Free yourself

Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 

How to get wood in winter

Kenny Lake, 6 février 2012 

Après la vague de froid de janvier, c’est au tour de la neige. Jamais plus de 12cm par jour, mais petit à petit, ça s’accumule et l’accès à notre chemin depuis la route est à chaque chute de neige un peu plus délicat. Nous refusons l’idée de faire appel à une dameuse, ce qui nous faciliterait la vie, mais au détriment des arbres du chemin, généralement réduits en pièces à cause de la largeur de l’engin.

Depuis notre retour, nous avons épuisé le stock de bois coupé avant notre départ et nous coupons depuis quelques semaines notre bois au compte-goutte, de deux façons : Matt passe une corde autour de sa taille et tire le traîneau jusqu’à l’endroit de la coupe, généralement à proximité du jardin. La forêt alentour étant « nettoyée » depuis plusieurs décennies par d’autres locaux, il reste  peu d’arbres morts sur pieds proche de la maison et la forêt de sapins semble jeune et est bonne santé. Matt se contente généralement de couper de vieux troncs morts, reste de coupes n’ayant pas été terminées il y a de cela des années. Un traîneau bien plein nous fait tenir généralement 2-3 jours, selon les températures. 

Vous me direz : pourquoi ne pas prendre le truck et couper du bois le long des routes, comme on fait parfois ? Pas si facile en fait avec cette neige ultra profonde qui cache en plus les arbres. Il y a en a aussi de moins en moins proche de chez nous (car d’autres locaux font pareil). Pour notre dernière tournée, nous avons coupé deux sapins énormes, mais situés à bien25 mètresde la route. Ça veut dire porter les bûches sur toute cette distance dans la neige profonde, sans oublier le talus raide à monter pour rejoindre la route ! Je fais des allers-retours avec les raquettes aux pieds, mais mon poids cumulé à celui de ma charge me fait m’enfoncer jusqu’à mi-mollets et souvent tomber. Un vrai travail d’Hercule.

L’autre méthode, plus sympa, est de prendre des chiens pour aller plus profond dans la forêt. Les arbres morts ne sont pas nombreux et pas aussi grands que sur le bord de la route, mais ça allie l’utile à l’agréable et ça à le mérite d’être totalement gratuit en énergie (si ça n’est la nôtre !). Nous avons aussi le sentiment d’être complètement autonome et indépendant pour répondre à notre besoin le plus vital par ici : se chauffer.

Maintenant, comment font les autres à Kenny Lake? Déjà, il y a deux groupes : ceux qui ont l’électricité et ceux qui ne l’ont pas. Je dirais qu’il y a plus de monde branché au réseau. L’électricité va souvent de pair avec confort et leur source de chauffage principale est généralement le fuel. Un camion les livre à domicile et tous ont un poêle à bois en secours. Se chauffer au bois dépend aussi du temps disponible : ceux qui ont un travail à plein temps n’ont généralement pas le temps de se procurer leur bois. Ils font alors appel à un bucheron qui leur livre le bois coupé ou vont le chercher eux-mêmes à la scierie locale (175$ pour 3.5m2).

Evidemment, les personnes âgées qui n’ont pas le fuel se font livrer leur bois. Ceux qui n’ont pas l’électricité, par choix de vie, coupent généralement leur bois eux-mêmes. Ça va de pair avec leur façon de penser : vivre indépendant et autonome. Souvent, ces gens ont un travail saisonnier, l’été, et vivent l’hiver de leurs économies.

Quant à ceux qui vont en chiens de traîneau chercher leur bois… nous ne sommes qu’une poignée! Et avec raisons. Je vous raconterai la prochaine fois notre dernière aventure en forêt…

Dans : Non classé
Par judithpuzzuoli
Le 6 février, 2012
A 21:13
Commentaires : 0
 

Répondre

 
 

Les voyages d'Esteban |
Randonnée Roumanie |
runireland |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | jrny
| lacharbonnerie
| Le grand voyage