Free yourself

Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 

Retour au bercail

Normandie, 19 juin 

Les retrouvailles à bord du Manguier, c’est un peu comme le sas de décompression avant le Grand Retour. Plus d’un an déjà après avoir quitté le port de Douarnenez, dernière escale française et derniers « au revoir » à la famille.

Mercredi 16, Matt me dépose à 5H du matin à l’aéroport d’Anchorage. Nous ne sommes pas tristes, car je sais déjà que je retourne en Alaska fin septembre…

Quatre aéroports, 24H de voyage (dont 15H de vol) plus tard, j’atterris à Paris. Le voyage s’est bien passé. J’ai juste perdu beaucoup de temps aux US au « scan » des affaires et de ma personne… système de sécurité et de prévention «anti- terrorisme » désormais considéré comme normal et accepté par tout le monde, qui à le don de mettre en rogne. Evidemment, j’avais laissé mon petit couteau suisse dans mon sac et j’ai dû l’enregistrer et refaire à nouveau toute la queue et le cirque grotesque des fouilles.

Nous avons volé au dessus du Groenland ! A côté du hublot, j’avais une vue à couper le souffle sur cette terre de montagnes et de glaces. La mer entre le Groenland et à mi-chemin jusqu’à l’Islande est encore un puzzle de glaces éparpillées, comme des milliers de coquilles d’œufs, avec près de la côté des glaciers. Tout semblait si petit d’en haut (11 000 mètres), que je me demandais si un bateau pourrait se faufiler dans ce dédale de glace.  Ça m’a rappelé la Russie évidemment, et le Cap Tchelyouskine en septembre dernier à bord du Manguier.

Courte escale à Reykjavik (Islande) où j’aurai aimé voir le volcan, mais non. Du ciel, des champs violet partout qui ressemblent à de la lavande mais sont en fait des lupins. Ce coin de l’île est incroyablement plat. Sol tourbeux, aux teintes de vert tendre naissantes. Une autre planète.

Ma sœurette Sarah est venue m’attendre à l’aéroport et j’ai passé la nuit à Paris. Tant de choses à se raconter qu’il nous faudra bien l’été. Mes premières exigences : manger de la vraie baguette avec du Conté ! Et puis une vraie pâtisserie !

Hier, je retrouve mes chers parents et ma Normandie, sous la grisaille. D’emblée, je file au jardin déguster les bonnes fraises et cerises mûres…

C’est bon de retrouver sa maison, son lit douillet, les spécialités culinaires des parents (pain, gâteaux, poulet, confitures…). J’ai l’impression d’être partie hier. Aujourd’hui, c’est le mariage de mon amie normande, Delphine. L’été commence ! Yahoo !!

 dscn4189.jpg A moi les tartes, confitures et glaces à la fraise!

dscn4186.jpg Père Tullio, tout aussi gourmand.

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Par judithpuzzuoli
Le 19 juin, 2010
A 10:10
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Retrouvailles sur Le Manguier

La Haye de Callevielle (Normandie), 19 juin   

Lundi 14, départ de Kenny Lake en voiture avec Matt. Direction Homer (2H au sud d’Anchorage), où vient d’arriver le Manguier après une longue escale sur l’île des grizzlis, Kodiak, et un hivernage à Sand Point (Aléoutiennes), le port où j’avais quitté mes chers amis en octobre dernier il y a 8 mois déjà !

dscn4170.jpg Le Manguier à Homer

J’aperçois le désormais célèbre remorqueur rouge dans le port de Homer. Temps froid et humide ce qui n’en empêche pas moins des retrouvailles chaleureuses avec Capt’ain Phil, Cécile et Agathe. Tellement de choses à se raconter que l’on passe d’un sujet à l’autre sans transition. Je les retrouve beaucoup plus « détendu » qu’en octobre. Reposés, heureux et la tête encore pleine de projets, fidèles à eux-même. Ils ont prévu un été famille/amis en Alaska, entre Kodiak et Cordova, avant un nouvel hivernage en Alaska…

Je n’ai pas rencontré de français depuis janvier ni véritablement « parlé » ma langue depuis 8 mois. J’ai l’impression de chercher mes mots et ma gorge semble engourdie. C’est qu’en français, on parle vraiment différemment !

