Free yourself

Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 

Sur le départ

Vancouver, 29 mars 2010 

Pluie battante ce matin. Ciel bas et sans lumière… encourageant ! Mais dans moins d’une heure, le soleil reviendra à coup sûr. Un vrai temps breton par ici ! Au programme, nettoyage de ma chambre et paquetage de mes affaires avant de repartir -pas loin pour l’instant.

J’ai rendu mon « tablier » hier soir au restaurant. Sans regret. J’ai appris ce que je devais y apprendre. Une bonne expérience en restauration, intense aussi. Comme d’habitude, je m’investie un peu plus que de raison et cela pompe beaucoup d’énergie ! Je garde les adresses des copines, certaine d’en revoir quelques unes. Il nous reste encore à fêter un pot de départ !

Mercredi, Bill m’a accompagné en voiture au nord ouest de Vancouver, au chantier de bateau qui recherche de la main-d’œuvre. J’y suis allée spontanément, n’arrivant à joindre personne par téléphone, me disant que ma « tchatche » parlerait plus que mon CV. Le lieu est magnifique. Ça n’est plus la ville ! Une petite crique au creux des montagnes, dont les versants abritent des résidences (fortunées), cachées dans la végétation et avec vue sur la baie. Un petit port joli, tout calme. Le cliquetis des drisses contre les mâts des bateaux, ballotés par une petite houle. Ça sent bon l’air marin. O joie ! Dans le chantier, je déambule au milieu de bateaux de plaisance, pour la plupart. Certains sont en bois, superbes. Mon cœur fait des soubresauts. Ici et là des gens poncent ou peignent des coques. Me revoilà dans mon élément !

Je rencontre Kim, fille du propriétaire du chantier, récemment décédé. Elle m’explique qu’ils ont reçu des tonnes de CV et que la saison n’a pas encore vraiment commencée. Ils n’auraient besoin de quelqu’un supplémentaire que les samedis pour l’instant.  Elle me pose quelques questions sur mon expérience, me fais une visite du chantier et me montre les projets en cours. Deux bateaux appartenaient à son père et elle a à cœur de finir leur restauration. Elle souhaite quelqu’un de minutieux pour des finitions intérieures. Le courant passe bien entre nous, je ressens qu’on se ressemble dans bien des aspects. Ça n’est pas elle qui décide des embauches mais son frère… elle me promet d’appuyer ma demande et une réponse rapide.

Le lendemain, je reçois un mail pour commencer dès le samedi suivant! La chance me suit. Je suis excitée en même temps qu’un peu nerveuse, inquiète de ne pas être à la hauteur des attentes de Kim. Après tout, je n’ai jamais été payée pour travailler sur des bateaux et il y a tant de choses que je n’ai jamais faites ! Mais l’occasion est trop belle : je suis venue pour ça après tout. Je ne pourrai pas rêver meilleur travail !

Ma décision est prise donc : j’irai les samedis travailler au chantier, dans l’espoir de bien me débrouiller et de faire plus d’heures lorsque la saison démarrera. Le reste de la semaine, j’habiterai sur Nanaimo (Vancouver Island), dans la chambre à petit prix proposée par Bill. Un ferry express relie Nanaimo à Ouest Vancouver en moins de 2h. Je compte aller voir s’il y a du travail dans les chantiers de bateaux locaux et sinon, tout sera bon à prendre. Il y a beaucoup de retraités sur l’île et beaucoup d’offres de travail pour aider les personnes âgées à leur domicile. Ça me plairait bien en fait. Et bien sûr, je compte prendre le temps de visiter l’île également !

En attendant samedi prochain, Bill -assurément mon ange gardien local- m’a proposé de terminer le travail de terrassement, tout en étant logée dans l’une des chambres de la maison où ont lieu ces travaux. Une heure déduite de ma paye quotidiennement pour la location. Offre correcte.

