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Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 
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From our window

Kenny Lake, 27 décembre

Ce matin, la Nature nous en envoie plein la vue. Au réveil, c’est la chouette lapone (Great Grey Owl) qui a fait son apparition. C’est la plus grande chouette vivant en Alaska 5jusqu’à 69cm). Elle changeait de branches régulièrement depuis derrière l’établi et est finalement venu se poser juste en face de la fenêtre côté est. Je n’ai eu qu’à poser le trépier près de la fenêtre. Nous l’avons observé pendant une bonne demi-heure tandis qu’elle guettait pour quelques mouvements de mulots dessous la neige. Elle est reparti bredouille cette fois.

Puis le pivert est venu chercher quelques vers dans les branches mortes de tremble en face de ma fenêtre. Enfin se sont les petits « Red Poll » qui sont venus sous la fenêtre chercher des graines. C’est la seconde fois seulement qu’ils s’en approchent, bien que le mangeoir soit installé depuis plusieurs semaines. On peut donc les voir de très près et observer leur façon d’ouvrir les graines de tournesol. Les Red Poll se déplacent en groupe et ne viennent dans le jardin que quelques heures par jour. Ils suivent un parcours quotidien, de bon coins en bon coin. Et toujours des dizaines d’oiseaux dans le mangeoir au fond du jardin. Ils descendent notre stock de graines à vue d’oeil!

 

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Par judithpuzzuoli
Le 27 décembre, 2012
A 21:52
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Merry Christmas from Alaska!

Kenny Lake, 27 décembre

Comme vous pouvez le voir sur les photos, nous avons passé un excellent Noel à la maison. Festin des rois, musiques de noël, l’émerveillement de Timothy sur son nouveau mobile étoiles (cadeau fait main par la famille Harang) qui nous a amusés bien longtemps. J’avais été à la Poste chercher les colis de noël dans l’après midi et gâtés comme nous l’avons été, nous avons décidé d’ouvrir les paquets un par un tout au long de la soirée, n’en gardant que deux pour le lendemain matin !

Le 25 au matin, il faisait -20°C! Pour nous c’est le redoux et ça fait du bien! Nous avons pu aller faire une balade à pied avec Timothy. Histoire de se dégourdir les jambes avant de manger à nouveau de bonnes choses!

 

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Par judithpuzzuoli
Le 26 décembre, 2012
A 7:13
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Happy Solstice!

Kenny Lake, 21 décembre

Toujours -40°C ce matin pour le jour le plus court de l’année! Cela n’empêche pas le ramassage scolaire (qui s’effectue jusqu’à -50C!, ce qui arrive que très très rarement), et les enfants de jouer au hockey dehors (les entraînements ont lieu jusqu’à -30°C)!

Maman élan et son petit sont revenus ces jours-ci, suivant les rangées de pois dans le jardin. Au passage, ils ont aussi mangé le sommet de nos jeunes pommiers (plantés au printemps). C’est une variété supposée résister au grand froid. Espérons qu’ils auront résisté aux coups de dents.

La Nature suit un cycle en ce moment où la population de lièvres est à  son plus bas. Ce qui fait que les prédateurs comme les renards et les lynx ont les crocs, les pauvres! Du coup, ils rodent plus souvent près des habitations, cherchant les poules, chats ou petits chiens… Le chat d’un voisin s’est effectivement fait mangé par un lynx!

Ci-dessous, Matt et Timothy depuis la fenêtre de mon bureau. En bas de la fenêtre, on voit la glace qui s’est déposée, sur l’intérieur. C’est toujours une belle image de voir la lumière et un sourire, depuis le froid de la nuit. J’étais parti ramener du bois pour le poele, déblayer la neige de dessus le bateau et démarrer le générateur pour préchauffer le truck. Dix minutes à peine dans le froid, mais c’est là qu’on se rend compte que -40°C est mortellement froid. En rentrant, je ne sentais plus mes doigts et mes joues étaient rouge vif.

Happy Solstice!  img_6603

 

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le 21 décembre, 2012
A 21:58
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Life in winter

Kenny Lake, 18 décembre

Depuis cette grande vague de froid (plus de 3 semaines entre -30 et -40°C), nous n’avons eu qu’une petite semaine d’accalmie. De la neige à la place mais toujours bienvenue. Ce sont mes jours préférés lorsque les flocons tombent et tout redevient immaculé et immobile. Un bon 15 cm de neige en plus. Les -15°C semblaient chaud et j’ai pu pour la première fois depuis la naissance de Timothy sortir avec lui me balader à pied. Petites marches, mais de quoi se dégourdir les jambes et apprécier la forêt sous la neige.

