Free yourself

Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 

True Alaskan

Kenny Lake, 25 mars

Allez, avant que la neige ne fonde, nous profitons une dernière fois des chiens pour une balade dominicale en famille ! C’est la première balade en traîneau de Timothy!

On souhaite partir en pique-nique mais il fait gris et froid alors nous partons léger. Matt attèle 6 chiens, choisit avec soin : qui a envie de courir, tirer, être « sage » à mi-chemin pour la pause ? Hum… Les heureux élus sont finalement Doc et Magellan en Leader, Fluffy et CJ en Swing ; Loogy et Chewy en Wheel (à l’arrière). Un savant mélange ! Nous tirer tous les 3 est lourd pour les chiens, un peu comme tirer un chargement de bois, alors il nous faut des costauds mais pas trop car la piste est bien damée et donc rapide. Il nous faut aussi des leaders qui acceptent de tourner là où on ne va jamais en traîneau, vers le Wedding Bluff : là où nous nous sommes mariés, en aplomb de la Copper River.

Je m’assois dans le sled avec Timothy dans le porte-bébé devant moi. Il est tout calme et observe l’installation des chiens avec curiosité. C’est la première fois que Matt est aux commandes cette saison et les chiens sont excités. Nous partons vite mais Matt garde un pied sur le frein pour gérer la vitesse. Dans ma main, je tiens un petit miroir qui me permet de voir le visage de Timothy, savoir si ça lui plaît et si le bonnet ne lui couvre pas les yeux ! Gobi nous suit, mais pas Sherley. Ça me fait de la peine pour elle. Elle doit être bien malade pour ne pas nous accompagner !

La difficulté de la balade est de sortir du chemin habituel pour tourner vers le Bluff. La nouvelle piste n’est pas aussi bien damée (pas de passage en moto-neige), mais il y a eu un passage en raquettes et les chiens ne s’enfoncent pas trop. Bien sûr, ils préfèrent choisir la simplicité ! Magellan est butée et après plusieurs vaines tentatives, Matt doit finalement descendre du traîneau pour leur montrer la voie. C’est agréable de ne rien avoir à faire et de se laisser guider ! A partir de là, on avance plus lentement et je dois juste descendre du traîneau une fois pour passer par-dessus d’un arbre tombé en travers. Matt est rapidement en sueur, à courir derrière le sled pour aider les chiens à avancer.

Arrivés au bluff, je descends pour montrer la voie aux chiens et pour leur faire faire une belle boucle afin de revenir sur nos pas sans pagaille. Matt attache alors le traîneau à un arbre à l’aide du croc et nous prenons le temps de profiter du paysage. La vue sur la chaîne de montagne Wrangell est bouchée, mais on peut voir la vallée et la rivière gelée en contre-bas, c’est superbe. On imagine aussi, quelque part nichés dans les pans de la vallée, quelques ours dans leur cache qui terminent d’hiberner.

Nous ne traînons pas, car les chiens sont sur-excités et ne demandent qu’à prendre le chemin du retour. Dans la ligne, c’est le bazar et il faut quelques minutes à Matt pour remettre chacun à sa place. Timothy s’impatiente aussi mais dès que nous repartons, il ferme les yeux et s’endort ! Un vrai Alaskan ce petit : même pas peur et il a même fait la sieste sur le retour !

 

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Par judithpuzzuoli
Le 26 mars, 2013
A 0:19
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Cold again

Kenny Lake, 19 mars

Encore -26°C ce matin. On croyait le printemps arrivé, mais le froid est revenu depuis une semaine. Cela ne change pas nos habitudes pour autant, rythmées par les siestes de bébé.

