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Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 

Salmon Fishing Trip Adventure

Salmon Fishing Trip Adventure 

Kenny Lake, 30 juin   

Jeudi 23, nous décidons de prendre une journée “off” après tout ce travail de jardinage. Direction la Copper River pour une journée de randonnée-pêche au saumon. Récit d’aventure Alaskane…

Le temps est légèrement couvert et venteux, idéal pour marcher. Le vent n’empêche cependant pas les moustiques de nous traquer aussitôt dans la forêt (et evidemment, j’ai oublié ma moustiquaire pour le visage). En marchant d’un bon pas, on arrive à en semer la plupart. En chemin, nous trouvons 4 magnifiques bolets, promesse d’une belle omelette !

img2048.jpg img2050.jpg Arrivés au Wedding Bluff, là où nous nous sommes mariés en Octobre dernier, (presque 8 mois après jour pour jour). Portrait de famille avec Sherley et Gobi. Matt est son « Dip Net », épuisette géante pour saumon. Copper River, nous voilà!

 Je ne suis pas retournée au Bluff depuis et le paysage est totalement différent: vert et luxuriant. Les montagnes sont cachées dans les nuages, mais la vue sur cette immensité est toujours aussi impressionante. Depuis la falaise, la rivière semble proche à vol d’oiseau, mais est en faite à quelques kilomètres à pied. A partir d’ici, plus de chemin. Il nous faut longer la falaise, qui descend en pente douce jusqu’à la rivière.

Le début est facile car il y a peu d’arbres et il nous est facile de suivre le bord. Puis nous nous enfonçons dans la forêt… la végétation de trembles/peupliers laisse place à une forêt de sapins, dense et sombre. Nous ne voyons plus la rivière mais l’entendons gronder au loin. Pas de boussole, mais Matt connaît l’endroit où il veut arriver. Il nous faut couper à travers la forêt pour rejoindre un ruisseau. Si nous allons tout droit, nous arriverions à la rivière plus facilement mais il serait alors difficile voir impossible de longer la rivière jusqu’à notre « spot ».

Nous traçons une ligne imaginaire pour rejoindre le ruisseau. Près d’hune heure de marche difficile à travers la forêt de sapins, d’arbres morts, de branchages épais. Matt galère avec son Dipnet et doit contourner plus que moi les obstacles. Traces fraîches d’ours un peu partout. Avec les chiens nous ne risquons rien. Matt a emporté un revolver au cas où.

Nous débouchons à l’endroit exact où nous le souhaitions, près d’une ancienne cabane de trappeur. Il ne nous reste qu’à longer le ruisseau jusqu’à la rivière et se trouver un coin où se poser. Il nous aura fallu 1h30 de marche depuis la maison.

A peine arrivés, on s’organise! Priorité numéro un: faire un feu pour chasser ces maudits moustiques! Facile, il y a du bois mort partout sur la berge. Matt a aussi emporté un encens « chasse moustiques » super efficace. Heureusement car sans ces armes, je ne sais pas si j’aurai pu passer la journée ici!

img2053.jpg img2054.jpg A gauche: Pauvre Shirley n’est pas à la fête: elle est couverte de moustiques! A droite: Shirley réussit à sourire pour la photo. Après un moment, je la vois s’enfouir la tête dans le sable et ressortir le nez, plein de sang de moustiques écrasés!

img2056.jpg mattrivercopie.jpg Matt essaye son dipnet aussitôt arrivé. Le courant est fort et rapide. La perche et le filet sont entraînés avec. Pas facile de garder la même position!

img2062.jpg Pendant ce temps-là, je fais griller des saucisses. ça m’a ouvert l’appétit cette petite marche!

img2069.jpg img2073.jpg Petit coin abrité des courants forts. Idéal.

Nous étendons le campement pour aller chercher un meilleur coin où pêcher.

Le principe du dipnet: mettre le filet dans l’eau dans un coin protégé du courant principal et là où il y a des courants opposés. Le filet s’ouvre à l’opposé du courant et les poissons remontant la rivière entrent dedans, en suivant le bord de la rivière, (à priori plus facile que le milieu). Assez souvent, il faut remonter le filet et le remettre droit, le courant finissant par l’emporter. La perche pèse une tone dans l’eau et il faut de sacrés bras. Nous prenons la perche à tour de rôle. C’est épuisant pour les bras et le dos! Une tentative pieds-nus dans la rivière m’a découragé d’emblé: l’eau n’est qu’à quelques degrés et il impossible d’y rester plus de quelques secondes!

