ailleurs de faire un plat « à la française » avec des ingrédients américains chimiques et transformés… mais on s’en sort !

Jim et Dale sont deux clowns bons vivants qui me font mourir de rire à chacune de leur blague. C’est le genre de rencontre qui me confirme une fois encore qu’il y a des gens bien partout. Je suis bien tombée. C’est le coin parfait pour poser son sac –Dale m’invite à rester le temps que je veux- faire le point pour mieux rebondir !   

Entre deux sorties en ville, Jim et Dale m’emmènent faire deux superbes ballades. La première sur les hauteurs de la ville, à « Flat Top ». Anchorage est entourée de hautes montagnes, ouvertes sur la mer. Le cadre est magnifique. Jamais je n’ai vue de vallées aussi grandes et ne pèse pas mes mots quand je dis que tout ici est démesuré… La deuxième ballade se fait dans le Parc Chugach, à la sortie d’Anchorage. Là-encore des montagnes immenses, enneigées, une vallée fantastique se terminant par un glacier gigantesque. Lumière rosée de fin d’après midi sur paysage d’automne, à couper le souffle. Les superlatifs me manquent pour décrire l’Alaska. Il faut que vous veniez voir par vous-même !

Cette semaine de repos m’a laissé le temps de décider pour la suite : un mail, un coup de fil et c’est parti : je vais devenir « Wwoofeuse » au beau milieu de l’Alaska, dans la ferme de « tall Matt ». Je ne sais pas encore pour combien de temps. Trois semaines minimum, jusqu’à l’expiration de mon visa. Je fais un « big hug » à mes chers Jim et Dale. Dommage, je vais rater leur fête d’Halloween mais je sais déjà que l’on va se revoir.

Chugach Mountains amisanchorage.jpg chugackpark.jpg chezdale.jpg

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Par judithpuzzuoli
Le
A 5:10
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Chapitre 1 : Ce n’est qu’un au revoir…

 Lundi 19 octobre 2009, Sand Point – Iles Aléoutiennes

Une page se tourne. Ce matin j’embrasse une dernière fois Cap’tain Phil, Cécile et Agathe, la petite famille du Manguier. Je viens de passer une année entière avec eux à bord du bateau. Une folle expédition se termine : 6 mois de préparation intense en Corse, 6 mois de voyage, entre Bastia et l’Alaska en passant par l’Arctique Sibérien. Plus de 10 000 miles parcourus, 9 pays visités, 10 mers traversées, une vingtaine d’équipiers différents. Des souvenirs plein la tête, de la mer plein le cœur. Une belle aventure humaine. Une expérience unique. Besoin de temps pour laisser décanter tout ce vécu, ces émotions… mais déjà je sais combien j’ai appris en un an, comme j’ai grandi et pris confiance… Le Manguier a été ma piste de décollage ! Mangaunautes je vous aime !

A tous ceux qui ne connaissent pas encore le site de l’expédition :www.navirelemanguier.com

volaleutians.jpg Vol au dessus des Aléoutiennes (Sand Point-Anchorage). Dans le fond, le volcan Pavlov (2518m)

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Par judithpuzzuoli
Le
A 4:49
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Prologue

Il était une fois, une jeune fille qui rêvait de voyages, de Nature et de liberté. Elle aimait la mer et s’était mis en tête d’acquérir un beau bateau pour vivre dessus et voyager avec où bon lui semblerait – sans frontière- comme une tortue le ferait avec sa maison-carapace. Elle avait donc un but et rien n’y personne ne pouvait l’en détourner. Elle savait que le chemin serait long et parfois difficile  et elle ne connaissait d’ailleurs pas très bien la route à suivre. Mais n’est-ce pas là le plaisir de tout voyage… l’inconnu et l’inattendu du chemin à parcourir ?  Et voilà comment un jour elle se retrouva dans une contrée reculée –l’Alaska-  à la poursuite de son rêve… 

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Par judithpuzzuoli
Le
A 4:46
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En guise d’introduction

Pourquoi créer un blog ? Who cares ?

D’habitude en voyage je n’aime pas trop écrire -à part pour moi-même, quand j’ai le temps. Cette fois-ci je me suis dit que c’était un peu différent, que cette aventure n’était pas comme les autres et méritait peut-être d’être contée, comme une belle histoire. Une manière de dire à tous ceux qui n’osent pas sauter dans l’inconnu, d’oublier leur peur et de courir vers leurs rêves, tout simplement…

Que l’on me traite de rêveuse, d’utopiste ou les deux -tant mieux- mais que l’on ne s’y trompe : tous les rêveurs ne restent pas le nez en l’air à regarder passer les nuages et le temps !

Amis d’ici et d’ailleurs, je vous invite à entrer dans mon petit monde… et compte bien sûr sur vous pour participer à cette histoire !

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Par judithpuzzuoli
Le 27 octobre, 2009
A 3:46
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