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Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 
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En sortant de chez nous

Kenny Lake, 28 janvier

Le froid est revenu. Enfin, dans les -10°C seulement, c’est encore très agréable. Du coup notre ermitage forcé se termine après 4 jours. On peut sortir de chez nous à nouveau, avec le truck seulement. Matt a essayé de ramener la voiture dans la cours aujourd’hui et est resté coincé dans une mare pas encore bien gelée jusqu’au fond. La voiture était restée toute la semaine près de chez notre voisin le plus proche, à 5 minutes à pied.

Du coup pour sortir cette après midi, nous sommes allés en expédition jusqu’à la voiture avec le traîneau et la poussette « tout terrain ». La poussette pour Timothy car le sol ressemble à une patinoire bosselée (hyper casse-figure), et le traîneau, pour ramener les cartons de journaux de la voiture à la maison. Il n’a pas fallu de corde ou de pelle pour dégager la voiture. Pendant que je reculais doucement, Matt poussait pour aider à sortir les pneux de la marnière. (Un mauvais coin qui nous fait toujours dire chaque été « il est vraiment temps de boucher ce trou là ! »)

Sur la route de Glennallen pour aller chercher la dernière édition du journal, une mère élan et son petit ont traversé juste devant nous. C’est plus sympa à voir de jour que de nuit… mais avec ce temps de brume, il faut se méfier. C’était drôle, car ils arrivaient d’une route perpendiculaire, genre « priorité à droite ».

 

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Par judithpuzzuoli
Le 30 janvier, 2014
A 9:09
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Drôle d’hiver!

Jeudi, le Chanook (vent du sud) s’est abattu chez nous, et avec lui le redoux. Il faisait déjà relativement « chaud » pour la saison, dans les -5°C, mais là c’est carrément passé au dessus de 0°C et la fonte s’est amorcée à toute vitesse. Je n’avais jamais vu un tel temps à cette époque. Avec les tonnes de neige que nous avons eu cette année et le sol encore gelé, la fonte s’est transformée en grande marre un peu partout, l’eau ne pouvant s’évacuer.

Notre piste depuis la route est devenue totalement impraticable depuis vendredi. Nous voici donc bloqués chez nous jusqu’au prochain coup de gel. Heureusement, jeudi soir, j’avais eu le temps d’aller faire de l’eau au puits, faire la lessive à la laverie et quelques courses. Sauf qu’il nous manquait de l’essence pour le générateur… Comme je voulais absolument pouvoir poncer à la ponceuse électrique mon petit projet en cours et que nous aurions eu besoin d’électricité de toute façon, je suis allée à pied jusqu’à la station essence. A vol d’oiseau, ça n’est pas loin, mais là, c’était l’expédition.

Armée de bottes et du jerricane dans un sac sous le bras,  j’ai suivi la piste pour rejoindre la route principale, à environ 1,5km. Les traces des roues dans la neige formaient désormais deux petites rivières sur un sol glacé et donc casse-figure. Chaque pas s’enfonçait au dessus des chevilles, parfois presque à mi-mollet. Par endroit, la piste disparaissant sous une grande marre. Il m’a fallu un certain temps avant de rejoindre le bitume. Dans ce décor incroyable, j’avais l’impression d’être une rescapée d’une inondation. La station n’est qu’à 10 minutes après cela. Notre « Mercantile » (où nous faisons l’essence, la lessive et la douche parfois) était méconnaissable. Le parking était devenu une piscine géante et profonde !

Au retour, une moto neige m’a pris en stop et m’a raccompagnée une bonne partie du chemin. Sympa ! Le gars a bien failli rester embourbé dans cette bouillie de neige profonde.