2H plus tard: toujours rien! Pas de bol… Nous décidons d’aller voir à un autre coin. Nous longeons à nouveau le ruisseau et débouchons sur l’ancienne cabane.

img2083.jpg Encore en bon état, à part le toit. Dedans, il y a un vieux poele à bois tout rouillé, de vieilles conserves et des épices sur une étagère. Comme dans les films! La cabane à une 30° d’années et n’est plus utilisée depuis bel lurette. Le plafond est bas pour conserver la chaleur.

img2086.jpg img2089.jpg Notre second spot, celui que Matt utilise généralement.

 img2091.jpg img2092.jpg 

Après un autre passage à l’aveugle dans les bois, nous retrouvons la rivière. Il faut descendre une pente raide qui s’effrite. Nous y allons un par un pour éviter les éboulements. Sherley et Gobi reconnaissent le coin et s’endorment pour l’après midi. Matt trouve un ancien dipnet, caché là toute l’année dans les sous-bois. Comme ça, on a deux plus de chance d’attraper quelque chose. Quand la saison est bonne, on peut pêcher un saumon toute les demi-heure en moyenne. Aujourd’hui, rien! Plutôt décourageant! La vue est belle, on est tous seuls, on ne va pas se plaindre. Un groupe de rafteurs passe en milieu d’après midi et s’étonnent de voir de la vie humaine dans ce coin perdu, nous aussi! Ils vont jusqu’au Chitina et ont l’intention de camper quelques kilomètres plus bas. Avec ce courant, pas intérêt à tomber à l’eau, même avec gilet!

Nous essayons à cet endroit deux bonnes heures… C’est un bon coin où il est plus facile de garder le filet dans l’eau mais aucun saumon ne s’arrête nous voir! Il se fait tard et le retour va prendre du temps. Nous décidons de rentrer, bredouille! Next time we’ll be more lucky! Matt planque son dipnet et l’ancien au même endroit, juste au sommet de cette pente. Espérons qu’aucun animal n’ira abîmer le filet.

Le retour est laborieux mes amis! Nous décidons de rentrer par une autre piste: ancienne ligne de démarcation de territoire, effectuée dans les années 60. A l’époque, des hommes avaient ouvert une voie large de plusieurs mètres, marqués des arbres ici et là. Aujourd’hui, cette ligne est envahie par la forêt. Le début est facile, puis à mesure que nous nous enfonçons, le terrain devient vraie forêt vierge. Il nous manque une  hachette pour se faufiler! Nous essayons tant bien que mal d’aller « droit » par rapport à la « survey line ». Il nous faut contourner des marres infestées de moustiques, des branchages épais et arbres morts. Des ronces couvrent aussi le sol dont il faut passer à travers… le bas des jambes brûlent d’épines ! Je tombe de temps à autre dans les ronces car mes lacets sont défaits et que je n’ose pas m’arrêter pour les refaire. Aussitôt la tête au niveau du sol, une nuée de moustiques s’attaquent au visage, aux yeux, rentrent dans le nez… Un cauchemar! Nous traversons cette vallée plus d’une heure et demi durant, suivant des pistes d’animaux sans jamais en voir. Trace de castors ici et là ayant rongé un arbre, crottes d’élan ou d’ours. C’est à la fois exitant d’être là et effrayant! Je suis contente d’être bien accompagnée et qu’il fasse jour bien sûr! Sherley et Gobi aussi se demandent pourquoi nous passons par là! Enfin, nous retrouvons une pente douce qui doit nous amener au plateau où nous habitons. Pente qui s’accentue progressivement pour finir carrément raide! Il fait chaud, nous sommes en nage et fatigués, (même les chiennes), mais impossible de s’arrêter à cause de ces « bloody » moustiques! Courage, nous approchons du sommet! Comme Matt dit: une vraie expérience « into the Wilderness »! Après coup, j’ai trouvé ça super de se retrouver là, jeu d’orientation grandeur nature, être perdu dans la forêt, sans vraiment l’être! Le seul souci sont les moustiques. Bizarement, ils ne s’attaquent pas ou presque à Matt! Pour ma part, ils me sucent littéralement mon énergie et ma bonne humeur! M’enfin, ça fait partie de l’aventure!

