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Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 
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On passe a la tele!!!

Peoria, Illinois, 25 decembre 2013

Tout d’abord, un tres tres joyeux a tous!

Cette annee, nous fetons Noel chez la famille de Matt, en Illinois. Une petite semaine loin du grand froid et de la neige, bien entoures, ca fait du bien! Nous ne feterons veritablement noel que demain soir lorsque toute la famille sera arrrivee. En attendant, on lorgne les cadeaux qui attendent deja sous le sapin.

J’ecris juste un petit mot en passant pour vous annoncer que l’on va passer a la tele samedi 28 decembre.

Pour ceux qui se souviennent, en mars dernier, une journaliste et un cameraman francais sont venus nous filmer en Alaska, Matt, Tim et moi dans notre petit cocon dans les bois.
Un reportage de 30 min a ete realise et est sur le point de passer a la tele, je viens de l’apprendre.
Ca sera sur TF1, le dernier docu du magazine ‘Reportages’, samedi 28 decembre a 13h20.
J’aurai aime le voir avant vous pour savoir si ca represente bien la realite mais je devrai etre patiente et attendre apres la diffusion pour recevoir une copie par ici! (impossible de voir en streaming, c’est bloque).
J’espere que je ne dis pas trop de betises ;-) , mais de toute facon, la star c’est Timothy!
Voila! J’attends vos commentaires avec impatience! 
Ci dessous extrait d’une coupure de presse que l’on va fait suivre par mail:
« ALASKA, FRANCAIS GIVRES ET HEUREUX
Ils ont choisi de vivre à 8000km de Paris sur une terre recouverte six mois par an de neige et de glace et dans de vastes espaces essentiellement peuplés d’animaux sauvages. Une centaine de français se sont expatriés en Alaska, au nord du Canada, l’état le plus étendu et le moins fréquenté des E.U. Magali et Judith étaient en vacances pour voir des baleines et des ours lorsqu’elles y ont rencontré toutes deux leur futur mari. Après des années passées à bourlinguer entre New-York, Boston et Buffalo, Joël, ancien chef cuisinier, a ouvert une patisserie sur l’ile de Kodiak, au sud de l’Alaska, afin d’assouvir sa passion pour la pêche et pour la chasse. »
Malgré la température, -40° en hiver, aucun ne regrette son choix. Professeur de français dans une école primaire, Magali adore faire du ski de fond avec Andy, son époux. Judith qui vit avec son compagnon et leur fils de 5 mois dans une cabane en bois en pleine forêt, édite un petit journal local et entraine régulièrement ses chiens de traineau. Quant à Joël, il se dit l’homme le plus heureux du monde. »

 

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Par judithpuzzuoli
Le 25 décembre, 2013
A 19:14
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Comment rester occupé en hiver

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Kenny Lake, 15 décembre

La température stagne entre -20 et -15°C depuis une bonne dizaine de jours. Pour nous c’est le redoux vraiment ! Difficile de vous faire croire que l’on apprécie, mais après une période à -40°C, c’est largement supportable. Il n’y a que les mains qui se gèlent vite si l’on oublie de sortir sans gants.

Malgré tout, on ne peut pas sortir des heures avec Timothy et on se limite souvent à la sortie quotidienne, le bol d’air pour aller nourrir les poules, les trois qu’il nous reste ! Timothy reconnaît maintenant la combinaison verte et est toujours bien content d’aller faire un tour dehors. Je le mets sur la luge, avec l’eau, les graines et notre compost et tire tout ça vers le poulailler. On espère que nos trois dernières poules survivront jusqu’au printemps maintenant ! Que nos efforts soient récompensés par au moins un œuf quotidien d’ici avril/mai.

On va aussi dire bonjour à chaque chien, toujours excités de voir le petit bonhomme vert qui doit sentir bon le petit lapin pour certains. A part ça, Timothy me regarde nettoyer les crottes gelées ou bien on se fait un petit tour de balançoire ou de hamac. 

Des fois dans l’après midi on se fait une petite balade en raquettes, Tim dans le dos, ou bien je vais marcher jusqu’à chez Kim à travers les bois. Dès que les chiens seront retrouver leur endurance, on pourra aller se balader en traîneau tous ensemble, Matt à l’arrière, Tim et moi à l’intérieur.

