Free yourself

Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 

The Bear Tree

Kenny Lake, 21 octobre 

J’ai pour grande affection les écureuils. Ici, pas une promenade ou presque sans en voir un grignoter une graine ou s’enfuir dans un arbre. L’autre jour, je demande à Matt si les ours mangent les écureuils puis me reprends en ajoutant que de toute façon, les écureuils peuvent toujours s’enfuir en grimpant dans un arbre. Matt me répond que les ours mangent de tout et que de toute façon ils savent grimper aux arbres. « QUOI ?!! C’est quoi cette histoire ? -  Well if you don’t believe me, go and look the Bear Tree in the garden…” 

Bizarrement, il m’est plus facile d’imaginer un panda dans un arbre qu’un ours brun ou un grizzly -beaucoup plus gros- et encore moins dans le jardin où l’on habite ! L’arbre en question est un bouleau, immense, qui était là bien avant Matt et bien avant que quiconque habite le coin. Il est à 15 mètres de la maison et je suis vexée de ne pas l’avoir observé plus tôt… De prime abord, ces marques ressemblent aux jeux de hasard de l’écorce, profonde et zébrée par nature. Mais lorsque je commence à compter les marques, par groupe de 5, qui se répètent tous les mètres en grimpant le long de l’arbre jusqu’à près de 10 mètres de haut, je me dis qu’effectivement, ces marques ne sont pas le fruit du hasard, mais de belles griffes profondes qui ont abîmées l’arbre le jour où un ours est venu y grimper pour voir je ne sais quoi d’en haut -ou attraper un pauvre écureuil- il y a déjà un certain nombre d’années.

Ça me fait froid dans le dos pour deux raisons : déjà, je me disais que si un jour je devais faire face un ours, je prendrai mes jambes à mon cou pour grimper dans un arbre… Ok, même si les chances sont rares pour que ça arrive et que l’ours ait suffisamment les crocs pour me suivre dans l’arbre ! Aussi, parce que jusqu’à présent, je pensais la forêt autour de Kenny Lake sans ours. Mais Matt me rappelle qu’ils sont partout et que même s’ils habitent principalement de l’autre côté de la vallée pour éviter les hommes, certains « voyagent » d’une région à une autre… D’ailleurs, beaucoup d’arbres sont marqués comme celui là. C’est pourquoi il vaut toujours mieux se promener avec un chien dans le coin ! Même si, me rassure-t-il, les élans sont plus à craindre que les ours.

Aussi, je me souviens que l’année dernière, quelques semaines avant mon arrivée, JT le Woofer de l’époque, avait tué d’une balle un jeune ours qui rodait dans le voisinage depuis plusieurs jours. La peau de l’animal sèche encore dans l’atelier de Matt. Aussi, quand les soirs de nuit noire j’entendrai les chiens hurler en direction de la forêt, je ne penserai plus qu’il s’agit simplement d’un élan solitaire ou d’un renard… et je prendrai une lampe torche pour aller au p’tit coin.

 dscn5170.jpg   dscn51661.jpg dscn51671.jpg

 The « Bear Tree ». Pas facile de prendre l’arbre en entier. La photo en noir et blanc, c’est pour le côté terrifiant!

Dans : Non classé
Par judithpuzzuoli
Le 21 octobre, 2010
A 4:51
Commentaires :1
 

1 Commentaire

  1.  
    Sandrine
    Sandrine écrit:

    Tu pourrais toujours essayer de saoûler l’ours en question, avec tes nouveaux talents de barmaid ;)
    Contente de voir que tout va bien, bises !

Répondre

 
 

Les voyages d'Esteban |
Randonnée Roumanie |
runireland |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | jrny
| lacharbonnerie
| Le grand voyage