Une fois en haut, nous retrouvons assez rapidement la piste et sommes à moins d’une heure de la maison. Pressés d’arriver, nous marchons d’un pas de géant, celui de Matt. Nous avons droit chacun à une bonne douche solaire et à un festin de bolets bien mérités! Another day in Paradise!

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Par judithpuzzuoli
Le 30 juin, 2011
A 21:24
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First veggie market

Fist Veggie Market 

Kenny Lake, 30 juin 

Mardi 28 juin, premier marché de légumes de l’année ! Nous sommes allés à Valdez vendre notre marchandise. Deux heures de route, mais plus de passage qu’à Kenny Lake ! Quand on voit tous ces beaux légumes étalés sur la table, on se dit que c’est tout simple… y a pourtant du boulot en amont !

Chercher de l’eau au puits communautaire : vivre « off the grid » sans eau ni électricité courante c’est sympa, mais ça demande quelques efforts et de l’organisation. Nous avons besoin d’eau fraîche pour laver les légumes. Je conduis le truck chargé d’une nouvelle citerne (200 gallons, soit 760L environ) pour la remplir à moitié. (Notre ancienne citerne ayant été défoncée par un élan cet hiver ! ). Nous sommes à 10 minutes en voiture du puits. L’eau sort à 1-2°C de la terre, idéal, et le débit est assez rapide finalement (8 gallons/minute). Toujours faut-il qu’il n’y ait personne avant vous ! J’ai dû aller au puits 3 fois ce jour là ! La 1ere fois pour remplir à moitié la cuve et mettre un produit désinfectant à l’intérieur. Nous avons transvasé l’eau dans l’ancienne citerne (le produit s’évapore et n’est pas nocif pour les plantes mais pas super à boire). La seconde fois, j’ai dû faire demi-tour car il y avait quelqu’un avec une citerne deux fois plus grande !! (Soit une heure pour la remplir !). La troisième fois était la bonne. Beaucoup d’aller-retour et de temps passé.

img2111.jpg Le nettoyage des cagettes  et de la cuve: Nous récoltons les légumes dans des cagettes en plastique. Moyen facile pour les entreposer temporairement. Grand nettoyage de l’année pour les cagettes ayant passé l’hiver dehors. Plusieurs heures de boulot et il en reste encore à laver ! Nous utilisons un savon bio à base d’huile naturelle, ce qui fait que l’on peut réutiliser l’eau pour les plantes. La cuve en inox sert de bain pour le nettoyage des légumes.

img2112.jpg La récolte : A notre grande surprise, il y a déjà beaucoup de choses de prêtes pour la récolte cette semaine : épinards, radis, arugula (petite salade épicée), mixed greens (mélange de mini salades de toutes les couleurs), oignions verts, herbes aromatiques (basilique, thym, marjolaine…), rhubarbe. Les fraises étant pour notre conso personnelle !

A deux, la récolte va vite.

img2115.jpg img2116.jpg img2118.jpg Le nettoyage des légumes : Nous plongeons chaque variété dans la cuve, du moins sale au plus sale. Les cagettes servent d’essorage.

img2127.jpg img2122.jpg La pesée et mise en sac : N’ayant pas trouvé de sachet en papier, nous entreposons les légumes dans des sacs ziploc pour cette fois-ci. Les moustiques sont de la partie et je suis obligée de me couvrir la tête ! Nous préparons tout à l’avance pour n’avoir plus qu’à vendre une fois sur place. Tout est propre et bien rangé dans des cartons puis entreposé dans le root cellar (cave) pour la nuit.

Ce travail commencé en milieu de matinée se termine à 23H du soir ! Il nous reste encore à terminer le journal… Bouclage obligatoire pour 8H du matin le lendemain. Matt ne dors pas de la nuit, il me réveille à 6H pour l’aider à la relecture et détails de dernière minute. Nous envoyons la version finale à l’imprimeur à 8H30 et décollons pour Valdez dans la foulée. Matt n’aime pas être en retard pour son premier marché de la saison ! Normal. Nous arrivons presque à l’heure et en 15 minutes, le stand est monté.

img2131.jpg  »Il sont frais mes légumes! » Les épinards se vendent comme des petits pains.

 img21331.jpg img2130.jpg Notre stand, avec Doug à droite. De bol cette semaine, grand beau temps à Valdez (habituellement sous la pluie).

Nous sommes installés en ville, en face de « Rogue’s Garden », ma boutique préférée d’Alaska ! Magasin de produits bio, café et restaurant bio… Tout est bon ! Les gérants sont contents aussi car nos deux commerces vont bien ensemble et ils nous achète des produits pour fabriquer leurs sandwiches du midi.