A part ça, le jour ne dure pas longtemps et ces temps-ci, on a l’impression de vivre dans le noir. On éteint les lumières seulement entre 10H et 15H !  

Timothy ne fait plus qu’une seule sieste maintenant, en début d’après midi. On joue à l’intérieur le matin et l’après midi après la sieste, on essaye de trouver une bonne raison de sortir (quand il ne fait pas en dessous de -20°C pour épargner le moteur): visiter une amie, aller à la bibliothèque, faire des courses, aller au puits chercher de l’eau ou faire la lessive. Rien d’exceptionnel, mais ça fait toujours beaucoup de bien de voir autre chose que notre seule pièce et de voir d’autres visages ! Et puis c’est toujours une expédition de prendre le truck et de rejoindre la route sans rester coincé dans les bas-côtés ! Notre sortie devient vite l’évènement du jour et une grande distraction pour Timothy qui sait que voiture rime avec « voir du monde/autre chose ».

On se sent vraiment isolés dans notre coin de forêt et s’il n’y avait l’internet et un véhicule pour sortir, on en oublierait vite que la vie continue d’exister « ailleurs » ! Cela ne me dérange pas d’être coupée du monde.  Je ne lis d’ailleurs pas les « news » et nous n’écoutons pas la radio. Mon ignorance sur les folies du monde ne me fait pas culpabiliser du tout. Je me sens ainsi protégée par toute cette négativité véhiculée par les médias et sur des évènements dont je n’ai aucune emprise de toute façon, et fait le choix de lectures positives qui m’apportent sur d’autres plans. Je sens que le fait d’avoir été enceinte m’a rendue très sensible à la violence et que de voir des images brutales perturbent mon moral et mon sommeil.

En ce moment, notre gros générateur qui permet de chauffer l’eau est en panne, donc finit la douche. On se lave au gant et à la bassine. Miraculeusement, on peut encore se servir de notre évier sans avoir à utiliser de sceau! L’évacuation ne s’est pas encore bouchée de glace. Pourvu que ça dure ! Je suis habituée à notre confort « différent ». J’ai plus de mal à me faire à l’espace réduit de notre chalet. Labyrinthe de jouets sur le sol aussi bien dans le coin salon que la cuisine (faute de mur !), pile de chaussures mouillées qui sèchent dans l’entrée, sceau des chiens, générateur et batterie de voiture qui se « réchauffent », étendoir à linge… Bazar hétéroclite qui prend de la place et limite notre espace. Beaucoup de temps passé à garder la pièce agréable à vivre. C’est pourquoi notre priorité pour 2014 sera la construction de l’extension (chambre de Timothy, salle de bain).

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Par judithpuzzuoli
Le 17 décembre, 2013
A 0:14
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Et c’est parti pour la 5° saison!

Kenny Lake, 15 décembre 2013

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IMG_2425IMG_2329Et c’est reparti avec le chien de traîneau pour mon 5° hiver! En comptant combien de saisons j’ai déjà passé ici, je réalise comme le temps a passé et les années se sont vite écoulées depuis le grand voyage à bord du Manguier !

Chaque saison se suit et ne se ressemble pas ! L’année passée, j’avais à peine « mushé » avec la naissance de Timothy. Cette année, nos deux fidèles compagnons et leaders Sherley et Gobi nous ont quittées et ça laisse un grand vide dans la meute.

Petite CJ, la noireaude, s’est faite opérée la semaine passée d’une tumeur aux mamelles et on espère qu’elle se remettra bien de l’opération. Elle a 9 ou 10 ans, plus toute jeune mais elle a toujours eu une belle énergie et j’aimerai beaucoup la voir courir à nouveau avec nous ! Matt l’imagine déjà comme chien d’intérieur pour amuser Timothy, mais on va voir, car sur pied elle a l’énergie d’un jeune chiot et mon « p’tit chiot » à moi me fait déjà un beau désordre à lui tout seul ! En tout cas, elle est douce avec Timothy qui se jette sur elle pour des câlins et lui apporte des heures quotidiennes d’amusement!

