Free yourself

Vivre et grandir au coeur de l'Alaska

 

Fishing day at the river

Kenny Lake, 30 juin

Aujourd’hui, Timothy est gardé par notre amie Kami et nous en profitons pour descendre à la Copper River pêcher le saumon. Nous pouvons y aller à pied depuis la maison, à environ 2H de marche, plein Nord.

Je suis contente que Timothy ne soit pas avec nous, car à peine entrés dans la forêt, nous nous faisons attaquer par des milliers de vampires : des moustiques assoiffés ! Tans que l’on marche, c’est gérable, mais impossible de s’arrêter plus de deux secondes et encore moins de refaire un lacet. Ils attaquent le visage, les mains, tout carré de peau à découvert, rentrent dans le nez, la bouche… un cauchemar éveillé ! Ils peuvent même piquer à travers le pantalon. Je regrette bien vite de ne pas avoir pris mon filet pour la tête et des gants en cuir ! Matt a pris une bombe anti-moustique qu’il vaporise sur ses vêtements. Je n’aime pas beaucoup utiliser ces produits nocifs pour l’homme comme pour l’environnement, mais là notre survie en dépend ! Quand bien même, ça ne marche qu’un temps.  Je cache mes mains tant que je peux mais je tiens la grande canne et doit souvent la décoincer dans les branches en descendant dans l’épaisse végétation qui mène à la rivière. Donc j’ai besoin de mes deux mains. Je ne compte plus les piqûres au visage mais tant que je ne gratte pas, la douleur passe vite. C’est le genre de moustiques tellement assoiffés qui pique aussitôt posé. Pas comme ceux à a maison qui tournicotent un moment. En forêt, ils savent que les opportunités sont rares.

Bref, c’est la mission pour arriver à la rivière, dont une grande partie du chemin se fait dans de la végétation dense à mi-genoux voir aux hanches, sans chemin (piste d’ours souvent). Pas mal de crottes d’ours d’ailleurs mais sèches, alors on cris pour prévenir « Hey bear ! » et on frappe dans nos mains régulièrement. Avec la saison du saumon à son pic, on ne veut pas tomber nez à nez par surprise. J’aime bien cette marche quand même car j’aime m’orienter dans la forêt et là il faut toujours avoir les sens en éveil et bien regarder où on va pour retrouver notre coin de pêche, là où sont cachés nos cannes. Près de l’eau, on suit une ancienne piste d’indiens (les natifs comme on les appelle ici), ensevelie sous la végétation et les arbres morts. Il faut donc zigzaguer pour essayer de retrouver sa trace.

Notre coin de pêche habituel a bien changé. La rivière a mangé les bords sableux et il ne reste presque aucun coin pour marcher près de l’eau et surtout le petit coin de rivière où le courant ralentissait à disparu. Pour pêcher le saumon avec le dipnet (longue canne avec une tête métallique au bout entourée d’un grand filet), il faut un endroit où le courant ralenti, permettant de laisser notre canne dans l’eau sans qu’elle se fasse balayer par le courant. Ces endroits sont assez rares vers ce coin de la rivière. On essaye quand même un peu, le temps de faire un feu pour chasser les moustiques et faire griller des saucisses. C’est tellement à pic sur les flancs que je dois creuse une plateforme pour poser mon feu ! Toujours bredouilles après 1h30, on décide de bouger pour trouver un nouveau coin.

On emmène nos deux cannes. C’est hyper galère de marcher avec dans les bois avec car le filet s’accroche partout dans les branches ! On longe la rivière un bon moment. La progression est lente car il y a tellement de bois morts et d’arbustes… Matt trouve le coin idéal après une heure de recherche. Youpi ! Aussitôt je refais un feu pour chasser les moustiques. Cette fois on est bien installés et il y a de la place pour la longue canne. C’est un jeu de patience. Une fois le filet bien installé au fond de l’eau, bien orienté, il faut « sentir » le saumon entrer dans le filet. Parfois, il but contre la partie métallique et évite le filet.

Des fois, le filet se faire entraîner dans le courant il faut le repositionner. C’est à ce moment là que je découvre un poisson dans mon filet ! Un petit mais je suis contente quand même ! On rigole bien car ça n’est même pas un saumon ! Il y en a des centaines de milliers qui remontent la rivière, mais non, il faut que j’attrape une drôle de bête avec une bouche en forme de ventouse ! Il faudra attendre d’être rentrés pour identifier la bête : un « long nose sucker ». Il mange les invertébrés et autres mollusques et oeufs qui habitent au fond de l’eau. Même pas bon à manger ! Et Matt rate un saumon de peu quelques minutes plus tard.