Doug Vollman, ami et jardinier de Kenny Lake, nous a rejoints pour vendre sa récolte aussi. Quelques salades et courgettes pour cette semaine. C’est chouette, car nous ne vendons pas les mêmes choses. Nous restons 3H (entre 10H et13H) et vendons presque la totalité de notre marchandise. Succès ! Les locaux sont ravis de pouvoir acheter des produits ultra frais cultivés localement et le bouche-à-oreille devrait amener plus de monde dans les prochaines semaines.

Ce rythme effréné marché/bouclage du journal aura lieu tous les 15 jours cet été. Mardi prochain sera plus « relax »!

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Par judithpuzzuoli
Le
A 19:40
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Happy Solstice!

Kenny Lake, 30 juin

Avec nos journées sans nuit, on en oublierai presque que ça ne durera pas éternellement! J’écrivai hier soir du courrier à 23H, à la lumière du « jour ». Quand le ciel est débagé, le soleil est encore visible à minuit, à l’horizon. Il longe cet horizon quelques heures avant de remonter progressivement.

Matt dort du sommeil du juste, quant à moi, je dors avec sur la tête tout ce qui me passe sous la main (t-shirt, pyjama, chaussette…). Impossible de dormir avec toute cette lumière, les yeux ne se repose pas. Le matin, je suis réveillée tôt également (5H30) mais me rendors généralement. Le temps de s’adapter qu’il fera déjà nuit pour de vrai. Le sommeil est plus léger, mais dans l’ensemble, c’est vraiment chouette d’avoir ces longues journées!

img2040.jpg Nous avons fêté le Solstice au Grizzly Pizza, un bar-restaurant à 30 minutes de Kenny Lake, dont les propriétaires Billy et Marianne célèbres dans la région pour être « grumpy » (grincheux). Barbecue dehors et musiciens du coin sur une scène originale: un ancien truck réaménagé en scène. Sur la photo, Billy et son fils, excellents musiciens.

 img2041.jpg Il y avait un paquet de monde, ce qui est toujours surprenant… Là où on vit, on peut passer plusieurs jours sans voir personne!

img2042.jpg  A notre retour du Grizzly, quelle bonne surprise! Sherley était restée à l’intérieur toute seule et ça ne lui a visiblement pas plu du tout! Elle a littéralement sacagé la cuisine. Paquets de riz, quinoa, graines en tout genre éventrés par terre, viande séchées dévorées, boîtes, vaiselle étalées… Tout y est passé! Elle s’est même attaqué à mes affaires posées par terre (tissus, laine déchirés!).  Je n’étais pas contente!! Sherley privée du confort de la maison pour plusieurs jours donc… jusqu’à ce qu’elle nous fasse pitié attachée dehors avec son air de chien battu! Faibles que nous sommes…

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Par judithpuzzuoli
Le
A 18:46
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Happy Bees!

Kenny Lake, 30 juin 2011

Si nos chères abeilles ont eu un mois de mai un peu dur côté pollen, elles se sont depuis rattrapées.  On assiste depuis 15 jours à une explosion de couleurs côté fleurs (je mettrai bientôt en ligne des photos de ces plantes). La ruche est en ébullition et on peu entendre les abeilles de l’autre côté du jardin!

Il était temps que Matt l’apiculteur inspecte la ruche, voir si la colonie est en bonne santé et si les abeilles ont besoin de plus d’espace.

 img2012.jpg Matt commence pour les « enfumer » un peu pour les calmer. La fumée est interprétée comme un risque d’incendie par la colonie, qui réagit en allant se goinfrer de miel et d’énergie pour prendre des forces, au cas où il faudra déménager! Ce qui a pour réaction de les rendre grogui par l’effet du miel.

img2013.jpg Cette variété d’abeilles n’étant pas agressive de nature, Matt s’y risque sans gants ni protection. Les plateaux (je ne connais pas le terme exacte) sont remplis de miel. Bon signe.

img2011.jpg Matt décide d’ajouter un autre étage à la ruche pour que les abeilles puissent produire davantage et avoir les provisions nécessaires pour l’hiver. Il place d’abord une grille entre le second et le troisième étage, pour que la Reine ne puisse pas y accéder pour pondre ses larves et que ce troisième étage ne serve exclusivement qu’à leur réserve de miel. La reine est trop grosse pour se faufiler par les rayons de la grille, mais pas les ouvrières! Malin.

