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Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 
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Coup de boost

Kenny Lake, 27 juillet 

Avec ces quelques longues journées d’été offertes par miracle, nous en profitons pour donner un coup de cravache à nos différents projets. Trois mois avant les premières neiges… ça motive!

 Le jardin pousse sans notre aide maintenant, et il y a du laisser aller sur les séances de désherbage. Nous croulons toujours sous les salades, les épinards, oignions verts et maintenant les radis.  Agrémentés d’un bon œuf sur le plat frais du jour et du pain maison, nos repas du midi sont simples, gastronomiques et toujours autant appréciés. 

 Mon ami Eric a repris la route après avoir passé plus d’un mois en notre compagnie. Il passe quelques jours à Cordova, seulement accessible par ferry, où le Festival du Saumon à lieu ce week end. De ses meilleurs souvenirs, je pense qu’il gardera ses balades en solitaire jusqu’à la Copper River pour pêcher le saumon. Sept beaux spécimens en tout, dont un qui aura échappé des griffes d’un ours (belles marques sur les flancs, pour mieux se faire pêcher au filet! Eric aura même eu la « chance » de croiser un « Black Bear », par deux fois, dont un sur le Wedding Bluff (là où nous nous sommes mariés) ! Chose qui ne nous ait jamais arrivée! La première fois, Sherley qui l’accompagnait a détalé comme une fusée, sans demander son reste !

 Matt continue la peinture sur le bateau, cette fois le cockpit. Le bateau brille comme un sous neuf ! La mise en place du rail reliant cockpit et coque prend plus de temps que prévu (c’est toujours plus facile de défaire que de remettre !), et va demander l’aide d’un ami, car le produit pour sceller le rail en place (et prévenir les infiltrations d’eau) est marqué comme nocif aux femmes enceintes ! Pas de bol, il semble que je doive déléguer beaucoup de choses cette année !

 Je m’active donc à l’inspection/réparation de tout le gréement et parties bois. Tout est démonté, dérouillé, nettoyé, poncé, vernis/peint… Encore une couche de peinture sur le cockpit (après une bonne séance de ponçage) et tout pourra être remis en place ! Je vais vraiment connaître ce bateau dans ses moindres détails !

 Matt a aussi commencé la plomberie pour que nous ayons l’eau courante et chaude ! Youpiii !! Et aussi, dégagé de sous la verdure un beau tronc séché qu’il va tailler pour faire un escalier à notre loft. Le tronc bossu qui nous sert pour l’instant va bientôt déménager… Besoin de quelque chose de plus sûr, et de facile à grimper pour monter et descendre avec mon ventre grandissant.

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Par judithpuzzuoli
Le 28 juillet, 2012
A 18:30
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Plaisirs d’été

Kenny Lake, 22 juillet

Même si je reconnais être quelque peu obsédée par ce bateau- une passion, ça ne se contrôle pas ! – j’ai le temps de profiter des autres plaisirs de l’été!

A commencer par ce que nous offre la nature ! Le jardin abondant d’épinards et de salades, plus que nous pouvons en ingérer (ou congeler), nous avons fait le marché local de Copper Center la semaine passée. Eric m’a aidé au ramassage, lavage, pesée et nous avons vendu notre récolte le lendemain. Un petit marché, mais presque tout est parti, surtout grâce aux commerces locaux qui m’ont pris les invendus.  Peu de monde à ce marché comparé à Valdez où les légumes s’arrachent comme des petits pains, mais une bonne matinée à papoter avec les jardiniers locaux.

Avec toute cette pluie et ces averses fréquentes, c’est la fête aux champignons cette année ! Et comme nous sommes les seuls à les ramasser dans la forêt alentour, nous ne savons plus où donner de la tête. Ramasser les champignons, c’est comme les baies : compulsif ! Quand on en voit un beau (bolet, lactaire délicieux, pied de mouton), on ne peut s’empêcher de se baisser pour le ramasser. Au final, des bocaux plein le cellier et surtout des champignons séchés en pagaille. On a de quoi faire pour l’année à venir et maintenant, on ferme les yeux devant les nouveaux qui arrivent !

La rhubarbe est en pleine essor et nous mangeons régulièrement de la compote. Le petit goût acide est facilement ôté avec un peu de compote de pomme (pas maison, hélas !). Nos fraises arrivent au compte goûte et nous les dégustons une par une (à tour de rôle) comme une pépite d’or sucrée. Rien à voir avec l’année passée où elles abondaient. Pas de confiture en prévision donc, mais le fait qu’elles soient rares les rend encore plus délicieuses.