Ça fait qu’il reste 8 chiens qui peuvent courir seulement, mais vraiment 7 car Picker, du même âge que CJ est déjà « retraitée ». J’ai essayé de la faire courir, elle boîte et abandonne vite la course, ce qui fait que les autres lui passent devant et créent la pagaille dans les lignes…

Je vais essayer de musher 2-3 fois par semaine, ça serait idéal pour remettre les chiens en forme et pour tout le bien que ça ma procure. Les premières courses de l’année sont toujours mémorables… Cette année, la piste en forêt n’était pas damée et j’ai dû rebrousser chemin pour aller vers la piste moto-neige au bord de la route. Sauf qu’elle était recouverte de neige et à la première occasion les chiens ont tourné pour aller dans la cours d’un voisin Les femelles ont aussi eut leur période de chaleur et ça rend la chose plus compliquée car ils sont tous surexcités ! Cela m’a valu de perdre mon traîneau, lorsque Magellan (femelle que je mets en leader) à fait demi-tour sur place et que tous les « boys » ont suivi derrière ! J’étais descendue du traîneau pour leur montrer le chemin, mais ils ont fait demi-tour tellement vite que je n’ai pas eu le temps de monter à bord ! Une bonne demi-heure de marche pour rentrer, mais il faisait beau et la forêt splendide.

C’est ça que j’aime dans le chien de traîneau. Chaque sortie est différente et apporte son lot de surprises et d’inattendu. Je préfère quand tout va bien, bien sûr, car alors, je peux laisser vagabonder mon esprit et faire silence intérieurement pour sentir la forêt et apprécier le calme et la beauté de l’hiver alaskan. Un vrai ressourcement.

 

 

 

 

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le 15 décembre, 2013
A 22:53
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Another great Thanksgiving

Kenny Lake, 9 décembre

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Encore un super Thanksgiving chez Doug et Marnie! L’année dernière je n’avais pas participé au match annuel de football américian (j’avais une bonne excuse, et puis il faisait bien -30°C!). Cette année, les conditions sont idéales. ça gèle mais on le sent à peine quand on court. Beaucoup de neige sur le terrain immaculé au départ. On en a jusqu’aux genoux! Dur de courir mais ça rend le jeu encore plus drôle et ça amorti pour les plaquages au sol! Cette année, j’arrive enfin à attraper le ballon sans le faire tomber et je réussi à courir sans me prendre de coups dans le nez (hum… pas comme il y a deux ans où mon nez était parti sur le côté suite à mauvais coup).

Un match convivial, bien crevant et plein de rires, suivit du grand banquet habituel où tout le monde apporte son plat ou dessert, sans oublier les deux dindes énormes et leur garniture….Comme toujours, on repart la peau du bide bien tendue et on regrette la troixième part de tarte!

Timothy a adoré voir tout ce monde après cette période de froid où nous étions restés à la maison pendant plusieurs jours d’affilés.

 

 

 

 

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le 9 décembre, 2013
A 20:50
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ça bricole!

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Kenny Lake, 2 décembre

Depuis le lendemain de Thanskgiving, c’est le grand froid à nouveau (entre -30°C, -40°C). Alors on évite de sortir en voiture et on s’occupe comme on peut à l’intérieur.

Trois jours que Timothy n’avait pas mis le nez dehors, mais cette après midi, allez hop, on s’habille chaudement, cache-nez bien haut et nous sommes allés faire un tour. J’ai fait une courte balade en raquette avec Timothy dans le dos. Il y voyait à peine le pauvre, mais je crois qu’il était content de prendre l’air frais (glacial devrais-je dire) ! Il y a tellement de neige, on s’enfonce très profond, même en raquette. J’ai ouvert une partie de la piste pour faciliter le passage en traîneau. Après 10 minutes, j’étais bien réchauffée et j’aurai pu continuer tellement c’était beau. Vers 14h, le soleil s’apprête déjà à disparaître derrière les montagnes et la lumière rasante orangée est magnifique. Mais ne sachant pas si Timothy avait les extrémités gelées, j’ai fait demi-tour.

Quand je l’ai descendu de mon dos, il avait du gel sur les cils, les joues et le bout du nez tout rose, trop mignon. Mais il était content et voulait même voir les chiens de près. On a même fait un tour de balançoire et un petit tour de luge sur sa piste spéciale. On est rentré se mettre au chaud, il n’avait pas froid nulle part et m’a ensuite aidé à continuer mon bricolage.