Ma petite sœur Agathe reste attachée à mou cou comme une bernacle, deux jours durant. Elle a tellement grandie… mais n’a en rien perdu son esprit espiègle !

Je retrouve mes quartiers dans le poste avant, le temps d’une nuit. Rien n’a changé, si ce n’est que c’est plus rangé qu’avant ! Il y a aussi les dernières acquisitions du Manguier, dont un chauffe-eau permettant de faire fonctionner les panneaux solaires!

Comme toujours, repas de Rois à la Table gastronome du Manguier où je redécouvre (et Matt découvre !) avec plaisir le fromage corse ! Plus de 10 000 milles et un an plus tard, il est plus bon que jamais. Les cales du Manguier sont pleines de poissons et on se régale de saumon fumé et de flétans ! Incomparable. Et quel plaisir de voir que les cales regorgent encore des réserves de nourriture chargées en Corse, sensées durer le temps de l’expédition seulement !

Mardi, Phil présente l’expédition dans une salle de conférence à Homer. Super Powerpoint et intervention bien rôdée. Ça sent l’expérience ! Et Agathe fait désormais la petite vendeuse de cartes postales du Manguier.

En partant, Cécile m’offre quelques tablettes de chocolat bio pour le voyage…. Ces chères tablettes que j’avais si drastiquement rationnées durant l’expé (1 tablette par jour, 1 carré par personne).

On espère se revoir en France vers Noel, à l’occasion de la sortie du livre et du film de l’expédition Bastia-Alaska. Je vous en reparlerai…

 dscn4167.jpg Phil, Cécile, Agathe, Matt et moi.

 dscn4166.jpg Matt et Agathe coquinette.

Blog du manguier: www.lemanguier.typepad.fr

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Par judithpuzzuoli
Le
A 9:20
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Rando canoé

Seattle, 16 juin

Voici quelques images de la randonnée en canoé que nous avons faite avec Matt le 10 et 11 juin. Tente, duvet, nourriture et canne à pêche… c’est parti pour 2 jours en pleine nature. La rivière Gulkana est réputée pour ses saumons et truites. L’eau est peu profonde à cette époque de l’année et il faut slalomer entre les rochers, certains évidents, d’autres à fleur d’eau. Dans chaque courbe de la rivière (environ tous les 300-400 mètres!), le courant est plus rapide, les rochers plus fréquents. Cela demande donc une vigilance permanente car ce type de canoé se retourne très facilement, et on a peu envie de se faire une baignade dans une eau à moins de 10°C, par temps couvert et venteux!

sanstitre2.jpg Plan du lieu de la rando et détail du parcours. Rivière très sinueuse! En 12H de canoé, répartis sur 2 jours, on estime avoir parcouru environ 150 kilomètres.

 dscn4114.jpg Pause cacahuettes après 3H de pagaie.

 dscn4116.jpg A bord, le strict minimum. 1 sac de rando pour les duvets et pulls chaud, 1 glacière pour la nourriture (pain, saucisse, fromage! et quelques sucreries), 1 tente. Le tout bien sûr attaché au canoé en cas de « cap size » (déssalage).

dscn4132.jpg Entre deux serpentins de la rivière. Pas trop de temps de prendre des photos sur l’eau, car bien vite, on retourne dans des petits rapides où il vaut mieux être à deux pour éviter les rochers. 

dscn4137.jpg L’un des campements. Pause lunch. A chaque fois, on fait un feu pour cuire les saucisses et se réchauffer.

Le paysage se compose de fôrets de pins et de trembles, en alternance. C’est très sauvage (entre 5 et 10 miles de l’unique route la plus proche), tout juste quelque cabines au bord de l’eau au départ de la rando. La rivière est tellement pure que l’on peut boire l’eau après l’avoir filtrée. Les infos « tourisme » indiquent qu’il faut faire attention aux ours. Lors du campement pour la nuit, nous prenons soin de laisser la glacière (qui contient les saucisses) loin de la tente. Nous ne verrons aucun ours, mais au petit matin, on entend un bruit de pas dans la rivière: c’est une maman élan et ses deux petits, de quelques jours à peine. Ils marchent encore comme des « bambis ». Le regard de la mère transperce la tente à travers la moustiquaire où nous les observons: l’oeil menaçant, le dos « hérissé ». On comprend le message. En canoé, nous passons plusieurs fois sous des branches où sont posés des aigles -Le Golden Eagle, noir à tête blanche. Ils semblent juger de notre dangerosité et nous scrutent, plongeant un regard acéré comme leurs griffes, majestueux et dominateur. Ils nous « acceptent » sur leur territoire. Sur la rivière, nous croisons aussi une multitude de canards et d’oiseaux de toutes formes et toutes couleurs qui n’attendent pas notre passage pour déguerpir, dérangés.

