Free yourself

Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 

The crazy House

Dimanche 18 avril

Nouveau travail, nouveau toit, depuis bientôt 15 jours. Il me fallait trouver quelque chose vite car j’étais vraiment à la rue, voulant éviter d’abuser (encore) de la gentillesse des amis. J’ai donc répondu à la première annonce venue sur Craig List : une chambre à partager, pas chère et pas trop loin du chantier. J’emménageai le soir même…

Au cas où la visite de la maison ne m’avait pas encore mis la puce à l’oreille, la signature du contrat était carrément une sonnette d’alarme. En temps normal, j’aurai gentiment dit « non merci », mais ce soir là, j’en ai plein le dos de porter mon sac à dos comme une mule depuis des jours… Aussi, je sens que l’ « expérience » en vaut la peine.

Quelques mots sur le contrat d’abord… 7 pages en tout ! Le document s’appelle “Sharing a room in my house Agreement”. Ça n’est pas une blague! Le premier paragraphe résume tout : j’ai été choisi pour partager temporairement une chambre dans une maison privée. La maison s’appelle « The House » et moi je suis un visiteur appelé « The Guest » (l’invité). The Guest comprend que ce type d’hébergement ne fait pas de lui/elle un locataire et donc, que l’on n’est pas soumis à la législation canadienne (the Tenancy Act) ! Ceci induit beaucoup de choses évidemment : tout se fait au black et le proprio à tous les droits ! Et quels droits ! Les 6 autres pages du contrat sont une suite de conditions et de règles de vie à suivre dans la maison. Je vais ramener la copie en France et l’encadrer tellement c’est énorme ! Juste pour vous dire les points les plus marquants : The House peut nous mettre à la porte dans un délai de 24H, et se réserve le droit de mettre nos affaires immédiatement dehors si l’invité avait un comportement « inacceptable » ; 200$ d’amende si je perds les clés de la maison ; demander la permission si l’on veut inviter un ami (même pour boire un verre) ; plus une liste détaillée allant de comment nettoyer mes cheveux et poils dans la salle de bain à comment fermer une porte ou un tiroir derrière moi…

Le proprio s’appelle Luis, d’origine péruvienne. Il ne vit pas dans la maison (heureusement), mais vient tous les soirs donner à manger à son chien qui lui vit ici ! (Une sorte de bouledogue albinos affreux). Une excuse pour venir nous surveiller et vérifier que tout est « en ordre ». La maison a deux niveaux et tout l’espace est occupé : nous sommes 6 au rez de chaussé et 5 personnes vivent au sous-sol (où certaines chambres n’ont pas de fenêtre !). Le gars se fait donc un fric monstre car on est 2 ou 3 par chambre ! Je partage ma chambre avec JO, une koréenne très sympa.

Là où ça devient flippant, c’est quand j’ai l’impression de faire parti d’un show façon « TV reality », en live. Luis met des petits mots de menaces sur la porte d’entrée à celui qui oublie de la verrouiller (même quand il y a du monde à la maison), il se permet d’entrer dans les chambres quand on n’est pas là et j’ai même droit à de petites réflexions sur le nettoyage ou la lumière. En l’espace de 12 jours, 4 personnes se font carrément virer de la maison, pour des accusations infondées (vol, bruit). Une fille se fait même expulser parce qu’elle n’est soit disant « pas heureuse de vivre ici ». En fait, ce sont tous les rebelles qui dégagent, tous ceux qui osent dire à Luis que ses pratiques ne sont pas normales ! J’apprends vite à éviter ce sale type car je n’ai pas encore envie de faire mes bagages.

Je ne vous raconte pas tous les détails, car chaque soir à son lot de surprises… mais pour le petit clin d’oeil, l’adresse mail  de Luis c’est « Goodspirit@live.com » (Bon esprit)…  A part ça, le quartier est sympa et les coloc internationaux aussi. Je prends tout cela sous un aspect sociologique et beaucoup de recul. Dans tous les cas, ça reste une expérience intéressante et inoubliable!  