Voilà, notre mezzanine est enfin sûre pour Timohty ! Il était temps maintenant qu’il escalade partout. On a installé une trappe qui bouche complètement l’ouverture par laquelle on monte (le tronc d’arbre) et posé un filet sur la grande ouverture. Maintenant, on peut être tranquille le matin quand Timothy se réveille et vient jouer dans notre lit. On a essayé une journée de poser son matelat directement sur le sol, sans le lit à montants, mais le coquin vient sur notre lit et nous espionne d’en haut au lieu de dormir. Je vais trouver une solution car j’aime bien l’idée qu’il ait son petit coin à lui sur le sol.

Sinon, j’ai réparé notre traîneau qui avait un patin de cassé. Il a fallu démonter pas mal de choses et ça a pris plus de temps que prévu, mais voilà, il est retourné dehors et j’attends maintenant que ça se réchauffe un peu pour aller entraîner les chiens qui s’impatientent vraiment !

Je continue aussi de bricoler les rangements de la cuisine. Je m’active car Timothy me sort les casseroles et plats en tout genre et j’en ai marre de remettre tout en place dix fois par jour. Bricoler à l’intérieur veut dire sortir dehors chercher les bons outils au bâtiment ou faire mes coupes de bois… Pas marrant quand il fait -40°C, car je n’arrive pas à bosser avec des gants… Et puis il faut trouver les bons outils, la bonne planche ensevelie, démarrer le générateur ou penser à recharger les bateries ou quand il fait trop froid pour ça, couper à la scie manuelle et se congeler les doigts. Bref, le bricolage devient vite un exploit et si les progrès sont lents au final, chaque petite avancée est une victoire et me donne une satisfaction énorme ! Il faut vraiment se botter les fesses pour que ça se fasse! Sans compter Timothy qui veut aider et me pique des mains le mètre, l’équerre ou le crayon… Le p’tit bonhomme apprend déjà à bricoler ! J’ajoute aussi que Matt me laisse faire mais m’aide souvent à résoudre problèmes mathématiques et techniques… Sans lui et sa patience, je jetterai l’éponge plus d’une fois par projet!

 

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Par judithpuzzuoli
Le 3 décembre, 2013
A 5:50
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Farewell Gobi

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Kenny Lake, 30 novembre

Il y a une semaine exactement, notre brave Gobi, matriarche de la meute, s’en allait rejoindre sa sœur Sherley au paradis des toutous. Une nouvelle inattendue, mais qui mettait ainsi fin à des souffrances inutiles.

Depuis la naissance de Timothy, je dois bien dire que je les avais délaissées, mes deux grande amies Sherley et Gobi… Et pourtant, que d’aventures nous avons vécues ensemble, et combien d’autres avec Matt !?

Gobi la douce qui lèche le visage de Tim, Gobi la sourde oreille quand ça l’arrange, Gobi la coquine qui ouvre les portes, fait les poubelles, chasse les poules… Fidèle compagnon lors de nos sorties en forêt et nos parties de pêche à la rivière.

Elle était déjà âgée lorsque je suis arrivée pour faire du chien de traîneau, mais je la prenais parfois pour courir devant, ayant toujours été un excellent leader. Souvent je lui passais le harnais, le regard blasée, c’était la seule à ne pas aboyer au départ, comme pour dire, « je connais la musique, y a pas de quoi s’exciter ». D’autres fois elle refusait catégoriquement de partir et restait sur place au départ, les autres lui passant par-dessus, créant ainsi une pagaille générale dans la chaîne principale.

Les derniers hivers elle courrait librement, souvent derrière le traîneau pour ne pas ralentir la troupe. Même vieille et courbaturée, elle suivait !

Gobi, avec sa soeur Sherley, sont vraiment les deux premiers chiens que j’ai appris à connaître et à aimer. Deux belles personnalités. Une page se tourne, la fin d’une génération. Et les sorties traîneau qui ne seront plus jamais les mêmes, sans ma fidèle escorte Gobi et Sherley.

 Hasta la vista Gobi!