Voilà pour l’instant. J’ai hâte de voir du « neuf ». Sans doute encore beaucoup de surprises d’ici à mi-juin -le retour en France…

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Par judithpuzzuoli
Le 29 mars, 2010
A 17:28
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Quelques bons plans

Vancouver, vendredi 19 mars 

Pas vraiment décidée encore sur ce que je vais faire et où je vais dans une dizaine de jours : j’aime bien me laisser guider par les coups de chance, de hasard ou de destin, appelez cela comme vous voulez. Ça ne sert à rien d’être butée sur une destination en particulier quand d’autres directions se mettent spontanément sur le chemin.

Bill, mon proprio, m’a proposé une chambre dans sa maison de Nanaimo, sur Vancouver Island. Je peux y rester le temps que je veux, même une nuit ou deux, pour 10$ la nuit. Cool ! Cela me fait un pied à terre. Nanaimo est sur la côte Est, ça pourrait être pas mal comme point de départ pour sillonner autour à la recherche d’un job sympa.

J’ai toujours  en tête le petit port de Tofino, sur la côte Ouest de l’île. Avec la saison qui commence, il y a du boulot dans les resorts (hôtels luxueux mais bien intégrés à l’environnement), mais ça n’est pas dit qu’ils me recruteront si je leur dis que ça n’est que pour 2 ½ mois ! Et je n’ai pas envie de mentir… Jetez un coup d’œil sur ce site : www.wickinn.com  C’est un lieu magnifique ! Bosser là-bas me permettrais d’être en pleine nature, les pieds dans l’eau du Pacifique et à deux pas de ces superbes forêts humides couvertes de mousse… Peut-être que je pourrais travailler sur un bateau de pêche!?

On m’a aussi filé l’annonce d’un boulot dans un chantier de bateaux ! Le top : travaux de peinture, carénage et autres. Pas de diplôme requis. Il faut juste être « handy ». J’ai rendez-vous la semaine prochaine. Je suis sûre qu’ils vont me prendre si je leur raconte mon histoire (et leur montre mes mains). Ça serait génial de bosser à nouveau dans le milieu bateau ! Travailler au grand air… le rêve ! C’est situé à Horseshoe Bay (voir la carte, au Nord Ouest de Vancouver). On verra bien !

A côté de ça, je continue les petits travaux pour Bill durant mes congés. Cette semaine, je fais du terrassement ! Jamais fait auparavant mais c’est amusant. Surtout que le terrain est en pente dans toutes les directions et qu’il faut essayer de rester à niveau… J’ai très vite abandonné la règle de niveau (trop décourageant) mais le résultat est pas mal. Je prendrai des photos dimanche. Ce qui me plaît vraiment dans ce type de travail, c’est bien sûr d’être dehors, mais aussi de pouvoir laisser l’esprit vagabonder, tout en restant concentré sur sa tâche. Pas besoin de parler ou de réfléchir à 40 000 choses à la fois (comme au resto). L’ironie est quand même de me retrouver à quatre pattes à recouvrir la terre de briques de ciment : au revoir Nature ! Mais, j’ai quand même convaincue Bill de garder un peu d’herbe folle.  

  vancouverbaie.jpg planvancouver.jpg

Vue sur la baie Ouest de Vancouver, depuis le centre ville/ Location de la photo depuis le plan de la ville. Au nord ouest, Horseshoe Bay.

vancouverisland.jpg 

Juste pour vous donner une idée de la taille de Vancouver Island: 460 kilomètres de long sur 80 de large (la Corse fait 200km/80!). Principalement habitée au Sud, l’île est quasi deserte partout ailleurs et couverte forêts humides. La côte ouest est battue par les vagues du Pacifique et réputée par les surfeurs… Il y a aussi pas mal de réserves indiennes (Tofino en fait partie).

