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Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 
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My Baby Shower

Kenny Lake, 29 septembre

 

Le 15 septembre, ma prof de Yoga et amie, Annie, a organisé pour “nous” (baby and I) une “Baby Shower”, tradition américaine dont je ne crois pas connaître l’existence en France. L’idée est simple : une petite fête entre amies pour célébrer l’arrivée de bébé, le couvrir de cadeaux et profiter de la future maman avant les moments intenses !

Ça m’a fait penser à une fête d’anniversaire, dont la première personne concernée n’était pas là « physiquement », enfin pas à l’air libre du moins ! Une sorte de « non-anniversaire » à la Alice au Pays des Merveille. C’était drôle d’avoir toute cette attention, et ça faisait chaud au cœur de se sentir membre de cette communauté et d’être si bien entourée.

Nous étions une petite 15° d’amies de tous âges de Kenny Lake, dont Karin ma belle-mère, rassemblées dans la grande maison de Felicia. Dommage, on n’a pas fait de photo de groupe ! Chacun avait apporté une bonne entrée/plat ou dessert et le buffet était délicieux ! Nous avons fait un petit jeu de devinettes, puis j’ai ouvert la montagne de cadeaux et  de cartes de vœux ! Ce bébé a été bien gâté croyez-moi ! Siège auto, vêtements, jouets, livres, couverture tricotée, bassine pour le bain, lit portable… Un vrai Noël avant l’heure ! Nous sommes maintenant équipés pour tout grâce à la gentillesse et la générosité de toutes les amies!

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Par judithpuzzuoli
Le 29 septembre, 2012
A 23:08
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Arctic Entry Way et autres projets d’automne

Kenny Lake, 29 septembre

Les travaux de notre entrée avancent gentiment. Si j’ai pu aider à la coupe pour la structure au début, je laisse maintenant Matt faire tout tout seul pour ménager mon dos. Mais ça prend forme et ça fera une différence cet hiver d’avoir cet espace en plus. Du bazar et de la poussière en moins à l’intérieur et fini les courants d’air glacial. La couverture extérieure viendra plus tard pour ressembler au reste de la maison. Pour l’heure, l’important est de terminer le toit et l’isolation.

Sherley et Gobi ont déjà investi l’espace et seront au chaud quand même au cœur de l’hiver, plus que dans une niche, surtout quand nous ferons cuire le pain dans l’entrée. Je n’exclue pas avoir pitié d’elles certaines nuits à -40°C… et leur ouvrir la porte de notre cocon chaud et douillet.

Juma notre voilier, est désormais protégé pour l’hiver et tout le matériel peinture, outillage qui va avec. Le savoir « à l’abri » me libère l’esprit mais je sais qu’il faudra être vigilant tout l’hiver pour que la neige ne l’écrase pas trop. Pas envie de me refaire des heures de collage epoxy/fibre de verre. Nous n’avons finalement pas déplacé le bateau sur sa nouvelle remorque, n’ayant pas eu le temps de finir les travaux sur la quille et de la remettre en place. La bonne nouvelle quand même, est que nous venons de vendre l’autre bateau ! Celui qui nous avions « hérité » avec la nouvelle remorque (d’occasion). Du coup, on se débarrasse dans la foulée de ce bateau encombrant et de notre vieille remorque !! Du bazar en moins dans la cour et la remorque de libérée pour la saison prochaine !

Après avoir été bloquée quinze jours avec mon dos à cause d’une mauvaise chute, j’ai passé des journées entières à tricoter, lire et m’occuper de moi. C’était dur au début de « ne rien faire », mais on s’y fait ! Il faut quand même que j’y aille mollo, maitenant à 6 semaines (bientôt 5) de la naissance, mais hier pour la première fois depuis une éternité, j’ai pu faire une balade en forêt. Ça fait un bien fou d’être mobile à nouveau. Je faisais un très mauvais « malade » : impatient et frustré ! Comparé à ce mal de dos, ma grossesse  ressemble vraiment  à une « piece of cake » ! Et c’est vrai que ça va super de ce côté-là.

Il reste donc un mois pour finir ce qu’on a à faire dehors d’important avant la première vraie neige (début novembre souvent). Un bon nettoyage de la cour (avec tout ce vent qu’on a eu, beaucoup de choses ont volé dans la forêt !), ranger les outils, vider les piscines et les mettre à l’abri, récolter les derniers légumes en terre avant que ça gèle, réparer quelques niches et revoir certains emplacements (à cause des trous creusés par Sherley un peu partout qui ont fait s’enfoncer plus d’une niche profondément !), faire nos dernières coupes pour installer des étagères à l’intérieur et faire le lit du bébé, entre autres petits travaux bois, continuer de couper et stocker du bois tant qu’il est facile d’accès ! Bref, beaucoup de choses mais comme toujours, on verra ce qu’on a le temps d’achever d’ici là !