Et puis Eric descend souvent à la rivière pêcher le saumon, alors notre congélateur se remplit gentiment et nous faisons des ventrées de poissons frais, en suchi ou à toutes les sauces. Nos poules donnent 4-5 œufs par jour et les omelettes vont bon train.

Notre repas du midi favori et incontesté reste notre salade mixe du jardin, mélangée à des feuilles d’épinards fraîches et de la roquette… à tomber ! Bref, la cure de vitamines !

Nos abeilles ne sont pas aussi actives cette année, à cause des températures fraîches, mais nous espérons encore récolter un rayon de miel fin août.

La saison des baies va commencer, canneberges en premier, puis cassis et myrtilles. Cueillettes et cessions confitures en perspective. Le régal.

Enfin, avec ces longues après-midi, on pourrait se détendre dans le hamac entre deux travaux… si ça n’étaient les moustiques, toujours à la fête et on s’est fait à l’idée qu’ils seront là tout l’été. La peau s’endurcie. Si on ne gratte pas, dans l’heure qui suit, la démangeaison est partie!

Des journées toujours bien remplies et toujours cette liberté absolue de pouvoir concocter notre programme du jour, à notre rythme. Toujours la belle vie à Kenny Lake.

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Par judithpuzzuoli
Le 23 juillet, 2012
A 6:53
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Juma’s update

Kenny Lake, 22 juillet

 

Enfin un temps d’été ! Bon, de la grisaille au moment où j’écris, mais nous avons eu droit à 4 jours de grand soleil et ça change la vie! Ça a permis de donner un bon coup aux travaux du bateau, avec l’aide d’Eric et de Matt. Je joue le contremaître  et ça n’est pas pour me déplaire sauf que j’ai du mal à déléguer la peinture, dont j’attend une finition « impeccable » (sans la moindre trace de pinceau)!

Pendant les mauvais jours, je prends de l’avance en cherchant sur le net les pièces manquantes et passe commande. Ebay s’avère être une vraie mine d’or comparé aux magasins de marine, inabordables, et je pense toujours qu’il est possible de restaurer sans se ruiner. Vive les navigateurs débrouillards et bricoleurs !

Plein de bonnes nouvelles pour Juma donc : la coque est comme neuve ! Finies les réparations fibre de verre/résine époxy, finies les heures de ponçage et de poussière, les sous-couches et l’antifouling ! Hourra ! C’est comme si il n’y avait jamais eu un seul pet. La coque brille de mille feux et s’il faudra encore une couche finale avant la mise à l’eau, on peut désormais se consacrer au reste. Remettre la quille en place reste l’opération la plus délicate des travaux, mais on se garde ce bon morceau pour la fin de l’été.

Côté pont, c’est tout beau, tout propre. Comme si les fissures n’avaient jamais existées. Matt est devenu pro de la fibre de verre, moi du ponçage. Pas encore de peinture de finition, mais on attend encore le temps parfait pour s’y mettre. Enfin, Matt, car moi je suis exclue des travaux peinture à cause des solvants !  Temps parfait = grand soleil + petite brise pour chasser les insectes (et éviter qu’ils ne se collent à la coque , arghh!!). Le rail qui relie le cockpit à la coque (via une centaine de petites vis) va bientôt pouvoir être remis en place, ce qui signifie que le revêtement bois intérieur va pouvoir commencer la semaine prochaine !

J’ai fini d’installer le réseau électrique à l’intérieur, on verra plus tard pour un tableau d’interrupteurs relié aux batteries. Il fallait tout bien penser avant de passer à la couverture bois. Après cela, je pourrai découper dans des blocs de mousse, les futurs matelas du carré et de la couchette et passer à la couture pour les housses.

Côté gréement et accastillage, j’ai commandé les pièces qu’il nous manquait ou qu’il fallait changer, ai vérifié le mât et les étais, en très bon état. Dès que je reçois mon matériel de couture voile, je vais pouvoir réparer les quelques accros, rien de bien méchant. Nous avons déjà un bon set de voiles et toutes les manilles!

Eric m’a aidé avec les nouveaux rails bois de la porte du cockpit et des poignées bois pour le pont. Comme il n’y avait rien pour nous indiquer comment les choses s’agencent, il a fallu cogiter un moment ! J’ai terminé ma barre faite dans du diamond willow et vernis toutes les nouvelles pièces en bois, magnifique ! Juma va vraiment être unique !