Les écoles ont été fermé pendant 2 jours et je n’ai pas pu ouvrir la bibliothèque de Kenny Lake vendredi ni donner mon cours de français. C’est marrant de penser qu’ici, lorsqu’il fait +4°C en hiver plus de 2 jours, c’est là que tout s’arrête ! (L’école est maintenue pourtant jusqu’à -40°C !) Les routes étaient mauvaises et aussi tout le monde galère à sortir de chez soi… Il y a eu de belles avalanches sur la route de Valdez et la route est même fermée jusqu’à nouvel ordre. On a vu une image prise par avion d’un bout de route totalement recouvert par une avalanche et la rivière à côté carrément bloquée par le mur de neige et formant un lac ! Vraiment dingue… Valdez est donc coupé du monde ! Accessible par la mer uniquement.

Nos pauvres chiens  se réfugient sur leur niche, seul îlot sec. La paille de leur niche est mouillée et devra être changée dès que ça gèle à nouveau et que l’on pourra sortir chercher un nouveau ballot.

Hier, il faisait encore « chaud », tout juste 0°C et Matt a pu appeler le voisin pour qu’il vienne déblayer la piste avec son tractopelle. On a fini d’arranger la piste à la pelle, bouchant les crevasses laissées par les empreintes de roues avec de la neige. Matt a pu dégager le truck et notre piste est déjà plus présentable. On attend encore avant de conduire dessus que ça gèle vraiment bien.

On ne sent pas l’isolement pour autant car on a de quoi rester occupés. Je construis une table pour Timothy, à sa taille, et ça prend du temp vue les conditions ! Déjà, il m’a fallu 15 min en raquettes dans une neige molle et très profonde pour pouvoir accéder aux bâtiments et trouver les bonnes planches. Notre gros générateur doit être réparé et le petit ne permet pas de démarrer nos différentes scies électriques. Pas de scie sur batterie non plus car la lame est émoussée… donc je coupe tout à la main, comme au bon vieux temps. Un travail de force et de patience. Un bon quart d’heure pour couper une petite planche qui me prendrait 3 secondes avec les outils électriques!  La modernité à du bon quand même. Enfin ça se termine, on vient de coller les pieds de la table. J’attends maintenant de pouvoir sortir en voiture aller chercher un bon vernis. Ensuite, j’attaquerai les chaises, toujours aidée des bons conseils de Matt… Photos à suivre.

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Par judithpuzzuoli
Le 27 janvier, 2014
A 8:10
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ça grandit

« Petite Pousse » Tim grandie à vue d’oeil.  14 mois, 3 dents.

Jeux favoris : grimper à tout, balayer, faire du yoga avec sa maman, tourner sur lui-même jusqu’à se faire tomber

Livre favori : mon imagier des animaux

Chanson préférée : Mes petites marionnettes

Animaux préférés : chien et vache

Nouveaux mots : mama, papa

N’aime pas : prendre un bain

Nourriture préférée du moment: tartine pain/beurre/miel

 

 

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le 20 janvier, 2014
A 19:54
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The moose is back

Kenny Lake, 18 janvier

Cette année est une année record pour la neige par ici. Matt ne se souvient pas en avoir vu autant à cette époque.  Quand il y a beaucoup de neige, les élans ont plus de mal à trouver de la nourriture en forêt et s’approchent plus facilement des bords de route, des clairières et des jardins.

Bords de route veut dire danger car ils traversent sans prévenir et on ne les voit souvent qu’au dernier moment, même lorqu’ils se tiennent immobiles sur le bord de la route. Après la dernière chute de neige de ces jours derniers, on voit des élans partout sortir des bois et il y a déjà eut pas mal d’accidents de voiture. Souvent la voiture évite l’animal et va finir dans le fossé. Mieux vaut le fossé que de toucher l’élan car ça peut faire très mal. Un élan est aussi haut qu’un cheval et tellement plus massif! Notre vieux truck porte encore l’empreinte dans la carlingue de la bête que nous avions heurtée il y a 3 ans.

On préfère voir les élans dans le jardin, tant qu’ils restent loin des chiens. Celui-ci est venu plusieurs fois déjà et a même passé quelques nuits allongé pas loin de la maison. Il laisse un vrai champ de bataille derrière lui, déneigeant de grande surface pour trouver de l’herbe. Ils sont assez peureux en général, sauf les femelles lorsqu’elles sont avec un petit qu’elles défendent sauvagement.  Mais même pour une photo, je ne m’approche jamais de trop et je suis toujours prête à m’enfuir en courant!