On resterait bien des heures encore, mais il est déjà 16h et la route est longue. Sur le retour, je trouve un bois d’élan sur le sol, énorme et magnifique. Matt décide de le ramener. Un bout a été croqué par un loup apparemment et ça lui donne du charme. Enfin, le bois pèse bien 15-20kg et ça fait un lourd sac à dos au final ! Les moustiques ne sont pas moins voraces en rentrant et c’est le supplice car je dois attendre Matt qui marche plus lentement que moi avec son sac ! Le dernier kilomètre, il m’autorise à « l’abandonner », (preuve de son amour !) et je m’enfuit aussitôt (limite de mon amour) en courant jusqu’à la maison. Les moustiques sont impitoyables dans cette partie de la forêt. Mon lacet est défait et pas possible de m’arrêter pour le refaire ! Une fois arrivée, c’est le Salut dans la maison !

On est bredouilles pour cette fois, mais on y retournera dans quelques jours… ça se mérite du bon saumon sauvage !

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Par judithpuzzuoli
Le 30 juin, 2014
A 23:59
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Happy Solstice!

Kenny Lake, 25 juin

Toujours bien occupés par ici. Je travaille au Copper Moose Bed & Breakfast, chez mes amis, 2-3 matins par semaine. C’est le job idéal pour moi, à 10 minutes en voiture. Bonne ambiance et on m’offre le petit déjeuner en prime et les restes de quiche, fruits… Et puis je rencontre des touristes sympas et pratique même un peu de français des fois.

Les moustiques sont en plein boum et on peut rarement être en t-shirt hélas. Je n’ai pas encore été me balader dans la forêt depuis mon retour… il faut y aller en courant pour ne pas se faire manger tout cru.

Nous allons pêcher le saumon ce week end, il me tarde! Il ne nous restait que 4 conserves de l’année dernière et quelques filets seulement.

Je continue mes petits bricolage dès que j’ai une minute. Photos à suivre.

ça y est! On mange nos premiers radis. La saison est lente cette année. Il fait assez froid, pas loin de geler certaines nuits!

 

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Par judithpuzzuoli
Le 25 juin, 2014
A 6:44
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Tim s’amuse

Kenny Lake, 19 juin

Il n’y en a plus que pour Tim dans ce blog vous allez dire! C’est un peu vrai! Je ne prend que des photos de lui presque! C’est normal aussi, Tim est devenu mon principal projet de vie, pour quelques années!

Demain je vais me rattraper et s’il fait soleil, prendre de belles photos du jardin où tout pousse à vue d’œil.

Les journées sont bien remplies et on n’a pas le temps de se poser bien longtemps. Quand vient le soir, je n’ai plus l’énergie de me poser derrière l’ordinateur pour écrire!

Quelques nouvelles plus longues bientôt!

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Par judithpuzzuoli
Le 19 juin, 2014
A 7:29
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Le mois des possibles

Juin, le mois où tout est possible ! Le début de l’été, tant attendu tout l’hiver. C’est le mois où l’on fait des plans sur la comète de tous les projets que l’on va accomplir dans l’été, de toutes les balades (rando, parties de pêche, kayak, cueillettes…). La liste est longue et on est plein de motivation. On sait aussi que l’été ne dure qu’un temps, 3 mois, temps pendant lequel on doit s’activer pour faire tous les projets extérieurs qui ne peuvent être fait durant le long hiver (plus de la moitié de l’année !)

Le projet prioritaire est le jardin, on est déjà bien lancé mais c’est surtout au début qu’il demande du temps entre plantation, arrosage et désherbage. Le deuxième projet, c’est l’agrandissement de la maison. On va enfin se lancer pour que Timothy est sa chambre, que nous ayant une salle de bain (yes!), un coin laverie/séchage, une chambre d’amis, et au bout, la véranda ! Si on ne finit pas la véranda, on peut bacher, mais il faudra que le reste soit fini (au moins pour les murs et le toit !) et surtout on veut vraiment que Timothy soit installé !

Comme la scierie locale à fermé l’année dernière, ça veut dire aller chercher ses planches très loin et ça demande un peu d’organisation. Matt a fini les plans et calcule combien il nous faudra de bois. Vivement que l’on débute ! J’ai mis une photo des fondations pour que l’on voit l’avancée au court de l’été.

Voilà pour l’essentiel, mais il y a bien sûr également Juma, mon projet de restauration de voilier, si proche d’être fini et pourtant… J’espère pouvoir m’y consacrer 7 jours entier, à ne rien faire d’autre. Impossible mais qui sait ! Le top serait d’arriver à le mettre sur l’eau cet été, juste une fois, même si l’intérieur n’est pas fini.

Pour les petits projets annexes, il y a pour moi à finir les rangements de la cuisine (tiroirs, poignées bois…), plus continuer d’aménager l’intérieur pour gagner en place, toujours le grand dilemme. Où mettre nos affaires dans un si petit espace !? Le chalet ne mesure que 5x9m. Avec l’arrivée de Timothy, j’ai dû mettre mes affaires au rancart dans le school bus (notre grenier !) mais il me tarde de trouver une place définitive pour mes vêtements et mes livres. Vivre dans un espace réduit oblige à vivre avec peu et à faire du tri souvent. On se rapproche de l’essentiel, et en fait, on se rend compte qu’il faut très peu de choses pour vivre bien. Je souhaite aussi continuer de construire des meubles à la taille de Timothy : chaise, petit évier pour qu’il se lave les mains tout seul, plus les étagères de sa future chambre !