Déjà je rêve d’une rando plus grande, qui rejoindrait la Gulkana à la Copper River, plus tumultueuse, où nous pourrions arriver près du Tonsina Lodge…

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Par judithpuzzuoli
Le 16 juin, 2010
A 22:52
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Beehive

Kenny Lake, 9 juin

Avant-hier, grand soleil et peu de vent. Conditions idéales pour inspecter la ruche, après 1 mois d’installation dans le jardin. Il ne faut pas déranger les abeilles trop souvent bien sûr, mais cette fois-ci est utile pour savoir si la reine pond bien, les abeilles en bonne santé et productives.  

Je suis excitée car j’ai toujours voulu voir l’intérieur d’une ruche ! Pas besoin de protection à cette époque de l’année. C’est une variété d’abeilles peu agressive. Au cœur de l’été il faudra faire attention, mais pour l’heure, elles sont « gentilles ».

dscn4081.jpg Première étape: Matt enfume la ruche avec des plantes séchées. Cet instrument spécial crée une fumée ni chaude ni froide. Les abeilles considèrent la fumée comme un danger de feu et vont se réfugier dans le fond de la ruche pour se gorger de miel: au cas où il faudra évacuer d’urgence, autant faire le plein de provision!

 dscn4085.jpg Deuxième étape: retirer le second étage de la ruche. L’étage où les abeilles font du miel, en réserve pour les larves et en provision pour l’hiver. La boîte de conserve a été mise au départ pour leur donner un coup de pouce au début du printemps (à l’intérieur, mélange d’eau et de sucre).

dscn4091.jpg Troixème étape: les abeilles sont apparemment bien actives déjà. Les planches d’alvéoles sont déjà couvertes de miel. Matt retire la grille qui sépare l’étage supérieur de l’étage du bas. Cette grille laisse passer les ouvrières mais pas la reine (deux fois plus grosse). Comme ça, celle-ci reste en bas et on sait que les larves sont à ce niveau. Matt inspecte chaque planche pour voir la reine. On ne la trouve pas (caché par la masse des abeilles), mais vu le nombre de larves dans les alvéoles, elle est en bonne santé. On ne voit pas trop là, mais Matt est entouré d’abeilles et sa bourdonne sévère autour de lui.

dscn4092.jpgdscn4094.jpg Matt retire délicatement chaque planche pour chercher la reine. Y a du monde! 

 dscn40961.jpg Au sol, on voit le couvercle de la ruche. Les abeilles ont construit leurs propres alvéoles. Cette partie là est pour nous! Couverte de miel. On en suce des morceaux pour extraire le miel et on crache la cire. C’est tellement sucré et fort! Miam! Avant de fermer à nouveau la ruche, Matt change l’étage supérieur par un autre plus adapté et plus rempli que le précédent. Il viendra plus tard en saison chercher du miel sur cet étage.

dscn4101.jpg Aussitôt refermée, les abeilles se remettent au travail. Certaines reviennent les « poches pleines », d’autres restent un moment au sol, encore alourdies par tout le miel qu’elles ont mangé. C’est comme si on venait de manger 3 kg de chocolat: on a pas envie de partir pour un footing!   

Bref, trop cool comme expérience! J’ai appris plein de choses. Pour l’heure, on a bien 150gr de miel à extraire de ce qui est resté collé au couvercle. J’en ai déjà mis dans mon gâteau à la banane… O bonheur!

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Par judithpuzzuoli
Le 9 juin, 2010
A 21:20
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Leçons de jardinage

Kenny Lake, 8 juin

L’avantage d’être son propre boss, c’est qu’on travaille quand on veut ! D’accord, le jardin demande beaucoup de travail, surtout en début de saison, mais ça n’a rien à voir avec un rythme « bureau ». Et les pauses déjeuner se font dans l’herbe, avec de la salade et des oignons fraîchement cueillis, entre 2 tranches de pain maison.