Comme tout le monde par ici, il faut penser à beaucoup choses avant les longs mois d’hiver durant lesquels tout travail de bricolage est mis en suspens. Et pour nous cette année, l’idée d’être « prêts » semble plus importante encore, avec l’arrivée imminente d’un p’tit d’homme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le
A 20:02
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Tempête

Kenny Lake, 18 septembre

Depuis ces photos, nous avons droit à notre troixième jour de vent fort. Et nous qui espérions voir les feuilles d’automne s’accrocher encore des semaines! Tout est jaune et s’envole par bourrasque, ce vent nous vole notre Automne! Encore une semaine et il ne restera plus rien dans les arbres… Triste!

Avec ce temps, pas de regret à rester à l’intérieur bien au chaud. Depuis ma chute de la semaine passée, mon bas du dos me fait souffrir (quelque chose de coincé, pincé ou déplacé?) et je me traîne comme une octogenaire. Ne me manque plus que la canne. Comme je prend mon mal en patience devant rester tranquille, mon tricot avance, seule consolation!

 

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Par judithpuzzuoli
Le 19 septembre, 2012
A 3:18
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L’Eau est là!

L'Eau est là! IMG_5724

Kenny Lake, 16 septembre

Vendredi 14 septembre nous fait entrer dans une ère nouvelle! L’arrivée de l’eau courante et de l’eau chaude à la maison ! Une révolution ! Je sais que le système existe depuis la Grèce Antique, mais ici c’est la cambrousse !

Nous regardons l’eau s’écouler par le robinet comme un miracle, le sourire aux lèvres, béats. Ce geste que nous faisons tous à la maison et partout ailleurs sans jamais penser à sa valeur profonde, s’avère ici un confort mérité et hautement respecté !

Quand on vit dans les bois, loin de la rivière ou de tout point d’eau et sans être reliés au  réseau électrique, on apprend vite à vivre autrement et à s’adapter. C’est ce que Matt a fait depuis son installation en Alaska, il y a une quinzaine d’années sans jamais se plaindre ou penser à revenir en arrière. C’est le choix de vie que font les gens qui viennent s’installer par ici. C’est difficile d’avoir un pourcentage exact, mais sur Kenny Lake, la majorité des habitants vont au puits communautaire pour leur consommation d’eau. Quelques rares privilégiés ont leur propre puits (une fortune car il faut creuser très profond), et peut être 10% ne sont pas reliés au réseau électrique (les rebelles, les purs et durs).

Ceux qui ont acquis leur confort ont mis des années et vécus comme nous pendant un temps. Toutes les femmes de Kenny Lake qui habitent ici depuis plus de 15 ans et élevées leurs enfants « à la dure » s’accordent à dire qu’il faut passer par ce stade ! Qu’on ne devient Alaskan que si l’on s’est bâti sa maison et son confort de ses mains.  Et je crois bien que c’est vrai. Ce qui relie les gens ici c’est leur capacité d’adaptation et leurs efforts constants pour vaincre le froid et des conditions de vie atypiques pour le reste du monde civilisé. La population a beau venir des 4 coins des Etats-Unis (essentiellement), et l’immigration assez récente, une fois passé quelques années ici, on acquiert un autre esprit : Alaskan. Une culture bien à part que je continue de découvrir.

L’eau est là ! En y pensant, ça aurait pu être fait plus tôt, mais chaque chose en son temps ! Il nous faudra toujours aller au puits remplir la citerne à l’arrière du truck, pour remplir notre réservoir de 800 litres à l’intérieur. Notre évacuation d’eau n’est pas terminée et elle sera sûrement gelée cet hiver, d’où un retour au système d’avant pour quelques mois peut être. Matt compte enterrer au printemps prochain sa vieille Volswagen, qui servira de réservoir souterrain, et ainsi permettre à l’eau de s’écouler dans le sol en profondeur. Notre système marche donc avec une pompe électrique -directement branchée sur les batteries- pour faire venir l’eau à l’intérieur depuis la citerne du truck et pour être redistribuée jusqu’au robinet. Nous avons aussi un petit chauffe-eau électrique, qu’on ne met en route que le temps qu’il chauffe (environ 20 minutes), une fois par jour (ou moins si on est feignant sur la vaisselle). Il pompe beaucoup sur les batteries alors on fait attention et on ne branche pas tout à la fois quand il tourne. On l’estime juste assez grand pour faire la vaisselle et prendre 2 douches économes (douche par encore installée mais ça va venir dans les semaines qui viennent!).