img2014.jpg img2015.jpg Pose du troisième étage et du toit. C’est finit! Comme je vous l’ai dit précédemment, nous allons essayer de sauver la ruche cet hiver en l’accolant à notre véranda (projet d’automne). D’ici là, si les premiers froids arrivent, Matt isolera la ruche avec un isolant (bleu sur la photo) très efficace.

img2017.jpg Pleine activité dans la ruche. Les abeilles ne sont pas matinales car il fait frais le matin et elles se couchent tôt aussi! Peu d’activité aussi les jours humides. Dès que le soleil pointe, le ballet incessant recommence. Deux ou trois abeilles sont postées à l’entrée pour battre des ailes en continue et ainsi permettre aux autres de reconnaître le parfum de la ruche. Bien qu’ici, il y a ait peu de raison de se perdre car c’est la seule ruche dans les environs!  

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Par judithpuzzuoli
Le
A 18:22
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First Strawberries

Kenny Lake, 26 juin

img2096.jpg La voilà! Sucrée et juteuse à point! Heaven!

J’ai planté une centaine de plants mi-mai et voilà enfin nos premières fraises! De l’or rouge! Nous rêvons déjà de faire de la glace à la fraise, avec le lait de chèvre fraîchement trait à la ferme de Marlène! J’espère commencer d’ici quelques jours à traire sa chèvre deux fois par semaine!

Demain, première récolte de légumes! Nous vendrons pour la première fois au marché de Valdez mardi matin. De prêt dans le jardin: radis, épinards, oignions verts, petites salades en tout genre, plantes sauvages (que l’on cuisine). Nous croulerons sous les légumes d’ici peu à la vitesse où tout pousse! Cure de verdure et plaisir de manger sain, de bonnes choses plantées de nos mains!

Grosse journée demain puisque qu’il nous faut finir le journal à temps, récolter, laver, préparer nos légumes!

Il faudra attendre un peu pour vous raconter notre partie de pêche au saumon, la fête du Solstice d’été, les abeilles…  

 

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Par judithpuzzuoli
Le 27 juin, 2011
A 8:21
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Good Bye Dylan!

Kenny Lake, 27 Juin

img1976.jpg Dylan and me.

Notre jeune Wwoofeuse, Dylan, est repartie depuis une semaine déjà. Trois semaines de vie « à la dur » pour cette citadine de New York, aspirante commédienne de théâtre! Toujours partante, toujours le sourire, Dylan nous a filé un bon coup de pouce pour démarrer notre jardin et planter  nos kilomètres de rangées de légumes! Elle était là pour le plus dur: longues heures de bêchage, plantage, arrosage, desherbage! Et repart avant d’avoir pu goûter à toute ces bonnes choses!

Les moustiques lui ont fait la vie dure, les mouches dans le bus également, mais Dylan nous a épaté pour sa capacité d’adaptation à toute épreuve! C’est vrai qu’on vit un peu à la « roots » et qu’on finit « noir » de terre en fin de journée de la tête aux pieds… Matt a quand même installé récemment un coin douche solaire dans le jardin avec vue sur la forêt! Petit bonheur de fin de journée!

Bon vent Dylan, et MERCI!

PS: Il faut que je lui demande de nous envoyer un petit écrit sur son séjour ici! Toujours intéressant d’avoir la vision d’un oeil extérieur!

 

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Par judithpuzzuoli
Le
A 8:04
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Juma: au boulot!

Kenny Lake, 20 juin   

Juma, pronouncé ‘D’jouma’, c’est notre petit voilier de 7m50, récupéré l’été dernier pour une bouchée de pain dans le terrain vague d’un garagiste. Abandonné pendant 2 ans, malmené par ces précédents propriétaires, le voilà depuis un an dans notre jardin dans l’attente d’une prochaine mise à l’eau. Ça progresse, mais y a du boulot !

Depuis l’automne dernier, je n’ai hélas pas réussie à faire avancer beaucoup les travaux, avec cet interminable hiver. Le bateau est resté à l’abri, mais notre vieille bâche n’arrête pas toutes les intempéries et est partie depuis le dernier coup de vent en lambeaux ! En mars, j’ai fais des parties de ponçage dans l’après midi. Juma est enfin poncé intégralement (intérieur/extérieur), si ce n’est un petit morceau que je garde pour la fin… ça paraît peu, mais c’est déjà une grande étape de franchie ! L’intérieur n’était que peinture écaillée, moisissures et humidité. C’était long, mais je connais maintenant chaque cm2 de la coque et j’ai passé du bon temps dans le bateau, ponçant tout en rêvant les belles navigations le long des côtes d’Alaska.