 Demain soir, c’est mutinerie : nous « fêtons » le départ de 3 colocataires (un français, un allemand, une tchèque). C’est interdit bien sûr ! Luis va débarquer et nous envoyer tous au lit, ou à la porte, qui sait !

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Par judithpuzzuoli
Le 27 avril, 2010
A 5:15
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A dream came true

Vancouver, 24 avril   

Voilà 2 semaines que je travaille au chantier de bateaux, au nord ouest de Vancouver. Les jours passent vite lorsque l’on fait ce que l’on aime ! Il est donc temps que je vous donne un peu plus d’explications sur ce fameux travail, cher à mes yeux, puisque pour la première fois, je peux vivre de l’une de mes passions… 

Chaque nouvelle expérience du genre renforce cette idée que l’on crée sa chance, ses rencontres et ses opportunités. Deux citations de Richard Bach rappellent cette force qui est en nous et qui devrait toujours nous guider : «  Il ne t’est jamais donné un rêve sans le pouvoir de le réaliser». Et « Ca marche toujours lorsqu’on sait ce qu’on fait ».  Il suffit de croire en soi pour que tout se mette en place. 

Bref, me voilà entourée et à bord de bateaux toute la journée et je suis au paradis ! L’équipe est super sympa : 4 employés et moi-même (seule fille), Kim et Yann (frère et sœur), les nouveaux gérants du chantier. Il faudra que je reparle de chacun d’eux car ce sont tous des personnages atypiques qui m’apportent beaucoup et rendent cette expérience encore plus riche. 

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas : levée à 6H pour débuter à 7H45 au chantier, chaque matin nous est attribué une liste de tâches. C’est très hétéroclite et c’est tant mieux car certaines tâches sont crevantes. Je touche un peu à tout et on me donne une grande liberté d’action, ce qui me plaît évidemment ! Je travaille sur différents bateaux, selon les urgences du moment, pour faire du ponçage, du cirage (cire spéciale pour faire briller les coques polyester), du nettoyage intérieur de bateau (des yachts pour la plupart). Mais ils m’ont surtout embauchée pour la restauration du bateau de leur père, le Buccanneer III (1934, 14 mètres de long, tout en bois). Le bateau est en bon état mais il y a pas mal de travail de restauration intérieure et Kim dit que les filles sont plus minutieuses que les gars ! Je travaille de mon côté et demande un coup de main ou des conseils quand j’ai besoin… Cette semaine, il s’agissait principalement de refaire toutes les portes de placards (ponçage, peinture, pose de vinyle, cirage du bois…).  Je prends presque autant de plaisir que si je travaillais sur mon propre bateau!

En fin de journée, je suis lessivée et dévore comme un ogre, comme après une bonne sortie en chiens de traîneau ! C’est très physique (beaucoup d’efforts avec les bras et de déplacements)  et je me réveille ces temps-ci avec des fourmis dans les bras ! Aussi, j’aime prendre le bus, assise à côté de tous ces travailleurs de bureaux, habillée « chantier », les mains et les cheveux peinturlurés… ça me rappelle que pour rien au monde je ne voudrai passer 8H par jour assise sur une chaise derrière un ordi ! 

« Brisez vos limites, faites sauter les barrières de vos contraintes, mobilisez votre volonté, exgiez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. Découvrez ce que aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir« . Richard Bach 

Voilà qui résume beaucoup et je vous le souhaite à tous! 

*auteur de Jonathan Levingston le goéland 

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Par judithpuzzuoli
Le 25 avril, 2010
A 3:37
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Surprises et rebondissements

Vancouver, samedi 17 avril 

Vendredi 9 après midi, fin de mon escapade dans la Rain Forest. De retour sur Nanaimo (Vancouver Island). Retour sur « terre ». Le lendemain a lieu mon premier jour sur le chantier de bateau, sur West Vancouver et Kim la manager m’a déjà annoncé qu’il y avait possibilité de travailler à plein temps, d’ici peu. Je dois prendre une décision : chercher du boulot sur Nanaimo à mi temps et aller tous les samedis en ferry bosser sur le chantier, ou faire mes bagages (encore) et déménager près du chantier en espérant que tout ira pour le mieux.