J’arrive tout juste au moment de planter les semis. Certaines graines sont plantées depuis quelques semaines déjà en terre (radis, carottes, oignons, haricots courges), mais la plupart ont grandi au chaud dans la serre.

Un voisin, distant d’environ 3 miles, prête un jardin à Matt. Plus de terrain, plus de soleil aussi. Nous y allons tous les jours en voiture. 14 rangs de 55 mètres à planter ! ça fait un petit nombre d’heure à creuser des trous, planter et arroser ! 

Le lundi, les oignons et les pois

Le mardi, les brocolis et choux fleur

Le mercredi, les choux,

Le jeudi, les salades,

Deux rangs par jour. Chacun sa tâche : l’un qui pioche les trous pour y poser les petits plants, l’autre qui arrose la rangée, dépose du compost. Travail d’équipe. On avance bien !

J’apprends plein de choses aussi. Les petits trucs de jardinier pour que ça pousse avec succès. Etonnamment, il n’y a pas de ver de terre dans le sol ! Trop froid en hiver pour qu’ils résistent. Moi qui pensais qu’un sol sans ver de terre ne donnait rien ! Aussi, le sol est très très sec dans la région. Il ne pleut pas beaucoup. Une averse par ci- par-là, il faut donc arroser beaucoup au départ.

La ferme où se trouve ce jardin est magnifique. Vaste et lumineuse. Un grand pré en fleur où paissent des chevaux en été, une grange atypique avec sa girouette vache au sommet, des poules qui se balladent partout, une forêt de sapin tout autour. Mariane et Sam, les propriétaires de la ferme sont adorables. Sam, 84 ans, cultive encore son jardin, toute la journée (!) et sa femme l’appelle pour manger au son de la cloche. Les corbeaux viennent piquer des œufs régulièrement dans le poulailler, mais ils ne semblent pas s’en soucier.

On jardine dans le silence de la nature. Enfin presque : le gros chat embête les écureuils en colère, les hirondelles (par centaines) volent bas, remplissant l’air de leur cris joyeux (bientôt la pluie !), et surtout, les moustiques me harcèlent. Rien à faire, à toute heure du jour, ils sont là. Et Matt dit que ça n’est pas une année à moustique !  

 dscn4052.jpg dscn4105.jpg Les plants de choux fleur, avant d’être plantés. Le jardin et la ferme, quelques jours plus tard.

dscn4059.jpg dscn4061.jpg La fameuse grange. La vache girouette marche bien et la queue de la vache flotte même dans le vent. J’adore.

dscn4062.jpg L’apprentie jardinière, après une apèrs midi de jardinage et… l’attaque des moustiques. La piscine derrière, c’est pour arroser le jardin, grâce à une petite pompe électrique.

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Par judithpuzzuoli
Le
A 5:38
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Jardin bio et organisation WWOOF

Kenny Lake, 8 juin

Petite présentation du jardin de Matt…

C’est parti pour la sixième saison. Il a débuté petit, avec une 20° de clients ayant répondus à son annonce dans le journal, auxquels il apportait un panier de légumes tout au long de l’été. Le bouche à oreille a fonctionné, ses talents de jardinier aussi, et voilà aujourd’hui qu’il alimente une 40° de familles, durant 12 semaines, de fin juin à mi-septembre. La saison est courte car ici les légumes poussent tard à cause du sol gelé et de l’hiver qui commence tôt ! Matt choisit volontairement de limiter le nombre de clients, pour pouvoir continuer de gérer de façon manuelle sa production. Il livre une fois par semaine les légumes mûrs à l’ensemble de ses clients, qui ont payé leur cotisation pour la saison. Le panier qu’ils reçoivent est différent à chaque fois, en fonction de ce que la Nature a porté à maturité ce jour-là. Le surplus de légumes de la semaine est vendu à Valdez, sous forme de marché (petit stand dans la rue).

Matt se considère comme un jardinier plutôt qu’un agriculteur. Petite échelle, petite production. Tout se fait à la main, sauf le motoculteur en début de saison pour retourner la terre. Les graines sont bio, le compost « maison », pas de pesticide ou d’engrais chimique, le désherbage se fait à la main, même l’arrosage ! Pourtant, il n’est pas estampillé « Bio », par choix : d’une part parce qu’il faut payer cher pour le devenir officiellement, d’autre part parce qu’il n’a besoin d’aucun label : ses clients savent que c’est du bon ! En plus, ses légumes sont sûrement plus naturels que ceux labellisés, car le ministère de l’agriculture US autorise l’utilisation, à faible échelle, de pesticides !