Je vais tous les matins en balade avec Timothy, quelque soit la température, entre 9-10H. Une petite marche vivifiante qui pique le nez et les joues mais sous un soleil radieux. Le ciel bleu ne nous a pas quitté depuis notre retour il y a 3 semaines et cela met du baume au cœur. Le plus dur n’est pas de sortir mais d’habiller Timothy qui se débat pour qu’on ne lui rajoute pas de couche supplémentaire. Par ce froid, il porte 4 épaisseurs et l’habillage est un tour de force, d’autant plus qu’il faut s’habiller chaudement avant lui pour n’avoir plus qu’à sortir une fois prêt… et donc suer un moment avant de prendre l’air !

Timothy « bibendhomme » ne met généralement que quelques minutes avant de s’endormir. Au retour de balade (15min souvent), s’il ne fait pas moins de -10°C, je le pose dehors dans son fauteuil sur le toit du cellier, au soleil, recouvert de 2 à 3 couvertures. Sous son igloo de laine, il n’a pas froid, croyez-moi ! Telle une taupe sortant de terre, on devine qu’il se réveille lorsque l’on voit les couvertures remuer.

Après la 2nde sieste de Timothy de la journée, Matt se charge de la promenade de l’après-midi, plus longue, jusqu’à une heure. Il fait meilleur mais à l’ombre dans la forêt il faut tout de même bien s’équiper. Timothy a le temps de profiter du paysage mais finit immanquablement par s’endormir.

Les projets reprennent. Matt travaille sur la véranda, où il va refaire la couverture (notre bâche étant toute déchirée), et faire une mini-véranda à l’intérieur de la grande pour pouvoir chauffer avec un poêle à bois un espace suffisant pour démarrer nos semis et les préserver du gel. Une fois fini, il faudra faire un feu dans la véranda toutes les fins d’après midi et débuts de matinée pour que ça ne gèle pas durant la nuit. Les semis devraient être saufs à partir de mi-mai. Matt a déjà commencé quelques plateaux de semis à l’intérieur. On espère manger notre première verdure d’ici fin mai.

De mon côté, en attendant de pouvoir travailler dehors sur Juma (le voilier), je débute la construction d’une chaise haute en bois pour Timothy, pour qu’il puisse se joindre à nous à table. Ça sera du rustique mais solide j’espère. Je vais me faire aider par un ami du coin qui s’y connaît en menuiserie et a les bons outils. Photos à venir…

Les journées passent trop vite avec un p’tit bout à s’occuper. J’essaye de faire quelques sorties en traîneau dès que je peux, car la saison se termine bientôt (fin mars/début avril, quand la neige commence à fondre). La piste dans les bois est bien damée et glisse comme une patinoire, 4 chiens suffisent largement.

Il se pourrait bien que notre brave Sherley vive ses dernières semaines. Sa tumeur à l’épaule est énorme mais surtout une autre tumeur est apparue, proche de son estomac, qui semble grossir vite. Elle ne vient plus marcher en forêt avec nous depuis notre retour et se déplace difficilement. Je la berce de caresses et espère qu’elle ne souffre pas trop jusqu’à la fin.

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Par judithpuzzuoli
Le 19 mars, 2013
A 19:47
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Documentaire, part 2

Kenny Lake, 9 mars

 Documentaire, part 2  camera2-213x300

La question que vous vous posez tous: alors, comment ça s’est passé!?

J’en profite pour écrire pendant la sieste de Timothy. Ce chenapan ne fait plus que 2 siestes par jour et ce temps « libre » est précieux ! Impossible de me concentrer quand sa petite bouille me sourit et demande de l’attention ou qu’il gazouille au sol avec ces jeux.

Nous avons donc été filmés de lundi à jeudi de cette semaine. La première journée était principalement une prise de contact et connaître leurs attentes. L’idée est simple : montrer ma vie au quotidien de mon point de vue « français ». Marc le caméraman a fait ses premières images en extérieur, la lumière s’y prêtant. Le mois de mars est vraiment le plus beau mois de l’hiver : grand ciel bleu presque tous les jours et soleil bien haut, une lumière fantastique, des températures douces en journée. Un peu comme si on habitait à la montagne en France.  Au soleil, on peut vraiment passer la journée dehors ! C’était drôle de voir tous ces détails qu’il a filmé dans le jardin et la cours, des choses pour lesquelles je ne prête plus attention, comme un plan de la hache plantée dans un tronc de bois.