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Par judithpuzzuoli
Le 20 mars, 2010
A 4:28
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Paralympique Hockey Game

Vancouver, vendredi 19 mars

Enfin un peu d’animation après ces semaines de dur labeur ! Dimanche dernier, nous sommes allés voir avec mes amis Couchsurfers, un match de Hockey sur luge ! Italie/Norvège. Bien sûr, je supporte mes origines, drapeau en main !

Les Italiens ne sont pas favoris pour l’Or –c’est le pays du foot après tout- mais pourtant, plus de la moitié des supporters de l’arène soutiennent leurs couleurs ! Les joueurs sont épatants : on se demande comment ils gardent l’équilibre, assis sur une sorte de luge avec une lame aussi courte que celle d’un roller, située juste sous les fesses. Ils sont équipés de deux petites crosses (une dans chaque main), qui leur servent à avancer en poussant dessus (gomme antidérapante aux extrémités), et bien sûr à guider le palet. Ils vont moins vite qu’au hockey classique, ce qui donne le temps de voir les actions.  Mais ça reste très impressionnant ! Il faut une telle force dans les bras, c’est dément ! Le jeu dure 3 temps de 15 minutes. Assez court donc, mais ça se comprend vu l’effort physique. Pour le reste, les règles sont les mêmes et les joueurs se percutent tout aussi souvent contre les bords du terrain. 

Les italiens marquent dès le premier tiers-jeu. Je suis certaine qu’ils vont gagner ! Mais les Norvégiens, qui ont un jeu d’équipe nettement meilleur, réussissent à marquer 2 buts dans les 10 dernières minutes ! Les italiens sont éliminés mais gardent le sourire. Les deux équipes enlèvent leur casque et saluent les spectateurs en frappant leurs crosses tout ensemble sur la glace, en rythme. La plupart des joueurs semblent avoir la 40°. Leur carrière devant être plus tardive, dépendant de l’âge auquel ils ont eu leur handicap (beaucoup d’amputations). 

L’ambiance des matchs de hockey est assez marante et festive. Il y a de la musique de discothèque qui emplit tout  le stade avant chaque action et dès qu’il y a une pénalité ou un break (soit toutes les 3 minutes environ !). Ça donne envie de danser et tout le monde bouge sur son siège ou frappe des mains ! Pas de pom-pom girls, mais un écran géant qui dit au spectateur quand applaudir ou faire du bruit ! Ambiance sympa, très famille, allant du bébé au grand père ! En fin de compte, c’est bien plus rigolo qu’un match de foot !

Demain, c’est le match attendu : demi-finale Norvège- Canada ! Que le meilleur gagne, et dans tous les cas, chapeau et respect à tous ces joueurs hors du commun, modèles de ténacité et d’espoir.

 

italieequipe.jpg debutmatch.jpg action.jpg finmatch.jpg

L’équipe Italienne se concerte une dernière fois avant le début du jeu/ Coup d’envoi/ Action côté goal norvégien/Salutation entre joueurs en fin de match

norvegejoueur.jpg ROYNE Kjell Vidar (joueur norvégien)

emiiegerald1.jpg emiliejudith1.jpg Gérald, Emilie (les petits français), Divina (australienne) et ses amis/ Judith et Emilie

 

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le
A 3:38
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Et c’est reparti !

Vancouver 11 mars

Il y a des choses que l’on croit facile à faire- à dire, et pourtant… Du genre reprendre la route quand on a un toit et un travail sûrs, annoncer à son patron que l’on quitte le job et à son proprio que l’on rend les clés, après deux mois seulement- ou encore quitter des amitiés naissantes, liens fragiles qui en voyage importent tant…

C’est toujours quand on commence à songer à ce que l’on va/peut perdre, que l’on commence à s’y attacher, n’est-ce pas !? Ma décision de quitter Vancouver est prise et les regrets ne servent à rien. Avec des « si j’avais su », on ne va pas bien loin de toute façon. Il faut partir du principe que le meilleur est toujours à venir !