L’année dernière, Matt s’est inscrit dans l’organisation WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms). Le concept est basé sur un échange simple : un exploitant bio s’inscrit gratuitement sur ce site, décrit son activité et ses besoins pour pouvoir accueillir des gens et ainsi se faire aider. De jeunes voyageurs (pour la plupart), s’inscrivent pour avoir accès à l’ensemble des fermes d’une région pour y travailler de façon volontaire, pour une durée de quelques semaines à plusieurs mois. Le gite et le couvert sont offerts en échange d’une 20° d’heures de travail par semaine. C’est à mes yeux la meilleure façon de voyager aujourd’hui. Le Wwoofing existe presque partout dans le monde (ça se développe comme des champignons), permet aux uns d’être aidé, d’échanger, partager son expérience ; aux autres de connaître un coin et des gens en profondeur (loin des chemins touristiques habituels), d’être utile, d’apprendre autrement mais aussi de voyager économe. Génial quoi ! C’est vraiment là qu’Internet trouve toute son utilité. Faire se rencontrer le Monde. Autour d’idées, de projets et de gens qui œuvrent pour un monde meilleur.

Cette saison, John le wwoofer est revenu. Il était là l’année passée et rembauche pour une saison, alternant avec d’autres petits boulots. Bien parti pour s’installer en Alaska. D’autres Wwoofers viendront sûrement prêter mains fortes quelques semaines au cœur de l’été.

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Par judithpuzzuoli
Le
A 5:24
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Log peeling

Kenny Lake, 7 juin

Maintenant que la neige à fondu, les travaux peuvent reprendre à  la “log cabin” (chalet) que Matt construit pour ses parents. Nous avons cette semaine enlevé l’écorce de 2 des 3 énormes troncs qui serviront d’assises pour le toit. Du bon sapin d’Alaska (spruce).

C’est comme peler une grosse pomme, mais en plus dur et à plus grande échelle ! Méthode traditionnelle qui laisse les marques du couteau par endroit. Ça fait rustique et c’est bien plus joli qu’à la ponceuse. Plus technique aussi. Ça à l’air facile comme ça, mais c’est une toute un art ! Il ne faut prendre que l’écorce pour ne pas aller trop en profondeur et faire de longue lamelle. N’arrivant qu’à faire de petites, j’ai laissé faire les pros et pendant ce temps là, ai scié tous les nœuds dans le bois pour leur faciliter la tâche.

 dscn4039.jpg dscn4040.jpg dscn4043.jpg

Matt et Chris, un ami voisin venu aider, expert en la matière.

dscn4037.jpg C’est en forgeant qu’on devient forgeron! Héhé! Et ça fait les bras!

dscn4035.jpg La cabin a maintenant un escalier et un plancher au 1er étage.

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le 8 juin, 2010
A 4:43
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Birds and Co.

Kenny Lake, 4 juin 

Le jardin amène toute une variété d’insectes et avec eux des oiseaux. Ici, ça chante tout le jour et la nuit ! Trois nids -à porté d’yeux- se sont installés. Certains reviennent chaque année : le nid de Robin, le Rossignol des Amériques, en plus gros. Il chante tout le temps. Le couple s’est installé dans un petit sapin. Le nid est tellement bas qu’il suffit de se pencher pour voir les petits. Un chat sauvage les a repéré, et chaque jour, un petit disparait. Il n’en reste plus qu’un (sur 4 au départ !).

 img5420.jpg img5417.jpg Mister Robin et ses petits. (John’s photos)

Les piverts reviennent chaque année dans le jardin de Matt (ils ne migrent pas en fait). Ils creusent chaque printemps un nouveau trou dans un des trembles. Le nid est à 1,80m de hauteur seulement. Il est profond, environ 20-30 cm. On peut entendre piailler les petits et voir les parents piverts ramener de grosses libellules et larves.