Dans l’après midi, ils nous ont accompagné dans notre balade quotidienne en forêt avec Timothy. Je portais un micro et Emilie la journaliste et réalisatrice me posait des questions tout au long de la marche.

Le mardi, jour du bouclage pour le journal. Ils ont filmé Matt en train de travailler et posés un tas de questions sur notre activité. Je leur ai ensuite fait faire un tour détaillé du jardin. L’après midi, ils m’ont accompagné à la bibliothèque où je suis bénévole 3H par semaine.

Mercredi, tour en chiens de traîneau avec le caméraman embarqué, caméra en main et une petite caméra posée sur le sled pour me filmer. C’était marrant parce qu’avec ce poids en plus dans le traîneau, c’était comme avoir un chargement de bois et les virages étaient difficile à prendre sans quitter la piste. On a chaviré une fois, au ralenti ! Les chiens étaient excités après 2 mois sans exercice ! Le défi aussi était de s’arrêter avec les chiens pour que Marc prennent des plans du traîneau de loin, de dos, de face. Bien sûr les chiens n’avaient aucune envie de s’arrêter plus de quelques secondes ! Le soir, ils sont revenus nous filmer pour l’étiquetage des journaux, en train de cuisiner (utilisation du four à bois), le bain et le coucher de Timothy, la star du show vraiment !

Jeudi, ils m’ont suivi jusqu’au puits communautaire où je suis allée remplir notre citerne. Dans l’après midi, j’ai emmené Emilie pour un tour en traîneau, juste pour le fun.

C’est passé vite au final et aucun de nous n’a été « traumatisé » par l’expérience. On les a trouvés très sympa et détendus dans leur façon de faire. Je n’ai jamais sentie de pression, ils ne m’ont jamais fait refaire une scène pour une raison ou une autre.

Bien sûr, Emilie m’a posé un millier de questions et ça n’était pas toujours facile de parler face à la caméra, d’oublier l’objectif… La nuit, je repensais à tout ce que j’aurai aimé dire différemment, ou ce que j’avais oublié de dire sur tel sujet. Le filmage laisse place à la spontanéité mais du coup on n’a pas le temps de se poser, d’organiser sa pensée, comme on le fait à l’écrit. Je cherchais parfois mes mots ou perdait le fil de ma pensée et c’était un peu frustrant.

Je pense à tout ce que j’aurai voulu dire et qui n’est pas sorti de ma bouche… Qu’ici le temps n’est pas le même, qu’il ne nous file pas entre les mains, mais que l’on vit et organise nos journées à notre rythme ; que même si notre vie semble difficile et arriérée à première vue, on l’a choisit, que l’on vit la vie dont on rêve sans attendre d’être heureux demain. Comme c’est important de faire grandir notre enfant avec la conviction que rien n’est impossible, dans l’amour et le respect de la Nature. Que faire le choix d’une vie simple dans la forêt est bon pour notre bien être mais aussi bon pour la planète et notre futur.

Comment dire tout ça à une caméra, à quelqu’un que l’on ne connaît pas. Les choses profondes sont les plus simples à dire et pourtant… Espérons que les images parleront d’elles mêmes et que mon charabia ressemblera à quelque chose !

Enfin, ça m’a fait bizarre que ça soit moi interviewée principalement et pas Matt ou n’importe qui d’autre à Kenny Lake ! Je ne suis pas plus spéciale qu’une autre et être mis en avant me met un peu mal à l’aise quand on sait qu’il y a tant de gens spéciaux par ici qui mériterait que l’on découvre. Après tout, moi je n’ai fait que suivre et m’adapter, mais c’est Matt qui a fait le choix de vivre ici !