Tout le mois d’avril, j’ai attendu en vain LE jour pour passer une première couche de peinture à l’intérieur. Tout était propre et prêt mais… soit le vent soufflait fort, soit l’air était trop froid (pour la peinture), soit j’étais prise ailleurs dans d’autres projets. Fin mai et juin étaient complètement dédiés au jardin, espérons que juillet soit le mois parfait pour avancer un grand coup. Vivre loin de tout fait que tout prend plus de temps. Patience et persévérance… parmis les nombreuses choses que l’on apprend à vivre en Alaska.

img1994.jpg img1995.jpg Juma ces jours-ci. Notre « boat shed » à l’air misérable, je sais. La bâche qui le protégait n’est plus que lambeaux, l’ossature bois semble branlante (on travaille dessus pour la renforcer) et la végétation pousse de partout. Le bateau prend la poussière mais devrait être peint d’ici les semaines qui viennent, dès que j’aurai acheté la peinture à Anchorage. La quille est encore coincée mais Matt à son idée pour la débloquer…

 img2000.jpg img2008.jpg En attendant, j’ai profité d’une belle journée de soleil (samedi), pour peindre toutes les pièces bois détachables de l’intérieur. Un micro projet qui m’a redonné du « boost », juste de voir les choses rédémarrer. On on verra plus tard pour mettre un peu de couleur. J’avais ponçé les planches avant de partir en France et elles sont pour la plupart en très bon état. ça de moins à refaire!

J’ai en tête tout mon programme des réparations et j’espère que nous naviguerons fin Août/Septembre. A part la peinture –la partie de plaisir après le ponçage- il me faut revoir l’électricité, isoler l’intérieur, poser de belles planches en bois par-dessus, faire quelques réparations sur la coque (globalement en très bon état sauf la quille), aménager sommairement l’intérieur (matelas, table à carte), réviser toutes les pièces d’accastillage et remplacer les fragiles, refaire quelques pièces en bois indispensables (rail de sécurité, barre), faire un sablage anti-dérapant sur le pont… Bref, la liste bien longue mais rien ne peut me décourager ! Pour cette année, on va aller à l’essentiel, le confort viendra plus tard (parents inquiets : la sécurité sera là !). Je fouine sur Internet pour trouver des pièces d’occasion et tiens à jour tous les coûts des travaux, le but étant de ne pas dépasser le prix d’achat, soit 500$. C’est bien parti !

Ce petit voilier est bien plus qu’une coque en plastique. Il est à mes yeux le symbole de la liberté absolue, et la réalisation d’un rêve ancré en moi depuis longtemps. Je vis un peu de ce rêve chaque fois que je travaille sur le bateau. Naviguer est un état d’esprit et un jour j’espère, un mode de vie, au moins pour quelques années. Il y a des projets que l’on repousse à plus tard, des choses auxquelles on aspire et que l’on ne réalise pas, mais quand vous savez au fond de vous que « c’est ça » qui vous parle, qui vous ressemble, alors tout se met en place naturellement, en moins temps qu’il n’en faut. On dit toujours que ça coûte cher de faire de la voile mais tout dépend de comment on aborde sa passion. Ici, on fait tout soi-même, on troque, on bidouille, on récupère tout ce qui se trouve. Le temps et l’énergie, on en a tant qu’il faut. C’est ça l’essentiel.

Je lisais un livre l’autre jour qui pourrait se résumer à cette phrase: « Master the Fear and you conquer Resistance« .  

Je vous souhaite de réaliser vos rêves et de ne pas attendre à demain.  

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Par judithpuzzuoli
Le 20 juin, 2011
A 19:48
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Miss Piggy’s secret

Kenny Lake, 20 juin

Notre cochonne Miss Piggy grossie et grandie de jour en jour. Notre affection pour elle aussi… Je préfèrerai ne pas trop m’attacher, vu le sort qui lui est réservé à la fin de l’été, mais c’est impossible. Un cochon, c’est vraiment trop mignon et drôle!