Donc, je suis heureuse de partir à la fin du mois, maintenant que j’ai annoncé à tout le monde ma décision de déménager pour Vancouver Island. J’ai le cœur bien plus léger même. Car la plus grande appréhension qui me suit toujours -celle de décevoir les gens- s’est révélée infondée. Je redécouvre même à travers cette expérience, qu’être honnête avec soi-même et les autres est toujours récompensé. Les gens/les amis sont contents pour nous, lorsqu’on est vrai avec soi-même. En fait, est-il possible de décevoir quand on suit « sa » vérité ?

Mon proprio m’écrit ce soir un gentil mail pour me dire que je suis sa locataire « préférée », malgré que je sois la plus éphémère ! Joe, mon boss, sans pour autant être ravis de mon départ, m’annonce qu’il a été heureux de travaillé avec moi, que j’ai beaucoup apporté au resto et qu’il va suivre la suite de mon périple. Il me dit en rigolant que le jour où l’on fera un film de mes aventures, il voudra jouer son propre rôle ! 

Dans 15 jours, je ne sais pas où je serai, mais pas d’inquiétude. Car comme les chats, je retombe toujours sur mes pattes !

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Par judithpuzzuoli
Le 12 mars, 2010
A 9:27
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Yard work ou comment occuper son temps libre

Vancouver, 4 mars

Un peu moins de temps pour écrire ces temps-ci, prise dans quelques activités annexes à mon temps plein chez mon healthy fast food

Durant mes derniers congés, j’ai réussi à caler 16 bonnes heures d’intense yard work – travaux de jardinage- effectués au service de mon proprio. Comme il dit : « je n’aurai pas eu l’idée de proposer ce genre de travail à une young lady, mais comme tu souhaites faire du tree planting, autant te donner un bon entraînement et voir si tu tiendrais le coup ! ». Pour info, Bill a fait planté des arbres dans sa jeunesse et sait de quoi il parle.

Ma mission pour ce travail est double: 

- redonner un peu de fraîcheur à une plante tropicale -qui coupe et qui pique- délaissée depuis plusieurs années. (J’ai les avant bras aussi abîmé que ceux de ma mère après qu’elle ait taillé les ronces).

- trouver un tuyau de canalisation d’eau, avant qu’un plombier vienne bidouiller une nouvelle sortie. L’opération consiste d’abord à déplacer plusieurs murets de briques (bien lourdes) d’un petit jardin en pente douce -sachant qu’il faut empiler ces dernières correctement  et par ordre « logique » pour reproduire le « même muret » quand tout sera fini, de nettoyer le terrain et enfin de creuser : avant d’accéder au sol, il y a un bon mètre de terre à déplacer par brouette entière. Pour la petite histoire, je déplace mes brouettes pleines de terre ou de briques à deux pas d’une piscine vide ! Je suis d’autant plus prudente que j’ai rêvé il y a quelques semaines que je déplaçai une lourde valise qui tombait au fond d’une piscine !! (Don’t worry les parents, je ne suis pas tombée dedans, ni ma brouette!)

Il faut ensuite retirer le sol pavé, puis du sable et enfin creuser à la verticale un trou d’un mètre de profondeur sur deux mètres de large – le périmètre dans lequel le tuyau est « censé » se trouver. Amusant : une vraie chasse au trésor ! Quand mon dos commence à fatiguer et que le terrain devient une vaste mare boueuse, j’ai plutôt l’impression de creuser ma tombe !  

Vous ne pouvez pas savoir ma joie de trouver enfin ce tuyau – et surtout de ne pas l’avoir explosé à coup de pioche ! Un travail de titan qui n’est pas terminé car mon bourreau – satisfait- m’embauchera à nouveau pour tout remettre en place après le passage du plombier. La paye est bonne (et sans taxes !), travail au grand air, au milieu des vers de terre et de l’odeur fraîche de la terre : bien plus d’avantages que de bosser dans un resto en fin de compte !