Le documentaire sera sûrement diffusé à l’automne prochain, sur TF1, pour l’émission  « Grands Reportages ». Je vous tiendrai au courant de la date. L’équipe a également filmée un couple et une femme vivant en Alaska, et si j’ai bien compris, une dizaine de minutes nous seront consacrées.

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Par judithpuzzuoli
Le 9 mars, 2013
A 21:19
Commentaires :1
 
 

Documentaire – Part 1

Kenny Lake, 7 mars 2013

Voilà. Nous terminons 4 jours de prises de vue/ interviews avec une journaliste et un caméraman français. On m’a contacté au mois de novembre pour savoir si j’étais intéressée pour faire partie d’un documentaire sur les français installés en Alaska. Après maintes hésitations, de « non, oui, peut-être », on s’est finalement lancés !

L’idée de se faire filmer ici chez nous est intimidante. Si l’on a choisit de vivre dans les bois, c’est à priori pour y être tranquille, loin de la foule et des regards ! Pourquoi aurait-t-on envie de donner en pâture notre vie privée au grand public ?! D’ouvrir notre cocon au regard d’inconnus ? Ai-je envie que la France entière puisse nous connaître, faire voir mon petit Timothy à la télé ? Qu’ai-je à y gagner ?

Je ne sais toujours pas exactement pourquoi j’ai dit « oui » et si j’ai bien fait, mais maintenant c’est fait et il nous reste plus qu’à voir le résultat !

A la base, j’ai une appréhension avec les journalistes, et surtout ceux de la télé car je sais bien comment on peut déformer la réalité avec des images, faire dire ou faire croire ce qu’on veut. Il n’y a qu’à regarder le journal des infos. La télé, c’est quand même LE grand Art de la manipulation et du faux-semblant !

J’ai eu un bon premier contact avec Emilie, la journaliste de la maison de production, et ça m’a mis en confiance de savoir un peu mieux ce qu’elle souhaitait tourner : un sujet de découverte, quelque chose de beau, de vrai. Elle a grandi à la campagne et semble être sensible à la Nature et à la vie simple. On semble être sur la même longueur d’onde. Si c’était une parisienne sur talon aiguille j’aurai peur de me faire juger de haut, mais ça n’est pas le cas. C’est une jeune, son premier reportage, elle doit faire ses preuves et veut vraiment faire du bon boulot !

J’en parle à Matt qui de suite fait le gros dos. Aurai-je oublié que je suis mariée à un ours sauvage, un ermite des bois ?! Il n’a aucune envie de laisser entrer chez lui une caméra et encore moins après ce qu’il s’est passé dans la région à l’automne : une équipe de télévision est venue s’installer près de Kenny Lake soit disant pour tourner une famille venant s’installer en Alaska et vivre « à la dure » une vie de pionnier moderne. Se présentant autour d’eux comme un documentaire « sérieux », on découvre au fil des jours, de bouche à oreille, que c’est un programme de télé-réalité, n’ayant de réel que le nom ! Et du pire goût que l’on puisse faire ! Pour faire court, ce projet est une grande mascarade, avec une fausse famille payée pour le show (repartie aussitôt le tournage terminée) et nous en avons entendu des vertes et des pas mûres sur leur façon de faire ! L’équipe de tournage n’a jamais voulu parler publiquement pour notre journal, ils ont abusé du bon cœur des locaux et sont partis comme des voleurs du jour au lendemain ! Bref, ça a fait couler de l’ancre dans notre petit journal local et valu quelques fous rires…

L’ironie du sort veut que quelques mois après on vienne filmer l’éditeur du Copper River Record (notre journal) pour un reportage sur la vie en Alaska ! ça à de quoi faire sourire et je comprends la réticence de Matt !

Alors pourquoi accepter ?! Je suis curieuse par nature et toujours prête pour de nouvelles expériences. Peut être suis-je aussi un peu flattée que l’on s’intéresse à moi ? J’apprends par Emilie qu’il n’y a qu’une 100° de français installés en Alaska, pas tous à l’année, et apparemment la seule à vivre loin de la ville, perdue dans la forêt sans être reliée au réseau d’eau et d’électricité.