 

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Par judithpuzzuoli
Le 18 janvier, 2014
A 22:53
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La Copper Basin 300, 25° édition

Kenny Lake, 16 janvier

La Copper Basin 300 est la grande course de chiens de traîneau de la région. 300 miles à parcourir (482km) dont une grande partie dans des coins totalement sauvage, plus de 40 mushers au départ. Le départ à lieu dans la petite ville de Glennallen, à une heure de route de chez nous. Le parcours fait une grande boucle avant de revenir au point de départ. Les champions accomplissent cet exploit en 3 jours seulement avec un minimum de 18H de pause obligatoire.

Nous avions raté la course l’an passé car nous étions en France et j’étais impatiente cette année de voir l’excitation du départ, toujours très impressionnant. Quarante mushers avec chacun 12 chiens, ça fait un sacré remue-ménage d’aboiements, de cris et une bonne dose d’adrénaline à quelques minutes du départ, (même pour moi qui ne fait que regarder !). Chaque musher part à 2 minutes d’intervalle. Chacun se fait aider par au moins 3 « handlers » (amis mushers/bénévoles) pour amener les chiens sur la ligne du départ. Il y aussi un mini quad qui retient le traîneau à l’arrière pour freiner l’équipage. Avec toute cette excitation, une seule personne ne suffirait pas à retenir 12 chiens survoltés.

A mes yeux, ces mushers professionnels, ou pas, sont tous des héros et de vrais aventuriers! J’ai un immense respect et admiration pour ce sport passion qui demande tant d’efforts, de détermination et d’endurance. Des mois de préparations (dès l’automne), des journées entières d’entraînement, de soins… Le musher qui participe à des courses vit pour ses chiens 24H/24, 7J/7. Impossible de s’investir à moitié si on veut pouvoir finir une grande course comme celle-ci. Les chiens doivent en quelques mois de préparation devenir des sportifs de haut niveau ! C’est aussi un investissement financier énorme et la plupart des mushers ne vivent pas de leur passion. Nombreux bossent l’été dans des boulots saisonniers qui rapportent bien (pêche, construction…) mais il faut quand même chercher des sponsors pour couvrir les coûts.  

Pendant 3 jours consécutifs, ils vont affronter les éléments (grand froid, neige, vent…), de jour comme de nuit. Souvent de nuit d’ailleurs, à la frontale et au clair de lune. On peut croire à tord que le musher se fait « tirer » seulement par ses chiens, mais il y a bien plus que ça à faire ! Le musher doit connaître parfaitement ses chiens pour savoir jusqu’où les pousser s’il ne veut pas les voir abandonner en cours de course. Il doit gérer leur fatigue, savoir quand il faut s’arrêter et pour combien de temps, savoir quel chien laisser derrière à un « check point » (et continuer avec un de moins pour le restant de la course), et bien sûr aider les chiens dans les montées (ce qui veut dire descendre du traîneau et courir derrière ou pousser d’un pied). Le musher doit créer une vraie symbiose avec ses chiens. Sans compter qu’aux arrêts (dans des lodges souvent), le musher ne peut pas se faire aider. Il doit détacher les chiens, les nourrir et leur donner de la paille (s’il fait très froid), avant de pouvoir enfin se reposer quelques heures…

Cette année j’étais contente de rencontrer Nicolas Petit, un musher français émigré en Alaska depuis une dizaine d’année. Et en plus il a grandit en Normandie comme moi !

Un sacré champion qui monte qui monte d’année en année dans le rang des meilleurs mushers d’Alaska. Il a fini 6° l’année dernière de l’Iditarod (la plus célèbre course de traîneau au monde). Il était 4° l’an dernier pour la Copper Basin 300 et cette année… 2°, avec seulement 6 minutes derrière le premier ! Bref, super doué le gars !