En somme, j’ai bon espoir de voir le bateau navigable pour la fin de l’été. Ça ne veut pas dire que nous irons en mer cette année mais que le gros des travaux sera fini. On verra pour la saison prochaine à s’équiper du matériel de sécurité, d’un GPS et de faire enregistrer le bateau à Valdez. Mille autres détails à penser, mais qui ne demandent pas du beau temps et peuvent être « pensés » pendant les longues nuits d’hiver!  

Enfin, nous allons investir dans une remorque d’occasion pour changer la notre, vraiment en trop mauvais état et trop courte pour Juma (raison pour laquelle le bateau était aussi abîmé après avoir été mal installé). L’objectif est donc de voir Juma sur sa nouvelle remorque pour l’automne et « presque » fin prêt à naviguer pour la saison prochaine! On en voit le bout, enfin ! 

Ma Bonne Etoile me suit toujours ! Après avoir cherché en vain un propriétaire de Balboa pour obtenir des infos, voilà que j’en trouve un à Glennallen en allant faire une balade en forêt ! Je n’aurai jamais pris ce chemin, si nous n’étions pas allés nous balader avec Eric par là en attendant Matt qui assistait à une réunion. Le bateau est le même modèle, à peu de choses près et les chances de trouver quelqu’un pas loin de Kenny Lake avec un bateau casi-identique au mien sont trop énormes pour penser à du hasard ! Le propriétaire, que j’ai eu la « chance » de voir sortir de chez lui au moment où je me gare est en plus super sympa ! Voyant mon enthousiasme, il m’a fait une visite du bateau et j’ai pu prendre les photos de tous les mystères irrésolus, comme « comment le mât s’attache et où ?! ». On va bien sûr rester en contact et je peux venir voir le bateau quand je le souhaite. Un vrai bon coup de pouce et l’occasion d’échanger avec un autre fan de voile.  

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Par judithpuzzuoli
Le
A 6:06
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Crappy weather

Kenny Lake, 13 juillet

Nous devrions être au coeur de l’été… soleil garanti et journées qui n’en finissent pas. Ne sommes nous pas dans l’une des régions les plus arides d’Alaska !? Au lieu de ça, les jours de pluie se succèdent et on commence à se demander sérieusement si nous aurons droit à un été digne de ce nom avant le retour de la neige !! Arrrrgh ! On dirait un printemps pluvieux qui n’en fini pas ! Un vrai temps Normand, et froid ! Le jardin pousse mais les fraises finiront-elles par mûrir, et les courgettes, et tous ces beaux légumes qui demandent du soleil !?

C’est triste pour notre ami Eric en visite, coincé à l’intérieur ; pour les travaux sur Juma qui ne peuvent pas avancer (j’ai besoin d’une fenêtre météo chaude/soleil de 48h pour la peinture) ; pour les chiens qui se retrouvent dans la gadoue ; pour tous ces chouettes projets extérieurs qui pourraient avancer et si nous n’étions pas coincés comme des rats ! J’essaye de m’adapter à la situation, mais je vois les jours défiler et sens que je regretterai cette inactivité les longs jours d’hiver, quand tant de choses ne peuvent être au programme qu’en été ! 

Je me suis donc mise à regarder la météo, qui n’est guère prévisible à plus de deux jours en fait. On guette le soleil et dès que possible, on sort. La pluie n’arrête en rien les moustiques qui se reproduisent encore, alors que le pic de la saison devrait être derrière nous, et les nats, ces petites mouches vampires –pires que les moustiques, dévorent le cou et le visage à la moindre occasion, d’où l’obligation de porter un filet pour la tête.

Nous avons quand même trouvé un créneau de « beau » pour descendre sur Valdez faire du kayak de mer… qui s’est finalement transformé en randonnée pédestre, car un petit coup de vent était attendu dans l’après midi et on nous a refusé la location ! On s’est vite consolé avec Eric, car la ballade côtière le long du Prince William Sound est grandiose. Une vraie jungle de verdure, nous arrivant jusqu’aux épaules, des sources d’eau pures partout, de belles plages, des arbres moussus…. Il faut faire attention aux ours et comme nous étions seuls sur le chemin, Eric poussait des cris régulièrement, pour prévenir les ours qui empruntent le sentier souvent, vu le nombre de crottes fraîches rencontrées ! Nous avons fait une belle marche de 18km, rentrés épuisés mais ravis d’avoir pu se dégourdir les jambes.