Je n’ai rien à y gagner car nous ne sommes pas payés pour être filmé, et je ne cherche ni la notoriété ni la gloire ! Vivons heureux, vivons caché, n’est-ce pas ?

J’ai envie de donner une chance à cette journaliste si enthousiaste et curieuse de notre mode de vie. J’ai envie de prendre ça à la rigolade, me dire que ça peut être une aventure sympa et un bon souvenir de notre vie d’aujourd’hui – car qui sait où nous serons dans 10 ans ? Enfin et surtout, j’ai envie de croire que ces quelques minutes d’image auront le pouvoir d’inspirer des gens. Je reconnais que notre façon de vivre n’est pas banal et si des images ou des mots arrivent à toucher le coeur d’au moins un spectateur (autre que ma mère :-) , alors ça aura valu la peine. C’est ça que je trouve beau, dans la vie en général : se dire qu’on a le pouvoir d’influencer positivement la vie des autres. Etre une source d’inspiration.

Il y en aura toujours pour dire en nous voyant à l’écran, que nous sommes fous, irresponsables, arriérés, sales, etc. C’est dans la nature humaine de juger et de critiquer. Ça je dois dire que ça ne me plaît pas que ma famille se retrouve sous un regard moqueur et méchant… Mais j’ai envie de croire  que d’autres seront touchés et inspirés, où tout du moins que voir notre petite vie simple dans les bois apportera quelques sourires ou un peu de bonheur.  Je n’ai rien à prouver aux autres (ça fait longtemps que je fais ce que je veux!), ni besoin de passer à la télé pour me sentir accomplie. Mais voilà, l’occasion se présente et comme rien n’arrive par hazard..!

Quant à avoir convaincu Matt, ça c’est une autre histoire !

Le récit de comment ça s’est passé, bientôt!

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le 8 mars, 2013
A 6:58
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La sieste de Timothy

Kenny Lake, 5 mars

Petite sieste du matin pour Timothy. Au grand air, par -10°C, il dort du sommeil du juste après s’être endormi tout seul sous les aboiements des chiens, qui veillent!

On essaye de l’habituer à dormir dehors, maitenant que les températures sont plus clémentes. Cela évite de le faire remonter  à la mezzanine dans le panier en osier 3 fois par jour.

Le calme de la forêt, le bruit des oiseaux sont propices au sommeil. Timothy dort plus d’une heure dehors. Les chiens nous font signe au moindre mouvement du petit d’homme. Il se réveille avec de bonnes joues roses et le sourire aux lèvres.

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Par judithpuzzuoli
Le 6 mars, 2013
A 1:03
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Retour en Alaska

2 mars 2013

Après 7 semaines de voyage, 14 vols différents, 10 aéroports, des milliers de kilomètres parcourus, 3 pays visités, nous revoilà au bercail. Ça fait du bien de poser la valise et de dormir dans le même lit plusieurs jours d’affilés !

Timothy a fêté ses 4 mois hier, petit d’homme en pleine santé, plein de tendresse, de sourires et de malice, il a voyagé comme un vrai Routard, sans « jamais » se plaindre… Hum… ok, quelques fois, mais toujours pour une bonne raison (chaleur, sieste interrompue) !  Il aura utilisé tous les transports imaginables : avion, voiture, train, bateau, canoé, bus, taxi brousse -ne lui reste que le chameau et l’éléphant !

Je vais résumer en court notre périple et surtout vous le faire vivre en images. Partis le 10 janvier d’Alaska, nous avons d’abord visité la famille de Matt à Peoria (Illinois) et Saint Louis (Missouri), où les grands parents ont pu profités du petit fils. Quelques jours en famille avant de décoller pour la France. De là, séjour en Normandie chez mes parents qui rencontraient pour la première fois Timothy. Trois semaines passés à visiter famille et amis, en passant par la Corse saluer les Mangonautes (Cap’tain Phil, Cécile, Agathe et Karin), Annecy, la Suisse et Lyon. Le temps est passé trop vite et je n’ai hélas pas pu voir et profiter de tout le monde mais on reviendra, plus longtemps la prochaine fois je l’espère.