Je n’ai pas encore le reflexe « robinet » comme nous gardons pour l’instant la bombonne pour l’eau potable près de l’évier. L’eau qui arrive au robinet est encore un peu chargée en chlore car Matt souhaite désinfecter un bon coup tout le système. Mais malgré tout, nous garderons une bombonne (en verre ça sera mieux) dans la cuisine, car notre eau de source est tellement bonne que l’on préfère la boire fraîchement sortie de terre et sans passer par la tuyauterie ou stagnante dans le réservoir.

J’aime que notre confort amélioré demande à rester « économe », comme sur un bateau et à surveiller notre consommation. Afin que ce confort fonctionne, nous utilisons du pétrole pour alimenter notre générateur (unique fournisseur d’électricité avec nos 2 panneaux solaires). Les panneaux solaires suffisent à notre consommation d’électricité en été, le générateur étant allumé uniquement les nuits où l’ordinateur est allumé non stop pour boucler le journal. Nous sommes dépendants du générateur une bonne partie de l’année et dans tous les cas dès que nous utilisons des outils électriques (ponceuse, scie électrique…). De même qu’il nous faut transporter notre eau, ce qui signifie usage du truck, essence et temps, nous ne pouvons qu’être attentifs à notre consommation.  Et c’est mieux ainsi, car j’ai horreur du gaspillage et considère depuis longtemps l’eau comme sacrée. Notre eau de source souterraine à beau être quasiment illimitée, ça ne veut pas dire qu’il faut laisser couler l’eau pour un rien.

Aussi, je suis contente que l’enfant que je porte puisse grandir avec ce mode de consommation et de pensée. Nos ressources prennent de la valeur quand elles ne nous arrivent pas toutes cuites dans le bec! Je viens de lire qu’un français consomme en moyenne 150 litres d’eau par jour, 600 litres pour un américain. Ça laisse songeur…

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Par judithpuzzuoli
Le
A 2:54
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Flight seeing over the mountains…

 Kenny Lake, 12 septembre

 

Hier, mardi 11 septembre, journée mémorable: je suis invitée pour un tour en avion au dessus des montagnes de Wrangell!!

Karin et Rod, les parents de Matt, ont fêté leur 40° anniversaire de mariage début septembre et leurs trois enfants ont décidé de marquer le coup en leur offrant un vol au dessus de la région. Nous attendons le jour idéal depuis 15 jours et gardons la surprise pour le jour J. Hier matin, grand ciel bleu, pas de vent, nous appelons la compagnie d’avion qui nous donne le feu vert ! Je suis chargée d’aller chercher Rod et Karin à leur chalet, de leur remettre une enveloppe surprise et de les embarquer dans la voiture. Je ne suis que le chauffeur et n’ai pas le droit de répondre aux questions ! Hélas, Matt ne peux pas venir car c’est la matinée bouclage du journal !

Ils sont autorisés à ouvrir l’enveloppe au bout d’une 20° de kilomètres. Ouf ! Je n’en peux plus de tenir le secret ! En lisant le mot écrit par Matt, ils n’en croient pas leurs oreilles mais ont 15 minutes pour se faire à l’idée car nous sommes proches de l’aérodrome. Je découvre aussi que je suis du voyage !! Double surprise ! J’avais prévu tricot et lecture en les attendant, mais impossible de refuser à l’invitation… j’en rêve depuis longtemps déjà !

Un petit coucou atterrit peu de temps après notre arrivée. Deux passagers descendent, en provenance de McCarthy. C’est un avion 4 places, tout petit et ça fait drôle de se dire qu’on va voler ensemble dans cette carlingue ! Je suis la photographe de l’expédition, pour marquer le coup, car ça n’est pas tous les jours ! Je décide de prendre une photo de Karin et Rod devant l’engin, et tandis que je me positionne au bon angle, l’un de mes lacets s’accroche dans mes chaussures et je me retrouve les pieds liés l’un à l’autre ! Je tombe comme une masse sur les graviers, ayant les mains chargées de mon sac et appareil photo. Je suis bonne pour quelques égratignures mais heureusement, j’ai évitée de tomber à plat ventre ! Le pilote, en vrai pro, me sort tout l’attirail de premiers soins et me couvrent de pansements en un rien de temps.

Après cette petite anecdote, nous sommes prêts à partir ! Le pilote nous donne quelques instructions de sécurité, du genre les sorties de secours : la porte par lequel nous sommes entrés ! Mais il n’y a pas de parachutes de toute façon ! Chacun porte un casque avec un micro pour que l’on puisse tous s’entendre sans crier. L’hélice et l’engin font un bruit d’enfer ! Et c’est parti pour les montagnes de Wrangell !