Bref, il y a de quoi faire et au milieu de tout ça, il y a le travail sur le journal, hebdomadaire, et toutes les sorties nature que l’on veut faire pour profiter de cette belle région. Avec les années, je me suis faite une raison: on ne peut pas tout faire d’un coup! L’Alaska apprend la patience et la détermination.

 

 

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Par judithpuzzuoli
Le 9 juin, 2014
A 23:01
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Un bel été qui débute

Kenny Lake, 9 juin

Voilà une semaine que nous sommes rentrés avec Timothy. Le temps passe vite, même avec ces longues journées. Timothy était souvent réveillés entre 4h-5h ces jours-ci, en partie à cause du décalage horaire mais aussi à cause du soleil déjà haut de très bonne heure. Vers 4h du matin, on a l’impression qu’il est 8-9h. Il arrive aussi à sortir de son lit tout seul et nous avons donc dû revoir l’installation pour ne pas qu’il se fasse mal. Il dort maintenant sur un matelas directement sur le sol, au pied de notre lit. Ça semble bien fonctionner même si au coucher ça lui arrive de venir voir ce que l’on fait en bas depuis l’ouverture de la mezzanine, sur notre lit. Il s’y endort et on doit le remettre dans son lit en allant se coucher.

Matt a bien bossé sur le jardin en notre absence. Les semis sont en terre et il reste encore à transplanter quelques plateaux de brocolis et d’herbes aromatiques. La bonne surprise est que les fraisiers on survécu à l’hiver, pour la première fois ! Pas besoin de replanter et il semble même bien vigoureux et plein de fleurs ! A nous les bonnes fraises, les glaces fraises/rhubarbe, les confitures…Quel luxe ! C’est vraiment le seul fruit qui pousse bien en Alaska et est facile à cueillir ! En août il y aura des myrtilles mais elles ne poussent pas dans le jardin !

Les animaux vont bien. Les chiens se prélassent tout le jour, les poules gambadent dans leur nouvel enclos (l’ancien n’ayant plus rien qui pousse pour un moment). Timothy ramasse 4-5 œufs par jour (avec 5 poules), plus que l’on ne peut en manger! On en donne dès que quelqu’un en veut!

Les moustiques sont de retour aussi, moins marrants, mais il faut bien faire avec. On passe notre temps à en écrase, on ne s’en rend plus compte. Ils nous ralentissent un peu au jardin, car quand il n’y a pas de soleil ou que le vent ne souffle pas, ils sont insupportables, à rentrer dans la bouche, le nez, volant par nuée tout autour de nous. On doit faire des pauses régulières pour ne pas péter un plomb, car même bien couverts, ils piquent à travers le pantalon et trouvent le moindre carré de peau sans vêtements. Timothy a les joues couvertes de piqûres qu’il ne gratte pas, heureusement.

Quand il fait soleil, notre petite clairière est un petit paradis où le chant des oiseaux résonne tout autour de nous. Partout où mon regard se pose, je vois quelque chose à faire et le plus dur est de s’y mettre par priorité. Les journées sont très longues mais on ne peut pas bosser tout le temps ! Notre mode de vie nous permet de gérer notre emploi du temps de A à Z, une grande liberté mais ça demande aussi de se motiver soi-même et de s’organiser pour que les choses avancent. On fait tout nous-même et il n’y a personne derrière nous pour nous dire quoi et comment faire.

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Par judithpuzzuoli
Le
A 6:02
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En vacances!

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Kenny Lake, 8 juin

Hello tout le monde!

Excusez cette longue absence, nous revenons en Alaska après un mois de tribulations entre l’Illinois (chez la famille de Matt) et la France.

Un mois bien déconnectée de l’ordi pour profiter à fond de la famille et des amis. Nos trois semaines en France avec Timothy seront très vite passées et comme toujours le temps nous manquait pour aller rendre visite à tout le monde. C’était bon d’être chez les parents et de se faire couver, comme au bon vieux temps.

J’ai fait ma cure de fromages, yogourts, charcuterie, bon pain, chocolats, gâteaux et biscuits bien de chez nous… Et de tous les petits plats mijotés par les parents… J’en ai ramené presque autant dans la valise qui contenait plus de produits du terroir que de vêtements.

Timothy en a bien profité chez ses grands parents (côté Lorenz et Puzzuoli) et rencontré plein de nouveaux amis, petits et grands, entre les cousins, amis et leurs enfants. Il a même prononcé ses premiers mots en France et commence à répéter tout un tas de mots aussi bien en français qu’en anglais.

Matt a trouvé le temps long sans nous et cela fait du bien de se retrouver et d’arriver pour le début de l’été par ici. Il y a tant à faire pour la saison qu’il faut que je fasse un programme par semaine. Comme chaque été, on ne va pas chômer côté travaux et projets en tout genre! Photos à suivre…

 

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Par judithpuzzuoli
Le 8 juin, 2014
A 22:47
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