Je n’étais pas retournée en Corse depuis mon départ de Bastia à bord du Manguier en avril 2009 ! Si on m’avait dit que j’y reviendrai 4 ans plus tard avec un mari du bout du monde et un bébé, je ne l’aurai pas cru, pour sûr ! Ça m’a fait donc quelque chose de remettre les pieds sur cette île où s’est tissé l’un des fils de ma destinée. On ne sait jamais sur le coup ce qu’une rencontre va nous apporter ou où nous emmener ! Une des raisons pour laquelle j’aime tant voyager…

Après la France, en route pour le Costa Rica, en passant par Chicago (courte escale chez Kate, la sœur de Matt). Deux semaines dans la brousse, dans la péninsule d’Osa, qui héberge le Parc National du Corcovado (au Sud du pays). Nous somme coupés d’internet tout ce temps et ça fait un bien fou ! Nous n’avons planifié que la première semaine, passée dans un écolodge au pied d’une plage de cocotier sans fin, face au Pacifique. Pas d’électricité, soirée à la chandelle, couchés de soleil rouge sur l’océan, bruit des cigales permanents et d’oiseaux nocturnes, repas de fruits et légumes fraichement cueillis. Une vraie cure de vitamine et de soleil. Levés de bonne heure avec le jour vers 6H, nous passons nos journées entre balades dans la forêt tropicale, à suivre les fourmis processionnaires, observer toucans, perroquets, oiseaux colorés en tout genre, papillons géants, singes ; baignade quotidienne dans l’océan et/ou la mangrove avec Timothy ; sieste et bons repas. Il fait tellement chaud qu’entre 10H et 15H on fait les lézards à l’ombre dans un hamac.

Nous passons ensuite quelques jours dans le Golfo Dulce, où les baleines viennent donner naissance à leur petit vers le mois de décembre. Là, pas une vague et le calme règne. L’eau est si bonne que Timothy ne demande jamais à en sortir. Enfin, nous passons 2 jours chez une famille au cœur de la forêt. Une belle expérience dans un coin de paradis encore plus perdu que Kenny Lake. Grand père Gorge et grand-mère Maria nous accueillent, entourés de 5 petits enfants qu’ils élèvent. La cuisine est dehors, sur terre battue et chaque jour nous goûtons des choses nouvelles. Nous campons à la belle étoile presque, sous une tente qui laisse entrer fourmis, araignées et chauve souris ! Mais on dort bien, au clair de lune, avec le son des cigales et de bruits animal nocturnes pour nous bercer. Nos hôtes ont un jardin qui découragerait plus d’un jardinier (à commencer par nous !) : ½ de marche pour y accéder, en montée et sous une chaleur intense (dès 8h du matin le soleil tape). Perchés sur une colline déboisée, les légumes poussent sur des pans vertigineux et on imagine à peine la récolte de riz ou de haricots dans ces conditions !

Nous sommes touchés par la gentillesse des Costaricains et la beauté sauvage de ce pays. On se promet déjà d’y retourner, en voilier cette fois-ci ci ! On s’est même pris à rêver d’y acheter un bout de terrain un jour, où on pourrait avoir un jardin toute l’année et se gaver de jus de mangue, coco, banane….

Voilà, un bien beau voyage, et un super bébé qui a pris le goût de l’aventure. Pendant que je termine ce texte, il dort dehors par -10°C, emmitouflé dans son siège bébé, au soleil.  On l’habitue au grand air !

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Par judithpuzzuoli
Le 4 mars, 2013
A 0:16
Commentaires : 3
 
 
 

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