Je décide de plier bagages. Pas très envie de rester dans cette maison en fait. En plus de l’ambiance assez glauque, il y a au sous-sol une drôle de femme qui loue une chambre et elle me montre clairement que je ne suis pas la bienvenue… De toute façon, Nanaimo ne m’attire pas plus que ça et puis vraiment, je n’ai pas d’autres envies que de travailler à plein temps dans ce chantier.

Mon rêve de nature aura été court. Already back to the city. Les jours qui suivent ne sont pas faciles. Je n’ai plus de chambre et dois attendre d’être sûr de savoir si le chantier va m’embaucher plein temps, avant de chercher pour une location. Je dors chez des amis le premier soir. Première nuit dans des draps depuis bientôt un an (habituée au duvet) ! Le lendemain (samedi 10), levée de bonne heure pour mon premier jour au chantier : c’est ma journée « test » et je me donne à fond !

On m’assigne au « Buccanneer », le bateau du père de Kim, chef du chantier, décédé il y a 10 jours seulement. Christian a pour dernière volonté une requête assez particulière : il souhaite une cérémonie funéraire façon « Viking » à bord du Buccanner! C’est-à-dire déposer ses cendres à bord et brûler son bateau au large ! Le Buccanneer est un Bluenose 45’ de 1928, le dernier de sa série encore en état de naviguer. Une petite merveille. Ses enfants ne savent pas encore s’ils peuvent (et veulent) vraiment brûler ce bateau de famille chargé de souvenirs. En attendant, le Buccanner n’a pas bougé de son hangar depuis 18 ans ! Il est recouvert d’une épaisse couche de poussière et il y a un peu de restauration intérieure à faire, la coque étant en bonne état. Mission nettoyage de Printemps pour commencer, sachant que les cendres du père y seront déposées bientôt à bord, le temps que le bateau soit prêt pour son (éventuel) dernier voyage. Ça me fait quelque chose de le « préparer » et je suis en même temps honorée. 

Premier jour fini. Tout s’est bien passé. Kim me donne rendez-vous mardi, en me disant que pour la semaine qui vient, ça sera un peu « au jour le jour », dépendant des contrats qu’ils signeront pour pouvoir me payer. Je me sens dans mon milieu, il faut que je sois embauchée ! En attendant, toujours pas de toit. Bill (mon ancien proprio) m’héberge deux nuits dans la maison où j’ai repris les travaux de jardinage pour le week end. Je passe une autre nuit en auberge de jeunesse qui me vaut la rencontre d’un ancien capitaine de remorqueur ! (autre histoire à raconter…). J’ai hâte de savoir ce qui m’attend et d’être posée. Marre de trimbaler mon sac.

Mardi 13, second jour au chantier : je nettoie de fond en comble un autre bateau et file quelques coups de main aux autres gars de l’équipe. Le midi, on pique-nique sur un banc face à la mer… Le soir, j’annonce franchement à Kim que mon unique raison de rester sur Vancouver, c’est pour ce job qui me tient à cœur et que j’ai besoin de savoir si je dois ou pas me chercher un toit dans le coin ! Jan, son frère qui l’assiste, hésite un peu car la saison est encore assez calme. Mais Kim est d’accord ! Elle m’aime bien on dirait et croit en moi ! Yahooo !!

J’ai déjà prévu mon coup et dois visiter le soir même une chambre, sur Nord Vancouver. C’est une maison avec pas mal de chambres et des voyageurs d’un peu partout, qui restent pour quelques semaines ou quelques mois seulement. Pas envie de chercher des jours un nouveau chez moi. Je prends la chambre et emménage le soir même. L’histoire assez dingue de cette location mérite d’être contée… next time ! Pour l’heure, j’ai un nouveau travail qui me plaît vraiment et un « chez moi ». Tout va bien !