Le grand froid est revenu, jusqu’à -42°C l’autre nuit ! Toujours une pensée pour nos pauvres chiens, blottis dans leur niche… Finies les balades pour l’instant. Elles ont le don d’endormir bébé en quelques minutes. Pauvre petit, même dehors il a le visage souvent couvert et ne sait pas encore vraiment ce qu’est le « grand air ».

Les jours passent ridiculement vite. Quand à 9h il fait à peine jour, que la nuit a été entrecoupée de sessions « breastfeeding » et que Timothy dors du sommeil des bienheureux jusqu’à 10h souvent… on est tenté de suivre son rythme et de rester au chaud au lit tous ensemble.

Le soleil n’est visible que pour quelques précieuses heures : entre 11h et 14h30, où on le voit raser le sommet des montagnes avant de disparaître. Seul un mince rayon de lumière directe entre dans notre salon par une fenêtre côté Sud-Est, en fin de matinée. Les vasistas sont couverts de neige et de glace, les rideaux sont tirés pour isolés du froid, ce qui rend l’intérieur encore plus sombre. A 16h30, nuit noire à nouveau. Et quand la lune est absente, il fait littéralement « noir » dehors. C’est assez impressionnant et déstabilisant pour l’horloge interne. On a l’impression de vivre dans un terrier, complètement coupés du reste du monde. Autant dire qu’on attend l’équinoxe impatiemment…

Avec ce froid et tout ce temps à s’occuper de Timothy, je n’ai pas encore eu l’occasion de faire du dog mushing, ce qui me manque beaucoup et me fait de la peine pour nos chiens qui attendent ces sorties toute l’année. Prochain redoux, je m’y remets ! Ça sera du sport car la neige est profonde maintenant dans la forêt et il faudra ouvrir le chemin soit en raquettes devant le traîneau, soit en courant derrière pour alléger le poids.

A peine le temps de finir le p’tit déj qu’il est déjà midi souvent. On déjeune tard dans l’après midi et c’est souvent après que l’on sort si besoin. Comme il faut préchauffer l’huile du truck avec le générateur pour que ce dernier démarre, il faut y penser au moins 2H à l’avance si on souhaite aller quelque part.

J’ai repris le volontariat à la librairie les mardis. Ce changement d’environnement me fait du bien, même si ces temps-ci, peu de monde sort braver le froid pour aller emprunter un livre ou un DVD. Le jeudi soir, c’est club tricot à l’épicerie Wengers. Toujours un moment convivial au coin du feu, thé et petits biscuits. Timothy m’accompagne, car ses grands-mères locales l’attendent impatiemment. Cette semaine, nous avons fait garder Timothy pour la première fois, pour aller voir la pièce de théâtre de l’école. J’étais un peu inquiète qu’il se réveille et pleure pendant 2H, mais il a été adorable et a même bu son biberon, ce qu’il n’avait pas encore vraiment accepté. Une autre raison de sortir est d’aller à la poste chercher des colis sur Copper Center (30min de trajet) et le courrier pour le journal sur Glennallen (à 50min) ou bien d’aller faire la lessive. Bref, on sort assez peu, préférant la chaleur du chalet.

Nous nous préparons à fêter notre premier Noel à trois, tranquillement à la maison. Nous nous faisons à notre nouveau rythme. Je suis moins fatiguée car Timothy se réveille moins souvent la nuit pour manger et même si c’est encore toutes les 2h-2h30, ça me laisse le temps de bien dormir entre deux sessions. Dans la journée, Timothy accepte de plus en plus de rester tout seul dans son fauteuil-lit posé près de la fenêtre, observant intensément tout ce qui l’entoure. On apprécie ces moments de liberté !

 

 

 

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le 19 décembre, 2012
A 21:12
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Back to the bucket

Kenny Lake, 4 décembre

Matt l’avait prédit, moi j’espérais que ça durerait… ça y est, depuis ce matin, l’évier est bouché… Notre évacuation du robinet cuisine est bloquée par la glace! Fini le luxe de l’eau qui disparaît sous terre. Retour au sceau, comme au « bon vieux temps », pour le reste de l’hiver, soit jusqu’à mars-avril !