Des hirondelles se sont approprié le nid des piverts de l’an passé. Un autre arbre, juste à côté du nouveau logis des piverts. Le plus drôle, c’est qu’ils ont des problèmes de voisinage. Les hirondelles, qui ont l’air si douce, ne peuvent littéralement pas « blairer » (pardonnez l’expression) leurs voisins! Elles leurs font la guerre : attaques en piqué en plein vol, courses poursuite, cris indignés… Les piverts pourtant plus gros ne font pas les fiers.  

 img5395.jpg img5406.jpg img5399.jpg

Downy Woodpecker/ L’Hirondelle (plus colorée que par chez nous)/ Les deux arbres où sont les nids: le premier, c’est celui de l’hirondell (on la voit rentrer), le second, celui du pivert, situé à peine plus haut, de l’autre côté de l’arbre. (John’s photos)

img5483.jpg Dans les toilettes sèches, il y a aussi un petit nid de guêpe (Dolichovespula saxonica – j’ai vérifié! Belle grosse guêpe pas agressive). C’est super car on voit l’insecte le construire au fur et à mesure, à base de salive. 

Matt a également installé une ruche. Il a acheté une reine et 20000 abeilles ! Elles vont aider à poloniser le jardin. Elles ne sont pas encore très actives mais ça commence. Malheureusement, elles ne survivront pas à l’hiver. L’été est aussi trop court pour que Matt puisse récupérer du miel. Il leur laisse pour qu’elles aient de quoi tenir le plus longtemps possible.  

Enfin, il y a aussi toute une variété de papillons et libellules… que je n’ai pas encore réussi à prendre en photo. Je reconnais de gros machaons.

img5481.jpg Lupins

Bref, la vie est partout après ce long hiver!

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Par judithpuzzuoli
Le 4 juin, 2010
A 17:04
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Matt’s garden

Kenny Lake, 3 juin  

Difficile d’imaginer l’hiver dernier que le jardin de Matt pouvait exister! Et pourtant, ça pousse désormais de partout, à vue d’oeil. Salades en tout genre, épinards, radis, oignons vert, haricots, pois, carottes, citrouilles, courges, navets, betteraves, brocolis, choux fleur, choux, herbes (origan,thym…), rubarbe. De plusieurs variétés pour certains légumes.

 dscn3992.jpgdscn3993.jpg  Tout commence dans la serre. Chauffée au début (mi avril) par un poele à bois, car les nuits étaient encore fraîches (-12°C et 0°C jusqu’à la semaine dernière).  

dscn3989.jpgdscn3995.jpg dscn4005copie.jpg Premières salades. Cueillette, lavage, pesée et paquetage: prêt pour la première livraison, un petit resto local. John, le « Wwoofeur » (j’en reparlerai).

dscn40091.jpg  On éclaircie et desherbe les rangs. Celui-ci, ce sont les radis envoyés par maman!

 dscn40111.jpg Les oignons verts poussent partout où ça leur chante.

jardin1copie.jpg Vue à 280° du jardin. 3 potagers+ la serre pour les semis. Matt a également un autre potager (le plus grand), prêté par un voisin. Tout autour, la forêt. On n’est jamais à l’abri d’un élan pour venir piétiner ou manger les plantes! Les chiens montent la garde.

Début juillet, Matt commence ses livraisons de paniers de légumes. Une 40° de familles et quelques restaurants, répartis entre Kenny Lake et Valdez, reçoivent une fois par semaine un panier avec les derniers légumes mûrs. Fraîchement coupés, lavés et ensachés. 100% biologique. Que du bon!

Je vous en raconterai plus très bientôt!

  

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Par judithpuzzuoli
Le
A 8:05
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Wrangells mountains

Kenny Lake, 3 juin

Contraste: été/hiver

klcopie1.jpg  kennylakemontagnecopie.jpg Vue depuis la Edgerton Road, qui mène chez Matt.

 willowlake1copie.jpg  wrangellsmontagne4copie.jpg Vue depuis Willow Lake.

Montagnes de gauche à droite: Drum (3 661m), Sanford (4949m), Wrangell (4317m), Blackburn (4996m). Wrangell fait partie des 15 plus hauts sommets d’Alaska et c’est aussi le volcan le plus actif de la région. Certains jours, on peut voir une grosse fumée qui s’échappe du cratère… volcan sous haute surveillance mais apparemment sans danger pour l’instant.

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Par judithpuzzuoli
Le 3 juin, 2010
A 21:20
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