A côté de ça, ma gentille sœur m’a donné un travail de traduction français/anglais, à faire pour sa boîte. De bonnes longues heures devant l’ordi cette fois, allongée sur mon lit! Travail intellectuel. Franchement, je crois bien que les muscles du cerveau se fatiguent plus vite que ceux des bras. Question d’habitude ?

Que de contraste en tout cas ! D’ici à ce que je réussisse à faire suffisamment d’économies pour acheter ce bateau, j’aurai travaillé dans 100 endroits, dans 100 travaux tous plus différent les uns que les autres… et serai devenue un vrai « Jack of all trades », comme on dit. Un touche-à-tout. Toujours utile de savoir un peu tout faire…

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Par judithpuzzuoli
Le 5 mars, 2010
A 8:28
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Finale historique de hockey

Vancouver, 4 mars

Dimanche 28 février, à l’heure où 95% des Canadiens sont rivés sur leur écran TV devant le match de hockey Canada/Etats-Unis (venant clôturer les JO), je suis couverte des pieds à la tête de terre humide, creusant à la pelle une profonde tranchée, à la recherche d’un « tuyau perdu ». Les rues sont désertes et étrangement calme. Même les corbeaux semblent retenir leur souffle. J’entends alors un gigantesque bourdonnement. Un peu comme un essaim d’abeille piégé sous terre. Une clameur profonde s’élève dans toute la ville. L’air se charge d’énergie ! Le Canada vient de marquer son premier but. Des milliers –si ce n’est des millions- de canadiens crient leur joie au même instant. Impressionnant ! Ce bourdonnement dure 5 bonnes minutes puis s’éteint comme il a apparu.

Je fini mon labeur peu de temps après. J’ai rendez-vous chez Madlen*, à l’autre bout de la ville. Aucun trafic. Surtout des bus, dans lesquels il n’y a que des asiatiques -à croire qu’ils sont les seuls en ville à ne pas s’intéresser à ce jeu historique ! (Pour ma part, ça ne m’aurait pas déplu, mais je m’étais déjà engagé à faire ce petit boulot).

Peu avant d’arriver, j’apprends que le Canada remporte l’Or ! Pas besoin d’être devant un écran. Ce qui se passe ici dans les minutes  qui suivent est assez dingue et difficilement traduisible : les rues désertes une minute auparavant se remplissent tout à coup de milliers de gens qui courent, sautent, crient, brandissent le drapeau canadien ! Des gens hurlent leur joie dans le bus et s’étreignent! Le trafic reprend vite : tout le monde veut aller en centre ville pour fêter la victoire. Toutes les voitures klaxonnent, drapeau canadien flottant au vent. Des chauffeurs distraient par leur joie emboutissent d’autres voitures (j’assiste à deux accrochages en à peine 15 minutes !). Le Canada vie un instant sportif aussi fort que notre « Coupe du Monde 98 » ! Et j’assiste à tout cela d’un œil étranger et surpris, admettant n’avoir pas suivi grand-chose de ces JO…

Toute la famille de Madlen est réunie (enfants, belle famille, grands parents). Tous adorables. L’un des oncles avoue être exténué de toute cette tension du jeu, enfin délivrée. Difficile à imaginer! J’ai droit à un délicieux repas de famille. Plats concoctés avec amour et gâteaux d’anniversaire (celui de Sarah, la fille de Madlen). Retrouver le temps d’un repas cette ambiance si particulière me fait chaud au cœur. Ce sont ces moments là des voyages qui font au retour apprécier d’autant plus toutes ces bonnes choses de la vie… Et c’est sûrement le souvenir le plus mémorable de cette journée peu ordinaire.

(*Madlen est une amie canadienne rencontrée grâce à ma tante Anna)

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Par judithpuzzuoli
Le
A 7:00
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