Allez, ça n’est pas tout notre confort fraîchement acquis qui s’écroule ! On peut encore se servir du robinet, de l’eau chaude et même de la douche (dont l’évacuation est en surface pour l’instant donc pas bouchée). Ça veut juste dire penser à vider le sceau sous l’évier avant qu’il ne déborde d’eau sale…

Matt savait que le trou creusé pour stocker l’eau n’était pas assez profond (quoi que déjà pas mal pour être fait à la pelle), mais on attendra l’été prochain pour passer au « vrai » système: un vieille Vollswagen enterrée pour faire office de réservoir, permettant un meilleur écoulement souterrain.

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Par judithpuzzuoli
Le 5 décembre, 2012
A 0:58
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An ordinary life

Kenny Lake, 3 décembre

Le Grand Froid continue. Selon Matt, c’est la plus longue période de froid depuis bien 5 ans, et aussi tôt en saison. Plus de 10 jours que ça dure, entre -30° et -40°C. Par ces températures, rester en pyjama toute la journée n’est pas de la fainéantise mais du réconfort. Quand on pense que l’Hiver ne commence officiellement que le 21 décembre !

Tant de choses à écrire et si peu de temps pour être suffisamment posée pour le faire et bien. Mettre par écrit sa pensée n’est pas facile. Tout au long de la journée, je pense à des choses que je pourrai mettre dans le blog et quand j’arrive devant l’ordi, mes pensées se sont envolées. Mes mots sonnent plats comparés à tout se que nous vivons au quotidien et intérieurement.

C’est assez incroyable la différence entre le monde extérieur et intérieur. A passer la journée à l’intérieur, on en oubli que derrière les murs de notre chalet, frontière de quelques centimètres d’épaisseur seulement, c’est un autre monde, pourtant tout aussi réel que celui de notre chalet-cocon bien chaud. Si cela peut paraître dingue d’avoir à sortir par –40°C pour aller aux toilettes, ce besoin primaire à le mérite de nous ramener à une autre réalité, celle de la Nature. On se rend compte que l’on vit tous dans son « monde », mais il en est un autre qui est crument réel : le froid du Grand Nord.  Dans cet environnement, on ne survit pas plus de quelques heures dans le froid sans protection. Ça nous rappelle notre inadaptabilité à cet environnement sans notre technologie. Un petit oiseau peu survivre par ici, mais nous, sans fourrure ni plumage, nous sommes tellement plus fragiles ! Sortir nous fait donc apprécier encore davantage le confort de notre chalet et de voir depuis dehors les lumières par les fenêtres quand il fait nuit noire et si froid, fait quelque chose au cœur d’inexplicable. On se sent reconnaissant d’avoir un toit sous la tête et on rentre toujours le sourire aux lèvres, heureux de retrouver la chaleur du feu et de réchauffer nos joues froides. Et puis souvent, nous sommes récompensés de notre bravoure lorsqu’assis sur le siège des toilettes, nous avons porte ouverte sur la pleine lune, un ciel étoilé parfait ou une aurore boréale à couper le souffle. On se sent alors sacrément privilégiés !

Blague à part, comme il faut 5 minutes pour enfiler tout l’attirail de vêtements avant de sortir, mieux vaut ne pas être constipé car on ne peut sérieusement pas rester plus de quelques minutes dehors avec le pantalon sous les genoux !

L’autre matin, il fait -36°C au réveil. Matt sort du lit pour ajouter quelques bûches dans le poêle. Le feu s’était presque éteint durant la nuit et il fait un peu frais à l’intérieur. On descend Timothy dans son couffin suspendu, emmitouflé dans une couverture. Debout près du poêle à bois, je le serre dans mes bras le temps que la pièce se réchauffe. Près de la fenêtre, le thermomètre indique 9°C. La porte d’entrée laisse passer les courants d’air et on sent le froid passer même avec notre rideau de fortune. Ça me donne des frissons quand on ouvre la porte et que l’air glacial entre comme un nuage de brume. Et encore, le nouveau sas d’entrée rend l’air moins froid que les hivers précédents !