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Par judithpuzzuoli
Le 18 avril, 2010
A 6:13
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Judith in Wonderland

Judith in Wonderland 

Vancouver, 15 avril 

Suites des aventures sur Vancouver Island, entre Tofino et Nanaimo…

Mes amis de voyage ont continué leur route le lendemain de notre rencontre, tous certains qu’on allait se revoir un jour, quelque part.

J’étais venu voir la forêt humide (Rain Forest) et j’ai été servi… Jeudi dernier (8 avril), le manager de l’hostel où je logeais m’a accompagné en bateau sur une petite île près de Tofino. Flores Island fait partie d’une Réserve Indienne et aucune habitation ne vient troubler le calme de ces lieux. Rul (mon pilote), m’a donc déposé sur l’île en début d’après midi et donné rendez-vous 3 heures plus tard. 3 heures de pure magie. A la seconde je suis entrée dans la forêt, une émotion me prend presque aux larmes. C’est comme débarquer sur une autre planète (genre celle du film Avatar, pour ceux qui connaissent !). Ici la plupart des arbres sont millénaires (5000 ans pour les plus vieux). Ce lieu à une énergie fabuleuse. Quel privilège d’avoir l’île pour moi toute seule, au milieu de tous ces géants.

Voici un petit aperçu de ce que j’ai vu… mais bien sûr, les dimensions de ces arbres sont hors cadre… et la lumière dans cette forêt au toit végétal dense et faible. Je laisse les photos en grand format pour que vous puissiez vous aussi « entrer » dans la forêt.

dscn3757.jpg Les portes de la Forêt Sacrée. Les Indiens ont construit un sentier de bois, pour éviter que l’on ne piétine le sol fragile et sans doute aussi pour éviter de se perdre!

dscn3761.jpg dscn3764.jpg dscn3772.jpg dscn3773.jpg Chaque arbre est unique. C’est comme un musée en plein air. Chauqe « pièce » est orginale. Principalement des séquoias.

dscn3774.jpg dscn3776.jpg Wouaa… Je rêve d’une échelle de corde pour grimper jusqu’en haut et construire une cabane.

 dscn3778.jpg dscn3779.jpg  Le Vénérable (tronc et milieu de cime). J’ai lu un jour que certains arbres sont immortels. Les maladies, le feu ou les tempêtes peuvent les détruire mais si aucun élément extérieur ne vient les perturber, ils peuvent se régénérer ad vitam eternam!

dscn3791.jpg   Au bout du sentier qui serpente au milieu des arbres, on débouche sur un autre côté de l’île. C’est marée basse. Grand silence. Trois bécasseaux (ou ce qui y ressemble) discutent et leur cris résonnent. On entend aussi un léger bruit de fond. Une cascade, cachée dans la forêt quelque part.

Le temps a passé vite. Il a plu une bonne partie de mon «séjour » mais on est bien abrité dans la Forêt. Assise au creux de racines vénérables, j’ai attendu le retour de Rul. Au dessus de ma tête, un nid d’aigle. Le couple de rapace discute sans savoir que je les écoute.

Nous sommes rentrés sous une pluie battante. Trempés jusqu’à l’os. Mais qu’importe, il y a un sauna à l’hostel !

Vendredi 9, je prends le chemin du retour sur Nanaimo. Je fais du stop avec un couple de Tasmanie ! C’est la première fois que je rencontre des tasmaniens et je trouve ça drôle de les rencontrer si loin de chez eux. J’ai rendez vous chez eux dans 3 ans, au maximum ! Ils m’ont déposé dans une autre forêt mythique « Cathedral Church ». Les maîtres de cette forêt sont des Cèdres Rouges. Pas aussi impressionant en diamètre, mais en hauteur… Le plus haut fait 76 mètres ! On se sent fourmi et ça nous rappelle que l’on n’est pas grand-chose face à ces géants qui traversent l’Histoire. Malheureusement, une méga tempête est passé par la forêt en 1997 et à fait tomber un grand nombre de ces géants, dont les racines s’étendent en surface mais ne sont pas profondes. C’est impressionnant.C’est comme entrer sur un terrain de bataille où les guerriers au pied d’argile se sont effondrés comme des quilles. Ici aussi un chemin de bois nous guident. ça donne envie de s’enfoncer dans la forêt pourtant, d’escalader cet entremêlât de troncs et de racines. Sur ces troncs, la vie reprend et une nouvelle génération de géants pousse en silence.