Sur le dernier kilomètre du retour, nous avons été surpris de découvrir des empreintes « bizarres », humaines/animales mais pas vraiment, pattes arrières d’ours ? Le mystère est resté complet jusqu’au retour. J’envisageai déjà d’avoir pris en photo les premières empreintes de Sasquash (Yéti)… mais Matt à résolu l’énigme : il s’agit d’empreintes humaines, mais pas de pieds nus ! Ce sont ces nouvelles chaussures dont la semelle épousent le pied et où les orteils ont chacun leur entrée ! Enfin, c’est quand même étrange que les empreintes soient en plein dans la boue, et pas à essayer de les éviter…

 

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Par judithpuzzuoli
Le 13 juillet, 2012
A 19:26
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Camping trip to Kennicott mines

Kenny Lake, 13 juillet

Profitant d’une fenêtre météo clémente, nous avons pris la route de McCarthy le 4 juillet avec l’idée de célébrer la fête Nationale dans ce village de Far West et se faire une belle randonnée jusqu’à l’une des mines de Kennicott, perchée dans la montagne.

Deux heures et demie de route pour rejoindre McCarthy, dont près de 2h de piste à se faire brinquebaler sur les nids de poules, crevasses et bosses toutes plus « confortables » les unes que les autres. Y a pas à dire, cet endroit se mérite. McCarthy, qui n’est relié que par une piste, est l’ancien village des mineurs qui piochaient le cuivre nuit et jour il y a 100 ans et jusque qu’avant la seconde guerre. L’ancienne piste de chemin de fer (unique voie d’accès) est devenue piste de terre battue, mais l’emprunter aujourd’hui encore nous plonge dans l’histoire de ces pionniers qui ont réussis à ouvrir une piste au milieu du Wild, à la scie, à la pioche et à la dynamite !

Le village ne compte plus qu’une douzaine d’habitants à l’année, des durs à cuire coupés du monde en hiver si ce n’est par la voie des airs. En été, autre ambiance : le site est devenue touristique depuis le rachat du site de Kennicott par le Parc Wrangell St Elias, il y a 20 ans. Il y règne une ambiance hippy, beaucoup de jeunes, des activités sportives guidées, tours en avion, restaurants, galeries d’art…

Kennicott, à 8km du village, que j’ai découvert l’été passé est toujours aussi spectaculaire. C’est le site où le cuivre était transformé, aux pieds des montagnes et d’immenses glaciers aux moraines qui s’étendent à perte de vue.

Nous arrivons à McCarthy pour la fin de la parade, dommage, mais les jeux commencent tout juste. Quelle foule ! J’ai du mal à croire que ces quelques 200 personnes aient toutes pris la même route chaotique pour se retrouver là ! Lancés géants de ballons gonflés d’eau (à l’aide d’une lance élastique), concours de houla-houp, de course de « mangé de tartes à la crème », corde géante avec une équipe à chaque bout devant faire tomber les adversaires… Superbe ambiance et barbecue.

On ne reste qu’une partie de la fête pour rejoindre Kennicott via le mini-bus. On souhaite se trouver un bon coin pour camper et se faire un tour sur le glacier en fin d’après midi, histoire d’être sur place le lendemain et décoller tôt pour marcher jusqu’à la mine de Bonanza, l’une des trois mines historiques. Notre campement est royal : face aux moraines et aux glaciers, bien abrité du vent et de la pluie. On se fait un p’tit feu pour rester au chaud dans la soirée mais pas de barbecue à cause des ours, vraiment partout dans ce Parc. Nous prenons soin de manger loin du camp pour ne pas que nos miettes n’attirent de rodeurs poilus et mettons notre réserve de bouffe, et tous produits qui sentent (crème solaire, dentifrice…) dans le « bear proof- food storage », un container géant en fer où stocker les provisions la nuit.

1200 mètres de dénivelé nous sépare de Bonanza ! Je ne me mets pas la pression et me dit dès le matin que je m’arrêterai si c’est trop dur. A la moitié de ma grossesse, je n’ai pas envie de me crever non plus !  La montée est raide mais superbe. A mesure que nous prenons de la hauteur sur ce paysage de glace, nous découvrons d’autres vallées, une vue imprenable sur la rivière, l’immensité de la moraine aux contrastes de couleurs, des glaciers…  Je préfère m’arrêter avant le sommet, à bien 800 mètres de dénivelé depuis le départ, mais Eric continue la route jusqu’au bout tandis que nous redescendons avec Matt, après un bon pique-nique de pâté de porc made in France !  Eric nous rejoint quelques heures plus tard, avec dans ses poches, quelques beaux morceaux de cuivre, enrobés dans une roche bleutée magnifique. Au sommet, il neigeait et ventait, alors pas de regret et de chouettes souvenirs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le
A 18:24
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Temps Normand… apétits de gourmands!