Je suis aussi très admirative de toutes ces femmes musheuses, certaines toutes petites! Qui arrivent à contrôler un tel attelage et à surivre au froid des heures durant! D’avoir déjà fait du chien de traîneau par -20°C plusieurs heures, je sais comme c’est mortel d’être debout à l’arrière du traîneau sans se geler les extrémités! Il faut un courage et une force physique et mentale à toute épreuve! Une vraie source d’inspiration.

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Par judithpuzzuoli
Le 17 janvier, 2014
A 1:13
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Noel en famille en Illinois

Kenny Lake, 6 janvier

Quelques photos de notre noel en famille chez les parents de Matt. Une semaine trop vite passée au coin du joli sapin, à jouer avec les nièces, tricoter, lire, manger des cookies… Des cadeaux par milliers, de bonnes retrouvailles avec toute la famille de Matt et la magie de Noel retrouvée avec trois petits lutins aux yeux émerveillés.  C’était chouette également de découvrir des traditions de noel différentes: entre autres, la tradition des cookies (une variété incalculable), sur la table en permanence et difficile à éviter! La tradition des chaussettes remplies de cadeaux apportés par le Père Noel, des décorations dans le sapin « fait main » et qui ont toutes une histoire, le jeu de l’échange de cadeau entre tous… Et ici le Père Noel sonne la cloche lorsqu’il est passé pour prévenir les enfants qu’ils peuvent sortir du lit. Comme chez nous, l’ouverture des cadeaux se fait en pyjama.

Un très très beau Noel.

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Par judithpuzzuoli
Le 7 janvier, 2014
A 6:57
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Encore une bonne année

Kenny Lake, 5 janvier 2014

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Depuis le royaume des neiges d’Alaska, une bonne et heureuse année à vous tous ! Le cœur en joie et des rêves à réaliser, encore et toujours. 

Toutes les années sont bonnes il me semble… Ne sommes-nous pas les acteurs de notre bonheur ? Tout est question de perspective. Je réalise en grandissant que celui-ci se crée non pas dans nos projections en un avenir meilleur mais dans chaque geste du quotidien. Ce n’est pas le 1er de l’an qui change quelque chose mais le regard neuf que l’on porte sur chaque lever de soleil et la conviction que ce jour nouveau va nous apporter la force, la paix et la sagesse. Croire que chaque nouvelle rencontre, expérience, bonne ou mauvaise est là pour nous apporter quelque chose, nous montrer la Voie, nous faire avancer sur notre Quête personnelle.  

A vivre hors du temps et du monde depuis mon installation en Alaska, le nouvel an n’a de symbolique désormais qu’un nouveau nombre sur le calendrier. La réalisation tout de même, que les années défilent de plus en plus vite et qu’il n’y a pas de temps à perdre à être malheureux.

Pour moi le vrai « nouvel an » se marque par les grandes étapes de vie. La dernière en date étant l’arrivée de Timothy bien sûr, le 1er novembre 2012. Une année incroyablement riche et bouleversante. La découverte, l’apprentissage et le bonheur d’être mère au quotidien ; nos nombreux voyages : France, Costa Rica, Illinois (3 fois), Californie… Jamais je n’ai pris autant l’avion en une année ! L’achat de notre voilier « Slow Dancer » et tous les projets de voyage à venir, puis l’achat d’un terrain avec maisonnette jouxtant notre terrain (que l’on envisage de mettre en location un jour).

Je ne crois pas trop aux résolutions, mais j’ai quand même un vœu pour 2014 : garder le lien avec la France, la famille et les amis, plus que l’année écoulée ! Je me suis souvent sentie débordée et isolée cette année et j’espère pouvoir reprendre contact plus régulièrement… Ce lien est vital, je m’en rends compte chaque jour un peu plus. Expatriée pour l’instant mais un besoin de garder mes racines !

Des photos de notre noel en Illinois chez la famille de Matt très bientôt…

 

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Par judithpuzzuoli
Le 6 janvier, 2014
A 6:38
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