Voici quelques photos de cette autre balade féerique :

 dscn3801.jpgdscn3799.jpg Lac au bord de la route. Lumière du matin.

 

dscn3804.jpg dscn3808.jpg  dscn3822.jpg dscn3825.jpg dscn38271.jpg

dscn3816.jpg L’entrée du royaume des fées et lutins…. dommage, je suis un peu trop grande pour entrer!

Je fais du pouce pour rentrer sur Nanaimo après un pique nique au soleil sur un vieux tronc énorme. La première voiture qui passe s’arrête ! Contraste : après le silence et la sérénité de la forêt, je me retrouve coincée à l’arrière d’un truck, entre 2 gamins (2 et 4 ans), dont un vrai petit monstre qui me pince et me tape avec ces mains collantes, et dessine sur ma veste au stylo! ça promet !

 

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Par judithpuzzuoli
Le 12 avril, 2010
A 5:37
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Tofino

Vancouver, dimanche 11 avril 

Mercredi 7, après une longue hésitation entre louer une voiture pour un road trip en solo ou prendre le bus, j’opte pour la deuxième option, la plus simple : en route pour Tofino et la Rain forest ! J’ai décidé que cette semaine serait « vacances », pour changer et que de toute façon, je n’avais pas de bon feeling à Nanaimo pour avoir envie d’y rester et d’y chercher du travail.

4h d’un trajet plein de contrastes, entre petites villes moches (béton, parkings et centres commerciaux démesurés), grandes plaines où paissent des lamas( !), traversée de la rain forest…. Des deux côtés de la route, un haut de mur de verdure, impénétrable. La végétation est si dense qu’il semble impossible de passer ces remparts, comme si la forêt voulait se protéger des hommes. Je me promets de m’y arrêter au retour.

L’auberge de jeunesse où je compte passer quelques nuits est située au bord de la mer, dans une baie protégée avec vue sur les montagnes (réserve naturelle appartenant aux indiens natifs). L’intérieur est tout en bois, cosy, ça me plaît. Mais on m’apprend que c’est complet pour ce soir !! Je trouve ça dingue vue la saison et le temps pourri. Pas moyen d’aller dormir au motel à 100$ la nuit. Il y aura bien une petite place pour moi, même par terre ! En attendant, je pique nique dans la salle à manger avec mes nouveaux amis, Tyler (canadien) et Suzan (suisse). Deux frère et sœur Danois se joignent à nous. Ils ont apparemment de la place dans leur dortoir « privé ». On décide de s’arranger entre nous et j’ai un toit pour la nuit !

Temps de chien sur Tofino. Une pluie qui trempe jusqu’à l’os en 2 minutes. Pas le jour pour aller se balader. Pas grave. Notre petite bande passe l’après midi au salon de thé, chacun racontant ses aventures. Ça ne s’explique pas, mais y a des gens avec qui on se sent amis dès l’instant de la rencontre. On rit tous les 5 comme si on voyageait ensemble depuis toujours.

Jeudi, le soleil daigne enfin se montrer. Apparemment, Tofino est dans le coin le plus pluvieux de toute l’île. On n’est pas au cœur d’une Rain Forest pour rien… Mes amis m’entraîne sur une plage isolée, magnifique : j’ai fait le pari de prendre mon « premier » bain dans le Pacifique… mais franchement, ça caille trop ! L’air comme l’eau sont glacial. J’attendrai encore un peu pour le baptême !

Une forêt d’arbres géants borde la plage. C’est magique. Tout est vert vif et luxuriant. On peut grimper dans certains arbres, marcher sur des troncs de géants tombés, rentrer dans des arbres aux troncs ouverts. Un vrai terrain de jeu. C’est tellement dense qu’on pourrait s’y perdre facilement si l’on ne suivait la côte.

dscn3718.jpg Tyler, Amalie, Benjamin.

dscn3723.jpg En arrivant à la plage de Tofino

 dscn3725.jpg dscn3727.jpg dscn3729.jpg dscn3734.jpg Un coin de paradis.