 

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Par judithpuzzuoli
Le 1 décembre, 2013
A 7:56
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Neige, froid et autres histoires d’hiver

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Kenny Lake, 30 novembre

La semaine de notre retour a été bien intense, entre le grand froid à notre arrivée, puis des tonnes de neige, rendant notre piste difficile d’accès. Heureusement, notre truck passe partout en 4×4 mais c’est quand même du rodéo dans la fraîche, un peu comme de rouler dans la boue.

Matt a suivi 3 jours de formation bien dense de secourisme pour remettre à jour son diplôme. Comme je gardais Timothy, je n’ai pu repasser qu’une partie du mien, la partie massage cardiaque et utilisation d’un défibrillateur… Je passerai le reste dès que je peux si je veux continuer à faire partie du groupe d’ambulanciers volontaires.

Nous avons aussi choppé une bonne gastro, sûrement durant notre vol retour. Moi carabinée, Matt la version « light », et Tim rien du tout il semble. Le meilleur remède est de rester au chaud, mais comme nous avions la formation, ça été un peu dur. Et puis le soir où j’étais le plus mal, nous avons la surprise de rentrer à la maison et de découvrir la porte grande ouverte, Gobi installée sur le canapé! Elle est rentrée toute seule. Il doit bien faire -10°C à l’intérieur. Il me faudra toute la soirée pour me réchauffer.

Ce soir là également, nous découvrons que Gobi a une mauvaise engelure à la patte arrière. Le soir de notre retour en Alaska, je l’avais effectivement trouvé avec la patte enroulée autour de sa corde, tellement serrée qu’elle pouvait tout juste se lever. Elle boitait et nous l’avions fait dormir à l’intérieur depuis. Je n’avais rien remarqué à sa patte depuis, seulement qu’elle avait perdu l’appétit. C’est maintenant infecté, ça sent très mauvais et Gobi à l’air misérable. Matt lui fait un bandage pour la nuit mais elle aura tôt fait de le retirer. Le lendemain, Matt doit repartir pour son dernier jour de formation et je reste à la maison. Ça s’est sérieusement aggravé pour Gobi, qui est littéralement en train de « manger sa patte » pour soigner son infection. C’est vraiment horrible à voir… Il n’y plus que les os sur sa patte et l’odeur de putréfaction est devenue insupportable. J’appelle le véto qui la prendra le jour même en fin d’après midi.

Le véto nous dit que c’est possible d’amputer, mais ça coûte très cher et surtout Gobi a bientôt 14 ans et n’est pas sûre de se réveiller de l’opération. Pour nous le choix est vite fait : on ne veut pas la voir souffrir plus longtemps et avoir une fin de vie misérable. On demande donc au véto de la faire anesthésier. On ne s’attendait pas à voir partir Gobi de cette façon et c’est bien triste, mais je suis tellement soulagée pour elle de ne plus avoir à souffrir le martyr.

J’ai essayé d’emmener Gobi dans la forêt pour l’enterrer sous la neige mais j’ai dû faire demi-tour. La neige est trop profonde, même en raquette je m’enfonce à mi-mollet et j’arrive à peine à tirer sur le traîneau en plastique. J’attends donc que le « vrai » traîneau des chiens soit réparé pour aller enterrer (enneiger) Gobi. (On vient de recoller le patin arrière du traîneau –cassé sans doute pour cause de lui avoir roulé dessus avec la voiture) !

Il a beaucoup neigé toute la semaine, et maintenant c’est le froid qui revient. Notre pain, gâteau à la banane et pommes de terre douces cuisent dehors par -40°C, le four tout emmitouflé de papier d’aluminium. Erreur de débutant également, nos deux bouteilles de propane sont vides, donc plus de gazinière. Par ces températures, la pompe à propane ne marche pas et il faudra attendre que ça se réchauffe un peu. Donc d’ici là, la bouilloire reste sur le poêle à bois en permanence (pour l’eau du café, la vaisselle, etc., et nous cuisinons au four à bois dehors ou bien directement sur le poêle à l’intérieur. Ha et bien sûr, il fait trop froid pour démarrer le gros générateur, donc plus d’eau chaude, ce qui veut dire plus de douche !

Ça semble horrible, mais vraiment, on n’est pas malheureux et on prend tout ça avec beaucoup de patience et philosophie.  

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le
A 7:19
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