Les amis, les mots me manquent pour vous décrire ce que nous vivons, mais je vous laisse juger par vous-même les quelques photos sélectionnées, aperçu en miniature de ce grand spectacle.

Aussitôt décollés, nous filons vers les montagnes, à 30 miles (48km) du site de décollage. Nous survolons d’abord la Copper River, puis des forêts de trembles, de sapins, s’étendant à perte de vue. La végétation est incroyablement dense et on comprend mieux pourquoi les alpinistes doivent se faire héliporter aux pieds des montagnes. Il n’y a aucune piste et les forêts sont entrecoupées de canyons immenses, au fond desquels coulent des rivières sinueuses. A mesure que nous approchons des montagnes, la végétation disparaît et on découvre les premiers glaciers, vallées immenses de glace éternelle et impraticable, crevasses profondes et inhospitalières. 

Nous prenons encore davantage d’altitude pour faire fasse à Wrangell, ce dôme volcanique à la pente douce, qui n’a encore jamais explosé. Nous sommes à 11000 pieds (3350 m) et le sommet est à 14163 pieds (4317 m). Pourtant, nous sommes tellement proches qu’on a l’impression d’y être ! Il me semble que nous frôlons la glace et les pics  alentours. Le pilote décide d’aller voir ce qu’il y a de l’autre côté de Wrangell et passe par un col étroit et vertigineux, entre Mount Sandford (4949m) et Mount Blackburn (4996m – le plus haut sommet de la chaîne). Nous passons par quelques perturbations aussitôt de l’autre côté, ce qui fait serrer un peu l’estomac, mais une fois passées, c’est l’extase ! Une mer de glace nous attend, s’étendant à perte de vue. Jamais on ne pourrait se douter de son existence de notre point de vue terrestre habituel. On est sur une autre planète : tout est blanc, la glace est lisse, immaculée, et nous sommes au milieu d’un cirque de sommets tous plus hauts et plus beaux les uns que les autres. La lumière est éclatante, des voiles laiteux s’accrochent sur certains pics, et on se demande si on n’est pas déjà arrivés au Paradis ! C’est totalement irréel d’être là !

Nous sortons de cet univers blanc par un autre col, et allons faire un tour vers Mount Drum (3661m), en passant encore tout proche de Wrangell. Tout est tellement beau qu’ils nous manquent des yeux derrière la tête pour tout voir à la fois ! Au-delà de la vallée de la Copper River, d’autres chaînes de montagne, et on aperçoit même le sommet de McKinley, le plus haut sommet d’Alaska (et des Etats-Unis) – 20,320 feet (6194 mètres), qui perce au dessus des nuages, à plus de 300 kilomètres !

Je suis marquée par le nombre de montagnes. On ne réalise pas du tout à terre comme nous vivons au milieu d’elles ! Combien de centaines de sommets à l’horizon ?! Les montagnes sont partout et nous n’apercevons aucun signe de civilisation, si ce n’est, en cherchant bien, la Edgerton Hightway, la route qui mène chez nous, droite comme un I. Quand bien même, elle semble ridiculement petite et insignifiante. En fait, nous ne sommes que des fourmis au milieu de cette immensité et ça rendent bien humble.

Une heure de vol est vite passée et nous prenons le chemin du retour. Que de kilomètres et de territoires parcourus en si peu de temps ! Atterrissage en douceur (pas un seul rebond !) et nous remercions chaleureusement notre super pilote ! C’est bon de toucher la terre ferme quand même, mais je reste sur mon petit nuage toute la journée ! Je rêve déjà de voler à nouveau!

Nous avons été vraiment gâté sur ce vol, que peu de gens ont la chance de faire (la plupart volent entre Chitina et McCarthy, en fond de vallée ou au dessus du Parc de Denali) et je ne crois pas qu’on pouvait rêver meilleures conditions météos (ciel absolument parfait) et période de l’année (couleurs de l’automne). Avis à tous ceux qui rêvent de venir en Alaska: ajouter ce vol sur la liste des choses à faire ABSOLUMENT!

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Par judithpuzzuoli
Le 13 septembre, 2012
A 1:36
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Pourvu que ça dure!

Kenny Lake, 12 septembre

 Les belles journées d’automne continuent, pour notre plus grand plaisir… Chaque heure de soleil et de ciel bleu est savourée et nous passons le moins de temps possible à l’intérieur car on sait que ces jours sont comptés !