 

dscn3730.jpg dscn3733.jpg dscn3737.jpg Le pin au dessus de l’eau.

 

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le
A 5:33
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Nanaimo

Vancouver, dimanche 11 avril 

Chers amis lecteurs, parents inquiets, me revoilà ! Veuillez excuser cette absence, mais les 10 derniers jours ont été intenses !

J’ai donc quitté Vancouver dimanche de Pâques, direction Nanaimo, sur la côté Est de Vancouver Island. Comme d’habitude,  j’ai semé quelques affaires derrière moi pour voyager léger (entreposées dans le garage de Bill). Deux heures de ferry, passées sur le pont, au grand air : enfin sur l’eau ! Depuis la mer, on aperçoit des chaînes de montagne enneigées qui s’étendent à l’horizon dans les quatre directions. Un type joue de la cornemuse, le nez au vent.

Arrivée à Nanaimo, adresse en poche, je trouve, accolée au cimetière, la maison de la mère de Bill, sur les hauteurs de la ville. Celle-ci est décédée il y a peu et l’habitation est inoccupée depuis 2 ans. Piles de cartons, de livres, d’objets hétéroclites et de bibelots s’amassent en désordre dans toute la maison. Ça sent l’ancien et le renfermé. Je déblaye de mon lit des valises et des cartes de géographie du monde entier. Je déplie au hasard celle du Costa Rica, l’interprétant comme un « signe » pour une prochaine destination. Les rideaux de la chambre sont opaques et il m’est impossible d’ouvrir la fenêtre. Il pleut des cordes toute la soirée. Je passe la soirée à mater des films, histoire de m’évader de cette ambiance assez glauque. Quand même, j’aime ces contrastes qui rendent les voyages si… exotiques. 

Le lendemain il fait un peu meilleur et je découvre la petite ville de Nanaimo. Pas grand-chose à y voir en fait. Les maisons aux murs de bois sont anciennes et assez jolies, le petit port aussi, mais c’est férié et tout est fermé. Ouf, Mon petit chou est ouvert : une boulangerie/salon de thé absolument fabuleuse ! J’y passe une partie de la journée et savoure la 1ere vraie journée de repos depuis… combien de semaines déjà ?

 montanges.jpg port.jpg

En arrivant sur Nanaimo/ le petit port de pêche (hé! vous le voyez ce bébé remorqueur?)

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Par judithpuzzuoli
Le
A 5:14
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Spring at last !

Vancouver, 1 avril 2010 

Rarement je ne l’ai autant attendu… après un été dans l’Arctique et un hiver en Alaska ! Enfin des fleurs, du vert, des feuilles ! Il pleut toujours aussi souvent sur Vancouver, mais faut se dire que cela aide la Nature à pousser un peu plus vite…

cherrytree.jpg Juste en face de ma nouvelle chambre (jusqu’à dimanche), il y a un magnifique cerisier tout en fleurs.  

cherrytreebill.jpg Bill décharge des dalles que j’installerai dans le jardin cette semaine.

Je profite du grand air (et des averses) en travaillant tout le jour dans le jardin de Bill. Le travail de terrassement avance bien ! Tous les muscles se font sentir en fin de journée, mais qu’importe : je suis au grand air!

yardwork2.jpg yardwork1.jpg

Pour  info, j’ai pavé toute seule cette allée (couverte de sable pour l’instant), et avant cela, creusée un trou d’1m40 par 3 de long pour trouver un tuyau d’évacuation… ça fait quelques mètres cubes de terre évacués en brouette, tout cela sans jamais tomber une seule fois dans la piscine vide ! Photo finale du « chef d’œuvre » très bientôt ! Ha !

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Par judithpuzzuoli
Le 1 avril, 2010
A 20:41
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