On  a découvert depuis peu l’autre passion de Miss Piggy -après manger: les gratouilles dans le dos!

 img2003.jpg img2004.jpg img2006.jpg

Nous avons une sorte de petit rateau édenté avec lequel on peut lui grater tout le dos de haut en bas. Miss Piguy en raffole! C’est devenu un vrai numéro de cirque et notre amusement quotidien. Miss Piggy attend désormais impatiemment son massage. Dès la première gratouille, elle s’assoit sur son derrière, puis s’allonge et s’étale sur le côté. On la gratte du cou au bas des cuisses, doucement et Piggy s’endort presque, les yeux fermés, un petit grogrement de plaisir au coin de lèvres. Complètement détendue! On pourrait continuer des heures comme ça qu’elle ne bougerait pas d’un poil! Quand on s’arrête, elle se relève et demande une petite caresse sur la tête.

On a remarqué que les moustiques ne l’épargnaient pas non plus. Elle a des centaines de piqûres sur le bas ventre!

Miss Piggy mange plus que nos chiens! Deux bouillies d’avoine/mais par jour, et 2-3 snacks de « Fireweed », une plante grasse qui pousse partout par ici et dont Piggy raffole plus que tout.

La cohabitation avec les poules se passe bien. Les poules sont juste jalouses que le cochon reçoivent autant d’attention et de nourriture et épient entre les palettes. Sur nos 10 poules achetées au départ, il nous en reste 8! Deux poules sont mortes mystérieusement à quelques semaines d’intervales. On a cru d’abord à une bataille entre poules, mais aucune poule ne portait de traces d’attaque ou de blessures. Comme mortes dans leur sommeil. Ne sachant pas exactement la cause du décès , nous ne les avons pas mangé. Les deux fois, Gobi s’en est occupé avant que nous ayons eut le temps de les porter dans la forêt (Gobi venant voler la poule morte posée dehors sur une palette en hauteur). Maintenant, nous croyons savoir que nos poules étaient trop nourries! Nous avons réduit drastiquement la nourriture, et les poules semblent pondrent plus d’oeufs, variant de 3 à 6 par jour. Seulement, depuis quelques temps, une poule se fait harceler méchamment par les autres. Elles sont toutes sur son dos, lui picorant la tête et le corps dès qu’elle veut manger ou boire… Elle ose à peine descendre du poulailler et risque de mourir de faim si ça continue.  La solution de Matt est d’abréger ses souffrances en la tuant… pour la manger! Peut être la meilleure solution.

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Par judithpuzzuoli
Le
A 19:01
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Happy Dogs

Kenny Lake, 20 juin

Aujourd’hui devait être jour de pêche au saumon, le temps est pluvieux et gris, nous restons au chaud. Les légumes apprécient un peu d’humidité après ces quelques journées chaudes. 

Le mois de juin est dans l’ensemble magnifique et nos braves chiens se prélassent au soleil comme des pachas. Petite série de portraits de mes chers amis:

 img1983.jpg Picker, endormie sur sa niche. C’est là que les chiens passent leur matinées et soirées. Quand il fait plus chaud dans l’après midi, ils se protègent à l’ombre des arbres.

img1984.jpg img1988.jpg Loogy à gauche, Fluffy à droite. Frères de bêtises.

img1982.jpg Chewy, en pleine mue, comme la plupart de la meute. Son pelage fait une belle laine épaisse. Il y a une amie à Kenny Lake qui récupère les poils de chiens pour les tisser et faire des bonnets tout doux. Mais les poils de nos chiens sont un peu court pour ça. Dommage!  

img1986.jpg Doc le paisible.

 Quelques chiennes sont en chaleur ces jours-ci et nous avons droit à des concerts d’aboiements mélancoliques, de jour comme de nuit!

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Par judithpuzzuoli
Le
A 18:42
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Ça pousse !

Kenny Lake, 16 juin

img1972.jpg A gauche, rangées d’épinards, radis, pois. Au milieu, choux, veronica romanesca, broccolis. A droite, carottes.

Nous attendions désespérément la pluie pour nourrir en profondeur le sol. Première belle pluie depuis notre retour, le 28 mai ! Le Copper Bassin est un immense plateau, entouré de montagne sur lequel (bizarrement) les nuages ne font que passer. En Normandie, quand on voit de gros nuages noirs, on sait à quoi s’attendre, ici on se goure toujours ! Il semble que toute la pluie reste bloquée sur la côte, de l’autre côté des montagnes. On ne va pas s’en plaindre, car au moins on a un vrai été, mais une bonne pluie fait du bien au sol si sec, et nous allège une journée ou deux d’arrosage.