Nous avons la visite de Karin et Rod (les parents de Matt) depuis fin août et pour encore quelques jours. Rod travail comme un castor à son chalet, de plus en plus beau et confortable ! Karin a accueilli 4 amies de Nashville (Tennessee) où ensemble elles ont sillonnées l’Alaska pendant une semaine. Elles ont eu un temps de rêve et fait de magnifiques photos, dont j’en partage ici quelques unes. Avis à ceux qui veulent visiter l’Alaska : début Septembre, c’est le bonheur ! Moins de touristes, des ciels et des couleurs superbes, un temps doux mais agréable, les accès aux sites immanquables encore ouverts.

Avec Matt, nous avons commencé la construction de notre entrée, notre « giant dog house » comme l’appelle Matt, car c’est là désormais que Sherley et Gobi s’installeront pour leur quartier d’hiver. Fini les poils et la poussière dans la maison, les portes ouvertes laissant entrer le froid (toutes les deux savent ouvrir la porte)! Les chiennes sont bannies mais seront au chaud quand même car nous installeront notre four-poêle à bois dans l’entrée, pour ainsi cuire le pain sans aller se frotter au grand froid. Une partie du bois sera également stockée dans l’entrée, de même que nos grosses chaussures et nourriture pour les animaux. On va gagner en espace et en propreté à l’intérieur, et éviter les courants d’air glacial à chaque fois que la porte s’ouvre, ce qui rien que d’y penser me donne refroidi jusqu’à la moelle !

D’ici quelques jours, nous aurons l’eau courante et chaude !! J’ai tellement hâte mais ne suis plus à une semaine près ! Nous n’aurons pas le temps de construire la douche avant cet hiver, tant pis. On ne peut pas tout avoir à la fois ! En tout cas, on pourra laver ce bébé convenablement dans une bassine (sans attendre que la bouilloire boue!), et quant à moi, je vais prévoir le système à l’ancienne des arrière-grands-parents : une grande bassine au sol et un pichet ! Il me faudra trouver aussi un morceau de linoleum pour éviter de tremper le sol en bois ! Bref, ça va le faire et c’est toujours mieux que de prendre la voiture pour aller à la douche communautaire, chère et souvent sale !

Pauvre Juma n’a pas avancé beaucoup ces dernières semaines et je me suis faite à l’idée que ma liste de travaux devra attendre la saison prochaine. C’est un peu dur car je comptais en avoir fini avec pas mal de choses cette année, mais ma « condition » ne me permet pas de toucher aux produits chimiques et puis il y a d’autres priorités maintenant! J’espère simplement que l’on pourra protéger suffisamment le bateau du poids de la neige pour éviter des fissures sur le pont, maintenant impeccable! Je mets maintenant mon énergie dans l’aménagement de la maison!

 

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Par judithpuzzuoli
Le 12 septembre, 2012
A 19:41
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Impressions d’Automne

 Kenny Lake, 6 septembre 

 

Il n’aura fallu qu’une nuit pour que l’automne s’installe chez nous. Désormais, le spectacle des couleurs défile à toute vitesse et nous apercevons même la différence entre le matin et l’après midi. Ça fait drôle de se dire que l’été est déjà derrière alors qu’on a à peine profité de la chaleur. Davantage encore nous voulons passer du temps dehors, avant que le froid nous chasse à l’intérieur pour de bon. Septembre est un mois de transition et j’aime ces ciels d’orage où l’on attend une pluie qui ne tombe jamais (bloquée par les montagnes), où le soleil caché pendant des heures derrière de gros nuages se pointe tout d’un coup, faisant exploser les couleurs de l’automne.

Cette semaine, récolte des pommes de terre, oignons, poireaux et betteraves. Une bien belle récolte ! Nous allons sûrement en vendre une partie pour le dernier marché de la saison.  Les carottes peuvent encore pousser un peu, de même que les brocolis, alors on leur laisse encore quelques jours.

Nos plants de framboises plantés au printemps ont donné une poignée de fruits et nous espérons qu’ils survivront l’hiver pour donner plus l’année prochaine.

J’espère aller ramasser des myrtilles bientôt, si le temps est favorable, car il faut aller les chercher près d’un col (Tompson Pass, sur la route de Valdez), et c’est souvent là que la pluie s’accroche !

Les journées sont plus fraîches et je passe plus de temps à l’intérieur, à tricoter pour bébé, à planifier l’espace de notre chalet pour que nous tenions à trois cet hiver ! Cela demande de revoir la disposition de certains meubles et espaces de rangements. Encore beaucoup de choses à prévoir d’ici les huit prochaines semaines, jour J !

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le 6 septembre, 2012
A 18:03
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