Kenny Lake, 2 juillet 

Troisième jour de pluie consécutif. D’ici deux jours, le soleil devrait revenir, mais en attendant, il pleut sans discontinuer et il faut une dose de laisser aller pour se dire que « c’est la vie ! », s’occuper dans d’autres projets intérieurs et continuer d’espérer que le reste de l’été sera meilleur ! Cela me rappelle les jours de grands froids en hiver où il n’y a rien d’autre à faire que de rester au chaud, lire et manger.

En attendant, le jardin pousse à vue d’œil et la bonne nouvelle est que nous n’aurons sûrement plus besoin d’arroser le jardin pour le reste de la saison !

Cela ne nous a pas empêché de fêter mon anniversaire dignement hier soir. Matt, le Grand Chef Cuisto a suivi mon Menu en ajoutant des surprises de son cru. Je me souviendrai de mes 29 ans comme du meilleur « Christmas diner » au milieu de l’été. Matt a insisté pour faire un repas complet gargantuesque: apéritifs, entrée, plat principal (lasagnes maison), salade du jardin, plateau de fromages (de France), desserts !

Quelques photos pour vous mettre l’eau à la bouche plus un plat de saumon dévoré il y a quelques jours… 

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Par judithpuzzuoli
Le 2 juillet, 2012
A 18:24
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First salmon fishing of the season

Kenny Lake, 1er juillet

Profitant d’une journée de beau temps, nous sommes descendus à la Copper River vendredi avec Rod (le père de Matt) et Eric (un bon copain du temps où j’habitais en Corse, venu nous rendre visite pour un mois).

Nos deux invités n’étant jamais descendus à la rivière par les bois, nous décidons de faire le grand tour de la vallée en partant à pied de la maison. Sherley et Gobi sont de la balade, fidèles compagnons. Une partie du chemin est inexistant, et il faut tracer la voie à travers une forêt dense de saules, sapins, trembles, troncs morts à enjamber en gardant en tête la direction, plein Nord, vers la rivière. Révolver en bandoulière,  Matt ouvre la piste. Nous tapons des mains et crions « Hey Bear ! » régulièrement, histoire d’avertir le roi de la forêt de notre présence. Aucune rencontre mais des crottes d’ours un peu partout, plus ou moins fraîches. Le plus féroce de la forêt pour l’heure et le moustique ! Une horde nous suit de bout en bout (une petite centaine pour chacun), obligeant à porter un filet sur la tête et à cacher les mains dans nos manches.

Arrivés à la rivière, on ne perd pas de temps : un feu est vite démarré pour faire fuir les moustiques et des bâtons d’encens « repousse-moustiques » posés autour du camp ! J’attaque de suite avec l’épuisette géante, tentant ma chance la première. Car vraiment, ce type de pêche, c’est 90% de chance ! On sait que les saumons remontent les cotés de la rivière où le courant est le moins fort. Il suffit d’être là au bon moment ! Au bout de 20 minutes, ma patience fléchie à l’idée d’une saucisse grillée de renne… Je passe la main à Eric. Il lui faut 10 minutes pour attraper son premier saumon ! Un beau spécimen de près de 3kg. Encore 10 minutes et il attrape le second, plus petit, mais magnifique. Ça sera le butin de la journée car personne d’autres n’aura la chance « du débutant » !

Après 3 heures posés au pied de la rivière, il est temps de rentrer. Les moustiques sont de retour aussitôt quittés le feu. Nous ramassons des kilos de bolets sur le chemin, littéralement partout ! Mais il faut limiter notre soif de cueillette car la remontée sur le plateau est raide et longue ! Beaucoup de troncs à escalader et de branches à casser, encerclés par une armée de moustiques toujours plus vicieux.

Aussitôt rentrés, Matt vide les poissons et les prépare pour la congélation, Eric récupère les œufs et les mets dans du sel/eau pour la conservation, je m’occupe de couper en rondelles les plus beaux champignons du jour pour les faire sécher, avant d’aller prendre une douche solaire bien méritée. Eric terminera de les préparer, sous une nuée infernales de moustiques… Une bonne journée !

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Par judithpuzzuoli
Le 1 juillet, 2012
A 20:45
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