Voilà, tout est planté ! Il nous reste du « rab », pour remplacer certaines plantes crevées, souvent à cause d’un ver qui coupe les racines. Mais après le Solstice, ça sera finit, car il paraît qu’après ça n’est plus bon de planter. Enfin, tout pousse à peu près bien. Dans la serre, nos plants de moutarde (que l’on mange en salade), se sont fait presque totalement dévorer par un petit vers/chenille noir, que j’ai ramassé à la pelle tous les jours pendant une semaine. Les plantes ayant survécues ont droit à une autre invasion de petits insectes rouge et noir genre « gendarmes ». Je les cueille eux aussi un par un mais on fait une croix sur la moutarde. Au moins on sait ce qu’ils aiment et ils ne s’attaquent à rien d’autre pour le moment.

Tout le reste pousse à vue d’œil et le plaisir du matin avant le petit déj est d’aller faire un tour dans les jardins pour voir l’avancement de la croissance. Ça me fait penser à un grand dortoir où des enfants dorment et dont il faut prendre soin.

Je me suis posée une question toute bête: Si on ajoute bout à bout nos rangées de légumes, de combien de mètre de long fait le jardin ? Nous avons une serre (que je n’ai pas comptée) et 3 jardins, 2 à la maison, et celui que nous louons chez Sam, le plus grand. En multipliant la longueur de nos différents jardins par le nombre de rangées, nous obtenons un total de rangées cultivées de 760 mètres (2491 feet)! C’est la folie ! Ça fait quelques longues journées de désherbage, de plantage -dont une bonne partie sur les genoux, sous oublier l’arrosage !

Le plus dur est fait quand même. Il faut désormais entretenir régulièrement – les plantes poussent vite, comme les mauvaises herbes ! Et arroser souvent car la terre se dessèche vite.  Matt m’ayant nommée « chef jardinier », je prends ma tâche très au sérieux, d’autant que c’est mon premier « vrai » jardin. A la maison, je me suis toujours contentée de cueillir/récolter, la partie de plaisir !

Avec tout ce que nous avons planté, nous devrions avoir assez pour vendre sur les marchés d’ici quelques semaines, et de quoi manger cet hiver ! Nous ferons le plein de conserves mais bricolerons aussi un meilleur stockage des légumes dans le root cellar, pour que ça ne soit pas les mulots qui profitent de notre dur labeur.

Nous prévoyons aussi l’installation d’un « salad bar » durant la fête de Kenny Lake, fin juillet. Histoire de faire goûter aux locaux nos bons produits et de rivaliser avec le burger bus ! J’ai déjà le concept en tête et ai hâte de faire la petite marchande de légumes !

img1970.jpg Dylan, toujours et encore à l’arrosage. Chaque jardin est arrosé un jour sur deux ces temps-ci. Nos réserves en eau s’amenuisent. Plus qu’une demi-piscine et la citerne en plastique (que l’on voit sur la photo). Il faudra bientôt se faire des après midi « remplissage de citerne » au puits communautaire.

   img1947.jpg Famille du Grand Machaon? Encore peu de papillons par ici. Beaucoup de libellules – pour contrer les moustiques. Pas de « Yellow Jacket », grosse guêpe qui faisait des nids partout l’année passée. Comme les moustiques, ils semblent avoir des cycles.

 img1944.jpg img1945.jpg Sam’s garden et sa belle grange. 7 rangées de 53 mètres! Nous n’utilisons qu’une partie, la vieux Sam allant bientôt planter des pommes de terre. On est content quand on arrive au bout d’une rangée, que ce soit pour désherber, planter ou arroser, toujours une petite victoire! / Matt au désherbage, Dylan à l’arrosage! Petites fourmis travailleuses! Là-bas, pas de problème en eau, nous utilisons l’immense piscine, remplit quand il faut par l’eau d’un puit.

img1379.jpg img1383.jpg Photos prises début mai, avant notre départ. Juste pour vous montrer notre « seeder« , merveilleuse invention! Certains jardiniers connaissent sûrement. On met les graines à planter dans la boîte et y a plus qu’à rouler! La machine trace un sillon en profondeur (réglable) et il suffit d’aller tout droit, les petites graines tombent régulièrement dans le sol (en fonction du disque choisit). De loin la méthode la plus facile pour planter sans se casser le dos!

Dans : Non classé
Par judithpuzzuoli
Le 16 juin, 2011
A 19:05
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