Nous n’avons plus d’eau dans le réservoir depuis la veille et il nous faut démarrer le truck pour aller chercher de l’eau au puits communautaire. Matt sort dehors démarrer le générateur pour le brancher sur le truck afin de réchauffer l’huile du moteur. Sans quoi, le truck ne démarre pas tout seul par cette température. Matt revient quelques secondes plus tard avec la prise électrique. Les trous de l’embout sont bouchés par de la glace et il faut laisser la prise se réchauffer près du poêle quelques minutes. Il faudra ensuite laisser le générateur tourner deux heures avant de pouvoir utiliser le truck.

Nous sommes aussi presque à vide de propane pour la gazinière. Notre bouteille de secours est vide également (avons oubliés de la recharger) et par ces températures, on ne peut les remplir à l’épicerie locale car c’est dur sur le système de pompe. Pour économiser eau et propane, nous faisons fondre de la neige dans une grande casserole pour l’eau des chiens et chauffer notre eau du café sur le poêle.  En fait, ce poêle, c’est vraiment notre sauveur ! On peut vivre sans eau ni propane car on peut faire fondre de la neige et chauffer de l’eau, et cuisiner sur le poêle. Ici, notre survit dépend de notre stock de bois ! Encore une fois, nous sommes bien peu de chose sans chauffage et le bois qui alimente le poêle, qui entretien le FEU qui nous réchauffe, sont tous trois liés à notre Salut !

Chacun son tour, nous affrontons le froid pour aller aux toilettes et au passage, je vois les chiennes dans l’entrée toutes couvertes de gèle. J’ai toujours un pincement au cœur pour elles, quand on se rappelle qu’elles ont passé les deux derniers hivers à l’intérieur !

Le truck est prêt, j’ai nourri Timothy. Matt part avec lui au puits remplir notre citerne à l’arrière du truck. Il faut une bonne demi-heure pour la remplir et nous sommes à 10 minutes en voiture du puits.  Dès son retour, Matt ne perd pas une seconde pour transvaser l’eau à l’arrière du truck vers notre réservoir à l’intérieur. Tant que l’eau était en mouvement pendant le trajet elle ne gèle pas, mais une fois à l’arrêt, il ne faut pas longtemps ! Déjà le bouchon qui ferme la citerne est gelé et il faut casser la glace autour pour l’ouvrir. Matt installe les tuyaux pour faire le transfert d’eau. Aie ! Il revient au bout de quelques minutes à l’intérieur avec les tuyaux qui sont bloqués de glace par endroit ! Nous les avons rentrés le matin et mis près du poêle pour les réchauffer, mais apparemment, certaines parties ont de l’eau encore gelée à l’intérieur de la fois précédente. Pas une minute à perdre : Matt va vider la citerne dans le jardin ! Tout ça pour rien mais il vaut mieux vider la citerne avant qu’elle ne gèle solide où on ne pourra plus s’en servir de l’hiver !

Le lendemain, deuxième essai. Cette fois les tuyaux ont passé 24H à l’intérieur et on est sûrs qu’ils sont prêts à fonctionner. Même procédé que la veille. Matt revient avec la citerne rempli d’eau et branche de suite les tuyaux pour le transfert. Hélas ! Au bout de 5 minutes à peine, l’eau gèle dans les tuyaux. La pression n’est pas assez forte et surtout nos tuyaux pas assez épais pour protéger l’eau du gel. Matt a toujours le sourire aux lèvres (moi je pesterai déjà depuis longtemps). Il ne se décourage pas et décide de transvaser l’eau à la main via des jerricanes de 20 litres ! Et c’est parti pour les aller-retour citerne du truck/réservoir de la maison. Il transfert ainsi la moitié de l’eau de la citerne!! Une 20° d’aller-retour, soit environ 400 litres ! Il vide ensuite le reste de l’eau dans le jardin pour ne pas lui laisser le temps de geler dans la citerne. Autant dire qu’après ça, on fait attention avec l’eau. Je n’ose plus prendre de douche ni laver le linge à la main ! Moralité : pour vivre en Alaska, il faut soit vivre avec un gars bien costaud pour couper du bois et gérer l’eau… ou bien en être un soi-même. Personnellement, je ne vivrai pas en Alaska toute seule par ces conditions ! J’en rit dans le blog, mais c’est parce que je sais que derrière, il y a Matt qui assure pour faire de notre mode de vie quelque chose de confortable et unique !

Merci à Timothy pour sa super méga sieste qui m’a permis d’écrire tout ça en quelques heures!

 

 

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le 4 décembre, 2012
A 4:15
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